Rappel :
Le jeudi 15 octobre 2009
Université Paris 8, Bâtiment D, salle 143
Quelle Europe de la connaissance ?
Journée d'étude du séminaire "Diversité des langues et poétique de l'histoire"
organisée par Le Texte étranger (Université Paris 8 - resp. Claire Joubert) et TRANSITIONS (CRNS/NYU - resp. Emilienne Baneth-Nouailhetas), en collaboration avec Polart - poétique et politique de l'art
Programme :
10h. Présentation
10h.30. Yves Abrioux (Université Paris 8) - Adam Smith : la littérature et la démocratie d'opinion
11h.30. Jürgen Trabant (Freie Universität, Berlin) - « Rester toujours dans la recherche » : Humboldt, université, langage
12h.30. Gérard Dessons (Université Paris 8) - Qu'est-ce qu'un vocabulaire ?
pause déjeuner
15h. Barbara Cassin (CNRS) - Pluralité et relativisme : quelques remarques pour une Europe à partir de Hannah Arendt
16h-18h. Table ronde, présentée par Emilienne Baneth-Nouailhetas et Claire Joubert : Quelle Europe de la connaissance ?
Le séminaire Diversité des langues et poétique de l'histoire associe Le Texte étranger, groupe de la recherche en littérature anglaise (composante de l'UPRES/EA 1569 - Transferts critiques et dynamique des savoirs, domaine anglophone, Université Paris 8) et TRANSITIONS, Centre de recherche international en sciences humaines (UMI 3199, CNRS/NYU). Ce séminaire commun
cherche à explorer les points névralgiques à l'intersection de leurs démarches respectives : émergences de l'étranger dans le texte anglophone ; effets de multilinguisme et feuilletage de l'histoire coloniale et postcoloniale ; le littéraire comme travail historique de l'altérité dans
les langues ; poétique et politique de la culture ; politique des sciences de la culture en contexte de postcolonialité et de mondialisation.
Cette journée d'étude conclut le programme 2007-2009 du séminaire : « Quelle 'société de la connaissance' ? Vocabulaire et institution/s », dont l'argumentaire développé est en ligne :
http://polartnet.free.fr/textes/chantiers_polart/Seminaire_Diversite_des_langues_2007.pdf
Il s'agissait retourner le cadre proposé par la politique européenne dans le contexte de compétition mondiale du capitalisme cognitif (concentrée dans la « stratégie de Lisbonne » de l'Union Européenne) sur son envers : à la perspective d'une « société »/économie de « la connaissance », renvoyer la question des savoirs sur la société. Tenter de rouvrir, et de maintenir ouverte, la question de savoir quelle société est produite par quelle connaissance : quelle démocratie, quels internationalismes, par quelles pratiques et quelles institutions disciplinaires, intellectuelles, culturelles.
Les nouvelles mobilisations universitaires de l'année 2009-2010 ont donné à ces travaux une pertinence très particulière, et ont construit un contexte de réflexion dont va pouvoir bénéficier cette journée de conclusion : contexte qui s'est effectivement largement ouvert, au cours des débats sur les réformes de l'université, sur la nature de la jointure entre épistémologique et institutionnel ; savoir et pouvoir.
Ce sont ces enjeux de politique des savoirs contemporains sur les cultures que nous voulons approfondir ici dans l'épaisseur historique de certaines de leurs lignes généalogiques : les figures de Adam Smith, Wilhelm von Humboldt, Hannah Arendt (et Google) et Emile Benveniste, mises au programme de la journée d'étude, permettent de réfléchir aux rapports entre savoirs du
langage et de la culture (rhétorique, philologie, linguistique), démocratie libérale et néolibéralisme, et constitution culturelle historique de l'Europe.
En ce sens, la journée inaugure aussi le programme 2009-2011 du séminaire : « Le 'postcolonial' comparé : anglophonie, francophonie » - où il s'agira de construire un comparatisme qui permette de mettre en relief les tensions et les enjeux des pensées contemporaines du rapport international en contexte de mondialisation. La visée sera de tenir bien visible ce champ de
question - question du rapport entre culture et (géo)politique ; savoir et pouvoir - comme champ de luttes et d'histoire.
Pour articuler les deux programmes, nous avons prévu la prémière séance du séminaire 2009-2011 le lendemain de la journée d'étude : vendredi 16 octobre, 10h-13h, Université Paris 8, Bâtiment D, salle D301.
Les précisions du programme seront annoncées en ligne ultérieurement.
(Pour tout renseignement complémentaire : claire.joubert@univ-paris8.fr)
Affichage des articles dont le libellé est politique de la recherche. Afficher tous les articles
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05 octobre 2009
28 avril 2009
Colloque "Les universités au temps de la mondialisation"
Un colloque international se tiendra du 11 au 14 mai à Paris 8, dans le cadre des manifestations marquant le 40ème anniversaire de la création de l'université, alors "Centre Universitaire Expérimental".
Le thème - en coïncidence avec les enjeux actuels des mobilisations universitaires - est : "Les universités au temps de la mondialisation/globalisation et de la compétition pour l'excellence". L'argumentaire du colloque, et le programme détaillé, sont consultables sur le site : http://www.univ-paris8.fr/colloque-mai/
Sur le même site sont téléchargeables trois "textes de travail" :
. Alain Bertho : Nous autres, nous mêmes
. Philip Lewis : Remarques sur le modèle américain
. Mary Nolan : " Introduction : Une université leadership au 21° siècle ? " Texte publié dans le volume University Against Itself. The NYU Strike and the Future of the Academic Workplace.
