L'association EACLAS (European Association for Commonwealth Literature and Language Studies), propose sur son site une page recensant un nombre important de bonnes références de revues où sont publiés les travaux et débats sur les littératures postcoloniales anglophones :
Affichage des articles dont le libellé est littérature contemporaine. Afficher tous les articles
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14 septembre 2017
21 octobre 2014
Javed Akhtar - lecture bilingue de poésie à Paris 3 - 13 novembre 2014
je transmets :
JAVED AKHTAR, une des personnalités les plus connues de l’Inde contemporaine, est un célèbre scénariste et auteur de chansons du cinéma populaire hindi ; il a reçu plusieurs distinctions nationales et internationales (cinq prix nationaux, seize Filmfare awards, quatre Screen Awards, cinq Zee Awards, trois IFFA Awards, quatre Sansui viewer’s choice award et plusieurs autres encore.) Élu au Parlement depuis 2010, il a fait voter le Copyright Amendment Bill en 2012, lequel assure aux paroliers, scénaristes, musiciens, chanteurs et bien d’autres oubliés par les grandes sociétés d’édition ou de production, leurs droits d’auteur. Son engagement social et politique a été reconnu par la République indienne qui l’a décoré du Padmabhushan. Musulman athée, fervent défenseur de la cause féministe, partisan de la laïcité, socialiste par conviction, Javed Akhtar écrit son premier poème en 1979 et publie son premier recueil, Tarkash, en 1995 ; son second recueil, Lava, paraît en 2012. En 2013 son œuvre est couronnée du prestigieux prix Sahitya Academi.
Il sera dans nos murs pour une lecture bilingue de sa poésie le jeudi 13 novembre à partir de 17h30
Grand Amphi
Institut du Monde Anglophone
5, rue de l'École de Médecine
75006 Paris
Un recueil de poésie bilingue va paraître aux éditions JANUS, intitulé Autres mondes.
Cette invitation se fait dans le cadre de la convention entre Paris 3 et l'université de Mumbai.
JAVED AKHTAR, une des personnalités les plus connues de l’Inde contemporaine, est un célèbre scénariste et auteur de chansons du cinéma populaire hindi ; il a reçu plusieurs distinctions nationales et internationales (cinq prix nationaux, seize Filmfare awards, quatre Screen Awards, cinq Zee Awards, trois IFFA Awards, quatre Sansui viewer’s choice award et plusieurs autres encore.) Élu au Parlement depuis 2010, il a fait voter le Copyright Amendment Bill en 2012, lequel assure aux paroliers, scénaristes, musiciens, chanteurs et bien d’autres oubliés par les grandes sociétés d’édition ou de production, leurs droits d’auteur. Son engagement social et politique a été reconnu par la République indienne qui l’a décoré du Padmabhushan. Musulman athée, fervent défenseur de la cause féministe, partisan de la laïcité, socialiste par conviction, Javed Akhtar écrit son premier poème en 1979 et publie son premier recueil, Tarkash, en 1995 ; son second recueil, Lava, paraît en 2012. En 2013 son œuvre est couronnée du prestigieux prix Sahitya Academi.
Il sera dans nos murs pour une lecture bilingue de sa poésie le jeudi 13 novembre à partir de 17h30
Grand Amphi
Institut du Monde Anglophone
5, rue de l'École de Médecine
75006 Paris
Un recueil de poésie bilingue va paraître aux éditions JANUS, intitulé Autres mondes.
Cette invitation se fait dans le cadre de la convention entre Paris 3 et l'université de Mumbai.
31 mars 2013
Nouveau roman de J.M Coetzee
The Childhood of Jesus, nouveau roman de J.M. Coetzee, vient de paraître, chez Harvill Secker (Londres).
19 novembre 2012
Amit Chaudhuri à Paris cette semaine
Pour information:
A l'occasion de la sortie de la traduction en français de son livre, Les Immortels, aux éditions Aux Forges de Vulcain, Amit Chaudhuri sera à la librairie Texture (94 avenue Jean Jaurès, dans le XIXe) le vendredi 23 novembre à 19h.
A l'occasion de la sortie de la traduction en français de son livre, Les Immortels, aux éditions Aux Forges de Vulcain, Amit Chaudhuri sera à la librairie Texture (94 avenue Jean Jaurès, dans le XIXe) le vendredi 23 novembre à 19h.