Edited by Monika Krause, Mary Nolan, Michael Palm & Andrew Ross, Temple University Press, Philadelphia.
Le thème - en coïncidence avec les enjeux actuels des mobilisations universitaires - est : "Les universités au temps de la mondialisation/globalisation et de la compétition pour l'excellence". L'argumentaire du colloque, et le programme détaillé, sont consultables sur le site : http://www.univ-paris8.fr/colloque-mai/
Sur le même site sont téléchargeables trois "textes de travail" :
. Alain Bertho : Nous autres, nous mêmes
. Philip Lewis : Remarques sur le modèle américain
. Mary Nolan : " Introduction : Une université leadership au 21° siècle ? " Texte publié dans le volume University Against Itself. The NYU Strike and the Future of the Academic Workplace.
Edited by Monika Krause, Mary Nolan, Michael Palm & Andrew Ross, Temple University Press, Philadelphia.
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23 avril 2009
Mobilisation Paris 8 : débat le 27 avril
Dans le cadre des séances de mobilisation, le département de science politique vous invite à venir débattre sur :
Les médias et le mouvement social dans l'enseignement et la recherche
Avec la participation de Sylvestre Huet de Libération et de Jade Lindgaard de Mediapart
Lundi 27 avril à 15h en Amphi B2
Les médias et le mouvement social dans l'enseignement et la recherche
Avec la participation de Sylvestre Huet de Libération et de Jade Lindgaard de Mediapart
Lundi 27 avril à 15h en Amphi B2
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13 mars 2009
Université en lutte - doctorants
je transmets :
AG DES DOCTORANT-E-S
Les doctorant-e-s et docteur-e-s non titulaires réunis le mardi 10 mars 2009 à Nanterre, appellent conjointement avec les collectifs de Lyon et de Rouen, à la tenue de la 1ère coordination nationale des doctorant-e-s et docteur-e-s le vendredi 20 mars 2009, dès 11h à l’Université Paris 8 (amphi Bât. D)
En vue de cette coordination nationale, ils appellent à l’organisation d’AG locales de doctorant-e-s et docteur-e-s non titulaires, pour se prononcer sur les points suivants :
> Augmentation du nombre d'allocations de recherche
> Instauration d'une grille de salaires ; égalité salariale entre doctorant-e-s
> Mise en place du principe d'allocation de fin de thèse
> La question des postes d'ATER
> Des infrastructures et des bureaux pour tou-te-s dans les laboratoires
> Reconnaissance des années de thèse comme années d'ancienneté professionnelle
> Embauche des docteur-e-s à bac+8 et non à bac+5 comme c'est actuellement le cas dans le privé
> Prise en compte officielle de la durée effective des thèses, en particulier pour celles qui durent plus de 6 ans
> Doctorant-e-s français et étrangers : égalité des droits ; une carte d'étudiant-e = un titre de séjour
> Refus du pilotage de la recherche par l'industrie, les intérêts privés et l'Etat
> Questionnement démocratique sur les grandes orientations de la recherche
> Pas d'obligation des doctorant-e-s sans obligation pour ceux qui les encadrent (possibilité de
suppression de la HDR pour les directeurs et directrices incompétent-e-s)
> Remise en question des relations entre universités, grandes écoles et classes préparatoires
> Retrait du projet de masterisation et de la LRU
Nous vous invitons à nous retourner les textes qui émaneront des différentes AG locales à l’adresse suivante : coord.doctorants@gmail.com.
Vous êtes invité-e-s à nous rejoindre lors de la prochaine AG qui se tiendra à l’université Paris 7
site Paris Rive Gauche, métro 14 Bibliothèque, bâtiment de la Halle aux farines, amphi 1 A le mardi 17 mars 2009 à 17 heures.
.......
COLLECTIF Pour l’Abolition de la Précarité
dans l’Enseignement Supérieur,
la Recherche et Ailleurs
AG DES DOCTORANT-E-S
Les doctorant-e-s et docteur-e-s non titulaires réunis le mardi 10 mars 2009 à Nanterre, appellent conjointement avec les collectifs de Lyon et de Rouen, à la tenue de la 1ère coordination nationale des doctorant-e-s et docteur-e-s le vendredi 20 mars 2009, dès 11h à l’Université Paris 8 (amphi Bât. D)
En vue de cette coordination nationale, ils appellent à l’organisation d’AG locales de doctorant-e-s et docteur-e-s non titulaires, pour se prononcer sur les points suivants :
> Augmentation du nombre d'allocations de recherche
> Instauration d'une grille de salaires ; égalité salariale entre doctorant-e-s
> Mise en place du principe d'allocation de fin de thèse
> La question des postes d'ATER
> Des infrastructures et des bureaux pour tou-te-s dans les laboratoires
> Reconnaissance des années de thèse comme années d'ancienneté professionnelle
> Embauche des docteur-e-s à bac+8 et non à bac+5 comme c'est actuellement le cas dans le privé
> Prise en compte officielle de la durée effective des thèses, en particulier pour celles qui durent plus de 6 ans
> Doctorant-e-s français et étrangers : égalité des droits ; une carte d'étudiant-e = un titre de séjour
> Refus du pilotage de la recherche par l'industrie, les intérêts privés et l'Etat
> Questionnement démocratique sur les grandes orientations de la recherche
> Pas d'obligation des doctorant-e-s sans obligation pour ceux qui les encadrent (possibilité de
suppression de la HDR pour les directeurs et directrices incompétent-e-s)
> Remise en question des relations entre universités, grandes écoles et classes préparatoires
> Retrait du projet de masterisation et de la LRU
Nous vous invitons à nous retourner les textes qui émaneront des différentes AG locales à l’adresse suivante : coord.doctorants@gmail.com.
Vous êtes invité-e-s à nous rejoindre lors de la prochaine AG qui se tiendra à l’université Paris 7
site Paris Rive Gauche, métro 14 Bibliothèque, bâtiment de la Halle aux farines, amphi 1 A le mardi 17 mars 2009 à 17 heures.
.......
COLLECTIF Pour l’Abolition de la Précarité
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05 février 2009
Université en lutte : motions de la coordinationa nationale
Motions votées par la Coordination Nationale des Universités réunie en Sorbonne (Amphi Richelieu) le 2 février 2009
196 délégués présents ; 313 participants présents en Assemblée Générale
======
Motion n°1
Comme celle du 22 janvier 2009, la Coordination Nationale réunie le 2 février 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d’emplois.
Elle exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche. Elle soutient les mobilisations en cours.
Elle constate que les Ministères n’ont, à ce jour, pas retiré :
- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
- la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants des premier et second degrés.
En conséquence, la Coordination Nationale appelle l’ensemble des universités à rejoindre le mouvement de grève totale, reconductible, illimitée, déjà engagée dans certaines universités.
Le 2 février 2009, l’Université et la Recherche s’arrêtent.
Votée à l’unanimité moins 2 abstentions
======
Motion n°2
La Coordination Nationale du 2 février appelle toute la communauté universitaire et le monde de la recherche (enseignants, chercheurs, étudiants, ITA, personnels administratifs, techniques et de bibliothèque, ainsi que les contractuels et vacataires) à entrer dans une lutte active. Elle appelle la communauté universitaire et le monde de la recherche à :
- une journée nationale de manifestations et d’actions le jeudi 5 février ;
- une manifestation nationale qui mène au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (1 rue Descartes, Paris), le mardi 10 février ;
- une cérémonie nationale de non remise des maquettes de Masters le vendredi 13 février devant le Ministère et les rectorats ;
- boycotter les expertises pour l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) et l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) ;
- faire cours en dehors des cadres habituels ;
- appeler les organisations syndicales et intersyndicales à faire le lien avec le primaire et le secondaire ;
- imaginer toute forme d’action et de lutte qui alerterait collègues et citoyens sur le démantèlement du service public d’éducation et de la recherche.
Elle encourage chaque université à élire, pour la Coordination, trois représentants enseignants-chercheurs/enseignants/chercheurs, un représentant BIATOSS et un représentant étudiant (5 personnes maximum).
Votée à l’unanimité moins 2 abstentions
=========
Motion n°3
Depuis près de deux ans, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a décidé et fait voter à la hussarde une série de « réformes » sans aucune négociation :
- la loi LRU ;
- la transformation radicale des organismes de recherche en agences de moyens ;
- le pilotage, par le pouvoir politique, de la Recherche et de l’Université ;
- la remise en cause des statuts nationaux ;
- le démantèlement des concours nationaux de recrutement des enseignants des premier et second degrés, et le projet de « mastérisation » de la formation des enseignants ;
- le projet de contrat doctoral.
Parallèlement, le Ministère a supprimé 1090 postes et développé la précarité des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des personnels administratifs, techniques et de bibliothèque.
Pour mettre fin à cet autoritarisme, la Coordination Nationale des Universités réunie le 2 février 2009 exige :
- le retrait du projet de décret sur les statuts des enseignants-chercheurs, et la restauration des cadres nationaux des diplômes et des statuts ;
- le retrait de la « réforme » de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés ;
- l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche et de la fonction publique en général ;
- le retrait du contrat doctoral ;
- la restitution des postes supprimés et la résorption de la précarité chez les enseignants, les chercheurs, les BIATOSS et ITA par un plan pluriannuel de création de postes ;
- la titularisation des personnels contractuels.
La Coordination Nationale constate que toutes ces contre-réformes résultent de la loi LRU. En conséquence, elle demande en urgence que la communauté universitaire et le monde de la recherche soient consultés sur une nouvelle loi garantissant démocratie, collégialité, indépendance et liberté, car l’Université n’est pas une entreprise et le Savoir n’est pas une marchandise.
Votée à l’unanimité moins 1 contre et 4 abstentions
196 délégués présents ; 313 participants présents en Assemblée Générale
======
Motion n°1
Comme celle du 22 janvier 2009, la Coordination Nationale réunie le 2 février 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d’emplois.
Elle exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche. Elle soutient les mobilisations en cours.
Elle constate que les Ministères n’ont, à ce jour, pas retiré :
- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
- la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants des premier et second degrés.
En conséquence, la Coordination Nationale appelle l’ensemble des universités à rejoindre le mouvement de grève totale, reconductible, illimitée, déjà engagée dans certaines universités.
Le 2 février 2009, l’Université et la Recherche s’arrêtent.
Votée à l’unanimité moins 2 abstentions
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Motion n°2
La Coordination Nationale du 2 février appelle toute la communauté universitaire et le monde de la recherche (enseignants, chercheurs, étudiants, ITA, personnels administratifs, techniques et de bibliothèque, ainsi que les contractuels et vacataires) à entrer dans une lutte active. Elle appelle la communauté universitaire et le monde de la recherche à :
- une journée nationale de manifestations et d’actions le jeudi 5 février ;
- une manifestation nationale qui mène au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (1 rue Descartes, Paris), le mardi 10 février ;
- une cérémonie nationale de non remise des maquettes de Masters le vendredi 13 février devant le Ministère et les rectorats ;
- boycotter les expertises pour l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR) et l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) ;
- faire cours en dehors des cadres habituels ;
- appeler les organisations syndicales et intersyndicales à faire le lien avec le primaire et le secondaire ;
- imaginer toute forme d’action et de lutte qui alerterait collègues et citoyens sur le démantèlement du service public d’éducation et de la recherche.
Elle encourage chaque université à élire, pour la Coordination, trois représentants enseignants-chercheurs/enseignants/chercheurs, un représentant BIATOSS et un représentant étudiant (5 personnes maximum).
Votée à l’unanimité moins 2 abstentions
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Motion n°3
Depuis près de deux ans, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a décidé et fait voter à la hussarde une série de « réformes » sans aucune négociation :
- la loi LRU ;
- la transformation radicale des organismes de recherche en agences de moyens ;
- le pilotage, par le pouvoir politique, de la Recherche et de l’Université ;
- la remise en cause des statuts nationaux ;
- le démantèlement des concours nationaux de recrutement des enseignants des premier et second degrés, et le projet de « mastérisation » de la formation des enseignants ;
- le projet de contrat doctoral.
Parallèlement, le Ministère a supprimé 1090 postes et développé la précarité des enseignants-chercheurs, des chercheurs et des personnels administratifs, techniques et de bibliothèque.
Pour mettre fin à cet autoritarisme, la Coordination Nationale des Universités réunie le 2 février 2009 exige :
- le retrait du projet de décret sur les statuts des enseignants-chercheurs, et la restauration des cadres nationaux des diplômes et des statuts ;
- le retrait de la « réforme » de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés ;
- l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche et de la fonction publique en général ;
- le retrait du contrat doctoral ;
- la restitution des postes supprimés et la résorption de la précarité chez les enseignants, les chercheurs, les BIATOSS et ITA par un plan pluriannuel de création de postes ;
- la titularisation des personnels contractuels.
La Coordination Nationale constate que toutes ces contre-réformes résultent de la loi LRU. En conséquence, elle demande en urgence que la communauté universitaire et le monde de la recherche soient consultés sur une nouvelle loi garantissant démocratie, collégialité, indépendance et liberté, car l’Université n’est pas une entreprise et le Savoir n’est pas une marchandise.
Votée à l’unanimité moins 1 contre et 4 abstentions
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16 mai 2008
Academic pride : mobilisation des chercheurs le 27 mai
Nouvelle forme de mobilisation pour la recherche, pour l'enseignement supérieur, pour l'enseignement tout court (puisque la solidarité de l'ensemble des problèmes est enfin bien mise en lumière par les mobilisations récentes au niveau du lycée, du secondaire dans son ensemble, et du primaire), et pour une politique nationale de savoir public : la marche de l'Academic Pride, "la marche de tous les savoirs", aura lieu dans toutes les villes de France le mardi 27 mai.
Pour les parisiens, le départ aura lieu à 14h30 devant la Maison des Sciences de l’Homme (54 bd Raspail), "parce que les sciences humaines et sociales, qui apportent un regard critique et distancié sur notre monde sont parmi les sciences les plus menacées".
Petite dramatisation : "Nous nous dirigerons vers le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, d’où nous repartirons à reculons, pour dire combien les politiques actuellement menées sont régressives. Nous finirons notre marche à Jussieu, université emblématique de cette science fondamentale aujourd’hui menacée par un utilitarisme à courte vue."
Je retranscris le texte de l'appel national :
Pour justifier les choix idéologiques qu’il impose à la recherche et à l’enseignement supérieur, au mépris des réformes proposées depuis plusieurs années par de très nombreux scientifiques, le gouvernement laisse penser que nos résultats seraient mauvais. A l’appui, il utilise diverses échelles de mesure comme le fameux classement de l’université de Shanghaï, alors même que le vice-président de cette université reconnaît que le classement « ne rend pas justice aux universités françaises ou allemandes car elles ont un système qui diffère complètement ». D’autres indicateurs, comme le nombre d’articles publiés par euro dépensé en R&D, placent la France loin devant les USA ou le Japon, mais sont délibérément oubliés. Le gouvernement peut ainsi justifier le remplacement des dynamiques de collaboration et d’engagement de long terme (qui sont fondamentalement nécessaires à la production de connaissances) par des mécanismes de concurrence privilégiant le court-terme et le pilotage gouvernemental : remplacement des crédits de base des laboratoires par des crédits sur projets courts, augmentation du nombre de jeunes chercheurs sur CDD sans création d’emplois stables (sans qu’aucune étude scientifique n’ait jamais démontré que la précarité jusqu’à 40 ans améliore la productivité des chercheurs), politique de primes au lieu des augmentations salariales (un chercheur débute à 1 700 euros nets par mois), probable augmentation en moyenne du service d’enseignement des enseignants-chercheurs, découpe des organismes de recherche en Instituts, etc...
Les chercheurs en ont assez que le Ministère leur assène ces contre-vérités qui témoignent d’une profonde méconnaissance de la logique scientifique et d’une volonté de contrôle par les politiques sur la communauté scientifique. Dans un contexte de pauvreté relative de la recherche par rapport à d’autres pays (que ce soit en terme de financements des laboratoires que des niveaux de salaires, et ce malgré l’augmentation du budget, totalement trustée par la création de l’ANR), ils sont fiers de leurs recherches, de leurs découvertes, des savoirs qu’ils ont produit, des plus discrètes jusqu’aux plus visibles, qui obtiennent des récompenses internationales (Médaille Fields en 2006 ou le prix Nobel en 2007) et qui consacrent le travail de très longue haleine mené par des équipes. Oui, notre valeur scientifique est reconnue comme en atteste, par exemple, l’attrait du CNRS qui recrute 22% d’étrangers parmi ses jeunes chercheurs.
Surtout, pour produire du savoir et le transmettre, ces métiers de la connaissance fonctionnent fondamentalement et historiquement sur d’autres valeurs qui sont bafouées par ce gouvernement actuel : indépendance du savoir par rapport aux différents pouvoirs (politique, économique...) et groupes de pression ; reconnaissance de la valeur propre du savoir en soi, de sa production et de sa transmission, au delà de toute utilité marchande ; supériorité de la coopération sur la concurrence pour la production de ce bien public qu’est le savoir scientifique (comme en témoignent les effets désastreux de la course aux brevets).
Le gouvernement actuel joue à « l’apprenti-sorcier » en cassant le système existant sans maîtriser toutes les conséquences à court et à long terme. Les différentes réformes présentées comme « techniques » que nous venons de vivre depuis trois ans (ANR, AERES, LRU), sans qu’un plan d’ensemble ait été clairement annoncé (bien qu’il soit facile à lire entre les lignes), nous amènent à vivre dans un climat d’incertitude profondément déstabilisant au quotidien pour les équipes de recherche, et particulièrement délétère pour les jeunes chercheurs et les doctorants qui renoncent de plus en plus à s’engager dans des carrières scientifiques.
Pour affirmer leur fierté des valeurs qui font nos métiers, et demander des réformes qui respectent leurs propositions des Etats-Généraux de Grenoble, construites il y a près de quatre ans, SLR appelle tous les personnels et les usagers de l’enseignement supérieur et de la recherche à marcher le 27 mai 2008 dans toutes les villes de France.
Pour les parisiens, le départ aura lieu à 14h30 devant la Maison des Sciences de l’Homme (54 bd Raspail), "parce que les sciences humaines et sociales, qui apportent un regard critique et distancié sur notre monde sont parmi les sciences les plus menacées".
Petite dramatisation : "Nous nous dirigerons vers le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, d’où nous repartirons à reculons, pour dire combien les politiques actuellement menées sont régressives. Nous finirons notre marche à Jussieu, université emblématique de cette science fondamentale aujourd’hui menacée par un utilitarisme à courte vue."
Je retranscris le texte de l'appel national :
Pour justifier les choix idéologiques qu’il impose à la recherche et à l’enseignement supérieur, au mépris des réformes proposées depuis plusieurs années par de très nombreux scientifiques, le gouvernement laisse penser que nos résultats seraient mauvais. A l’appui, il utilise diverses échelles de mesure comme le fameux classement de l’université de Shanghaï, alors même que le vice-président de cette université reconnaît que le classement « ne rend pas justice aux universités françaises ou allemandes car elles ont un système qui diffère complètement ». D’autres indicateurs, comme le nombre d’articles publiés par euro dépensé en R&D, placent la France loin devant les USA ou le Japon, mais sont délibérément oubliés. Le gouvernement peut ainsi justifier le remplacement des dynamiques de collaboration et d’engagement de long terme (qui sont fondamentalement nécessaires à la production de connaissances) par des mécanismes de concurrence privilégiant le court-terme et le pilotage gouvernemental : remplacement des crédits de base des laboratoires par des crédits sur projets courts, augmentation du nombre de jeunes chercheurs sur CDD sans création d’emplois stables (sans qu’aucune étude scientifique n’ait jamais démontré que la précarité jusqu’à 40 ans améliore la productivité des chercheurs), politique de primes au lieu des augmentations salariales (un chercheur débute à 1 700 euros nets par mois), probable augmentation en moyenne du service d’enseignement des enseignants-chercheurs, découpe des organismes de recherche en Instituts, etc...
Les chercheurs en ont assez que le Ministère leur assène ces contre-vérités qui témoignent d’une profonde méconnaissance de la logique scientifique et d’une volonté de contrôle par les politiques sur la communauté scientifique. Dans un contexte de pauvreté relative de la recherche par rapport à d’autres pays (que ce soit en terme de financements des laboratoires que des niveaux de salaires, et ce malgré l’augmentation du budget, totalement trustée par la création de l’ANR), ils sont fiers de leurs recherches, de leurs découvertes, des savoirs qu’ils ont produit, des plus discrètes jusqu’aux plus visibles, qui obtiennent des récompenses internationales (Médaille Fields en 2006 ou le prix Nobel en 2007) et qui consacrent le travail de très longue haleine mené par des équipes. Oui, notre valeur scientifique est reconnue comme en atteste, par exemple, l’attrait du CNRS qui recrute 22% d’étrangers parmi ses jeunes chercheurs.
Surtout, pour produire du savoir et le transmettre, ces métiers de la connaissance fonctionnent fondamentalement et historiquement sur d’autres valeurs qui sont bafouées par ce gouvernement actuel : indépendance du savoir par rapport aux différents pouvoirs (politique, économique...) et groupes de pression ; reconnaissance de la valeur propre du savoir en soi, de sa production et de sa transmission, au delà de toute utilité marchande ; supériorité de la coopération sur la concurrence pour la production de ce bien public qu’est le savoir scientifique (comme en témoignent les effets désastreux de la course aux brevets).
Le gouvernement actuel joue à « l’apprenti-sorcier » en cassant le système existant sans maîtriser toutes les conséquences à court et à long terme. Les différentes réformes présentées comme « techniques » que nous venons de vivre depuis trois ans (ANR, AERES, LRU), sans qu’un plan d’ensemble ait été clairement annoncé (bien qu’il soit facile à lire entre les lignes), nous amènent à vivre dans un climat d’incertitude profondément déstabilisant au quotidien pour les équipes de recherche, et particulièrement délétère pour les jeunes chercheurs et les doctorants qui renoncent de plus en plus à s’engager dans des carrières scientifiques.
Pour affirmer leur fierté des valeurs qui font nos métiers, et demander des réformes qui respectent leurs propositions des Etats-Généraux de Grenoble, construites il y a près de quatre ans, SLR appelle tous les personnels et les usagers de l’enseignement supérieur et de la recherche à marcher le 27 mai 2008 dans toutes les villes de France.
08 janvier 2008
Les Forums de Paris 8
Dans le cadre de la mobilisation contre la loi LRU, Paris 8 ouvre un nouvel espace de discussion sur la situation actuelle de l'université et de la recherche. Je vous communique le texte de présentation :
LES FORUMS DE PARIS VIII:
UNIVERSITÉ EN LUTTE CONTRE LA LRU
LA PENSÉE EN MOUVEMENT !
L'université Paris 8 Vincennes-Saint Denis vous invite à une série d'ateliers-débats avec des chercheurs, artistes, réalisateurs, écrivains français et internationaux qui viennent soutenir le mouvement. Ces forums marquent notre opposition aux réformes actuelles et repenseront la place de l'université dans la société.
Venez participer aux débats, avec:
Susan George, le lundi 14 janvier, 14h, Amphi X.
Luc Boltanski, le mercredi 16 janvier, 10h, Amphi X.
Seront aussi présents dans les prochaines semaines, entre autres : Tariq Ali, Mickaël Löwy, Judith Butler, Christophe Charles, Brian Holmes, Ignacio Ramonet, Loïc Wacquant.
information : universiteparis8engreveactive.org.
LES FORUMS DE PARIS VIII:
UNIVERSITÉ EN LUTTE CONTRE LA LRU
LA PENSÉE EN MOUVEMENT !
L'université Paris 8 Vincennes-Saint Denis vous invite à une série d'ateliers-débats avec des chercheurs, artistes, réalisateurs, écrivains français et internationaux qui viennent soutenir le mouvement. Ces forums marquent notre opposition aux réformes actuelles et repenseront la place de l'université dans la société.
Venez participer aux débats, avec:
Susan George, le lundi 14 janvier, 14h, Amphi X.
Luc Boltanski, le mercredi 16 janvier, 10h, Amphi X.
Seront aussi présents dans les prochaines semaines, entre autres : Tariq Ali, Mickaël Löwy, Judith Butler, Christophe Charles, Brian Holmes, Ignacio Ramonet, Loïc Wacquant.
information : universiteparis8engreveactive.org.
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28 novembre 2007
Conférence-débat sur la loi LRU - 5 déc, 15h
A l'initiative de la présidence de Paris 8 :
Conférence-débat à Paris 8 - « La loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités » (LRU)
Mercredi 5 décembre 2007, à 15h00 (Amphi D)
Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis
2, rue de la Liberté – SAINT-DENIS
Le Président de l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis, Pascal BINCZAK, a le plaisir de vous inviter le 5 décembre, de 15h00 à 18h00, à une conférence-débat sur la loi dite LRU, relative aux libertés et responsabilités des universités.
Cette rencontre ouverte au public a pour but de débattre des orientations d’une loi envers laquelle la communauté universitaire exprime depuis quelques semaines une hostilité croissante.
La conférence-débat proposée par l’Université Paris 8 sera l’occasion d’évoquer les nécessaires transformations de l’université et de conduire une véritable analyse, minutieuse et contradictoire, sur les différents aspects de la loi qui suscitent interrogations et inquiétudes : gouvernance de l’université, engagement de l’Etat, gestion des ressources humaines, avenir de la recherche et des filières de formation supérieure, etc.
Entre autres intervenants :
Bertrand Monthubert, Président de l’association Sauvons la Recherche !
Jean FABBRI, Secrétaire Général du SNESUP-FSU
Jacqueline HEINEN, Présidente de la CP-CNU
Christophe CHARLE, Président de l’ARESER
Claude CONDE, Président de l’Université de Besançon Franche-Comté
Contact : Mariannick SEROT
01 49 40 66 85 / mariannick.serot@univ-paris8.fr
Conférence-débat à Paris 8 - « La loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités » (LRU)
Mercredi 5 décembre 2007, à 15h00 (Amphi D)
Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis
2, rue de la Liberté – SAINT-DENIS
Le Président de l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis, Pascal BINCZAK, a le plaisir de vous inviter le 5 décembre, de 15h00 à 18h00, à une conférence-débat sur la loi dite LRU, relative aux libertés et responsabilités des universités.
Cette rencontre ouverte au public a pour but de débattre des orientations d’une loi envers laquelle la communauté universitaire exprime depuis quelques semaines une hostilité croissante.
La conférence-débat proposée par l’Université Paris 8 sera l’occasion d’évoquer les nécessaires transformations de l’université et de conduire une véritable analyse, minutieuse et contradictoire, sur les différents aspects de la loi qui suscitent interrogations et inquiétudes : gouvernance de l’université, engagement de l’Etat, gestion des ressources humaines, avenir de la recherche et des filières de formation supérieure, etc.
Entre autres intervenants :
Bertrand Monthubert, Président de l’association Sauvons la Recherche !
Jean FABBRI, Secrétaire Général du SNESUP-FSU
Jacqueline HEINEN, Présidente de la CP-CNU
Christophe CHARLE, Président de l’ARESER
Claude CONDE, Président de l’Université de Besançon Franche-Comté
Contact : Mariannick SEROT
01 49 40 66 85 / mariannick.serot@univ-paris8.fr
27 novembre 2007
Journée "Université critique" - 1er déc., Paris 8
Programme de la journée « Université critique pour tous » Paris VIII Vincennes St Denis
1er décembre 2007 :
Dans le cadre de la mobilisation pour l’abrogation de la loi dite « Libertés et Responsabilités des Universités » et afin de favoriser l’implication des personnels universitaires dans celle-ci, les initiateurs de « l’Appel de Paris 8 » contre la LRU, - pétition qui à la date du 26 novembre a déjà recueilli plus de 500 signatures-, organisent une journée « Université critique pour tous » le samedi 1er décembre 2007, à :
Université Paris 8 - Métro Saint-Denis Université (ligne 13)Amphithéâtre D (bâtiment D)
Cette journée de réflexion et de mobilisation a vocation à aller plus loin que la seule critique de la LRU et à commencer à envisager des réformes alternatives. Elle s’organisera autour de courtes interventions de 20 minutes qui donneront lieu ensuite à des débats.
9h30-13h La révolution managériale des universités en Europe
- La politique universitaire européenneRoser Cusso, maître de conférences en sociologie, Paris 8
- Le financement des universitésFrédéric Boccara, économiste, INSEE
- Le statut des personnelsCendrine Berger et Christophe Poret, personnels BIATOSS Paris 8
Quelles missions pour l’université ?
- Le principe d’université comme droit inconditionnel à la critique, Plinio Prado, maître de conférences en philosophie, Paris 8
- La politique de la «qualité » dans les universités, Sandrine Garcia, maître de conférences en sociologie, Paris 9 (sous réserve)
Pause déjeuner
14-17h - Recrutements, pédagogie et réussite des étudiants
- Recrutement et rôle des enseignants chercheurs, Xavier Dunezat, professeur de sciences économiques et sociales en lycée, ancien maître de conférences en sociologie (Lille 1)
- Evolution des formations et des diplômes, Stéphane Bonnéry, maître de conférences en sciences de l’éducation, Paris 8
- L’échec en premier cycle : une fatalité ? Stéphane Beaud, professeur de sociologie, Ecole normale supérieure
La recherche et les services publics au péril de la marchandisation
- La perte d’autonomie de la recherche publique, Cédric Lomba, Chargé de recherche en sociologie, CNRS
- Marchandisation et services publicsFrançois Castaing, PRAG, UFR TES, Paris 8
***
Vers le printemps des universités européennes :
Cette journée « Université critique pour tous » a vocation à être le prélude d’autres journées de réflexion. En effet, et grâce notamment à la mobilisation étudiante contre la LRU, l’Université française est entrée dans un intense processus de réflexion. Ainsi les pétitions, textes de fond, initiatives relatifs au fonctionnement comme aux missions de l’Université française se multiplient chaque jour. C’est pourquoi les initiateurs de « l’Appel de Paris 8 » envisagent de monter au printemps 2008 un colloque international rassemblant des universitaires ainsi que des étudiants venant de différents pays européens afin de faire le point sur les systèmes d’enseignement supérieur et proposer des alternatives à l’échelle européenne.
Pour tout renseignement concernant cette initiative et la journée « Université critique pour tous» écrire à : p8_contre_la_lru@yahoo.fr
Pour lire le texte de « l’Appel de Paris 8 » et signer la pétition : http://contrelalru.webfmr.com
1er décembre 2007 :
Dans le cadre de la mobilisation pour l’abrogation de la loi dite « Libertés et Responsabilités des Universités » et afin de favoriser l’implication des personnels universitaires dans celle-ci, les initiateurs de « l’Appel de Paris 8 » contre la LRU, - pétition qui à la date du 26 novembre a déjà recueilli plus de 500 signatures-, organisent une journée « Université critique pour tous » le samedi 1er décembre 2007, à :
Université Paris 8 - Métro Saint-Denis Université (ligne 13)Amphithéâtre D (bâtiment D)
Cette journée de réflexion et de mobilisation a vocation à aller plus loin que la seule critique de la LRU et à commencer à envisager des réformes alternatives. Elle s’organisera autour de courtes interventions de 20 minutes qui donneront lieu ensuite à des débats.
9h30-13h La révolution managériale des universités en Europe
- La politique universitaire européenneRoser Cusso, maître de conférences en sociologie, Paris 8
- Le financement des universitésFrédéric Boccara, économiste, INSEE
- Le statut des personnelsCendrine Berger et Christophe Poret, personnels BIATOSS Paris 8
Quelles missions pour l’université ?
- Le principe d’université comme droit inconditionnel à la critique, Plinio Prado, maître de conférences en philosophie, Paris 8
- La politique de la «qualité » dans les universités, Sandrine Garcia, maître de conférences en sociologie, Paris 9 (sous réserve)
Pause déjeuner
14-17h - Recrutements, pédagogie et réussite des étudiants
- Recrutement et rôle des enseignants chercheurs, Xavier Dunezat, professeur de sciences économiques et sociales en lycée, ancien maître de conférences en sociologie (Lille 1)
- Evolution des formations et des diplômes, Stéphane Bonnéry, maître de conférences en sciences de l’éducation, Paris 8
- L’échec en premier cycle : une fatalité ? Stéphane Beaud, professeur de sociologie, Ecole normale supérieure
La recherche et les services publics au péril de la marchandisation
- La perte d’autonomie de la recherche publique, Cédric Lomba, Chargé de recherche en sociologie, CNRS
- Marchandisation et services publicsFrançois Castaing, PRAG, UFR TES, Paris 8
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Vers le printemps des universités européennes :
Cette journée « Université critique pour tous » a vocation à être le prélude d’autres journées de réflexion. En effet, et grâce notamment à la mobilisation étudiante contre la LRU, l’Université française est entrée dans un intense processus de réflexion. Ainsi les pétitions, textes de fond, initiatives relatifs au fonctionnement comme aux missions de l’Université française se multiplient chaque jour. C’est pourquoi les initiateurs de « l’Appel de Paris 8 » envisagent de monter au printemps 2008 un colloque international rassemblant des universitaires ainsi que des étudiants venant de différents pays européens afin de faire le point sur les systèmes d’enseignement supérieur et proposer des alternatives à l’échelle européenne.
Pour tout renseignement concernant cette initiative et la journée « Université critique pour tous» écrire à : p8_contre_la_lru@yahoo.fr
Pour lire le texte de « l’Appel de Paris 8 » et signer la pétition : http://contrelalru.webfmr.com
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19 novembre 2007
Questions d'identité nationale
En suite aux questions soulevées lors de la première séance du séminaire Actualité critique cette année, à noter : la publication de A quoi sert l'identité nationale ?, de Gérard Noiriel, sorti en octobre 2007 aux éditions Agone. Je reproduis ici le texte de 4ème de couverture :
La question de "l'identité nationale" a été remise au centre de l'actualité politique par Nicolas Sarkozy pendant la campagne électorale des présidentielles. Devenu chef de l'Etat, celui-ci a crée un "ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale", ce qui est un fait sans précédent dans l'histoire de la République française. Huit historiens ont aussitôt démissionne de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, estimant que cet intitulé ne pouvait que conforter les préjugés négatifs à l'égard des immigrés.
Gérard Noiriel montre que la logique identitaire, née au XIXe siècle, a constamment alimenté les discours nationalistes. Il rappelle que, au cours des années 1980, c'est Jean-Marie Le Pen qui a popularisé, dans l'espace public, l'expression "identité nationale" pour stigmatiser les immigrés. Analysant les usages de cette formule dans le discours du candidat Sarkozy, il donne des
éléments pour éclairer les nouvelles stratégies aujourd'hui à l'oeuvre dans le champ politique.
Historien, directeur d'études a l'EHESS, président du Comité de vigilance sur les usages de l'histoire (CVUH), Gérard Noiriel est membre démissionnaire du conseil scientifique de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration.
La question de "l'identité nationale" a été remise au centre de l'actualité politique par Nicolas Sarkozy pendant la campagne électorale des présidentielles. Devenu chef de l'Etat, celui-ci a crée un "ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale", ce qui est un fait sans précédent dans l'histoire de la République française. Huit historiens ont aussitôt démissionne de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, estimant que cet intitulé ne pouvait que conforter les préjugés négatifs à l'égard des immigrés.
Gérard Noiriel montre que la logique identitaire, née au XIXe siècle, a constamment alimenté les discours nationalistes. Il rappelle que, au cours des années 1980, c'est Jean-Marie Le Pen qui a popularisé, dans l'espace public, l'expression "identité nationale" pour stigmatiser les immigrés. Analysant les usages de cette formule dans le discours du candidat Sarkozy, il donne des
éléments pour éclairer les nouvelles stratégies aujourd'hui à l'oeuvre dans le champ politique.
Historien, directeur d'études a l'EHESS, président du Comité de vigilance sur les usages de l'histoire (CVUH), Gérard Noiriel est membre démissionnaire du conseil scientifique de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration.
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