Libellés :
Inde,
littérature contemporaine,
littérature indienne,
traduction
19 octobre 2010
Booker Prize 2010 : Howard Jacobson
Man Booker Prize Winner 2010 : Howard Jacobson, for his novel The Finker Question - "a story about love, loss, male friendship and what it means to be Jewish today" (selon le résumé fait par un journaliste).
04 mai 2010
Conférence : Michael Joyce - "Language present afternet"
L'EA1569 (C.R.L.C. et le Texte étranger), l'EA349 (Paragraphe)
ont le plaisir de vous inviter à une conférence publique de Michael JOYCE :
Language present afternet : the interdeterminability of points of perception
le mercredi 12 mai à 17h30 à l'Université Paris 8, bibliothèque universitaire, salle recherche.
Écrivain et universitaire américain, Michael Joyce est l’auteur de nombreuses œuvres littéraires numériques et sur papier, ainsi que d’essais et d’ouvrages théoriques explorant les questions soulevées par la textualité électronique. Il est l’un des concepteurs du logiciel Storyspace. Sa fiction interactive Afternoon A Story est reconnue comme une œuvres majeure et pionnière de la littérature numérique. Son recueil de récits et de méditations Parables and Refractions fut salué par Hélène Cixous, qui rédigea la postface de l’ouvrage.
La conférence de Michael Joyce portera sur la textualité à l’ère numérique.
Bibliographie sélective :
The War Outside Ireland (1982)
afternoon (1987)
Of Two Minds: Hypertext Pedagogy and Poetics (1995)
Twilight, A Symphony (1996)
Twelve Blue (1996)
Othermindedness: the emergence of network culture (2000)
Moral Tales and Meditations: Technological Parables and Refractions (2001)
Liam's Going (2002)
Was (2007)
ont le plaisir de vous inviter à une conférence publique de Michael JOYCE :
Language present afternet : the interdeterminability of points of perception
le mercredi 12 mai à 17h30 à l'Université Paris 8, bibliothèque universitaire, salle recherche.
Écrivain et universitaire américain, Michael Joyce est l’auteur de nombreuses œuvres littéraires numériques et sur papier, ainsi que d’essais et d’ouvrages théoriques explorant les questions soulevées par la textualité électronique. Il est l’un des concepteurs du logiciel Storyspace. Sa fiction interactive Afternoon A Story est reconnue comme une œuvres majeure et pionnière de la littérature numérique. Son recueil de récits et de méditations Parables and Refractions fut salué par Hélène Cixous, qui rédigea la postface de l’ouvrage.
La conférence de Michael Joyce portera sur la textualité à l’ère numérique.
Bibliographie sélective :
The War Outside Ireland (1982)
afternoon (1987)
Of Two Minds: Hypertext Pedagogy and Poetics (1995)
Twilight, A Symphony (1996)
Twelve Blue (1996)
Othermindedness: the emergence of network culture (2000)
Moral Tales and Meditations: Technological Parables and Refractions (2001)
Liam's Going (2002)
Was (2007)
Libellés :
colloques,
hypermédia,
langage,
littérature contemporaine
26 septembre 2009
Parution : Voices and Silences in the Contemporary Novel in English
Vient de paraître, avec le soutien du centre ERCLA (Paris IV Sorbonne) :
Voices and Silence in the Contemporary Novel in English
Edited by Vanessa Guignery (Newcastle-upon-Tyne: Cambridge Scholars Publishing, 2009) £39.99.ISBN13: 978-1-4438-1247-4 / ISBN: 1-4438-1247-1
http://www.c-s-p.org/Flyers/Voices-and-Silence-in-the-Contemporary-Novel-in-English1-4438-1247-1.htm
This volume examines the various processes at work in expressing silence and excessive speech in contemporary novels in English, covering the whole spectrum from effusiveness to muteness. Even if in the postmodern episteme language is deemed inadequate for speaking the unspeakable, contemporary authors still rely on voice as a mode of representation and a performative tool, and exploit silence not only as a sign of absence, block or withdrawal, but also as a token of presence and resistance. Logorrhoea and reticence are not necessarily antithetical as compulsive verbosity may work as a smokescreen to sidestep the real issues, while silences and gaps may reveal more than they hide. By submitting their texts to both expansion and retention, hypertrophy and aphasia, writers persistently test the limits of language and its ability to make sense of individual and collective stories. The present volume analyses the complex poetics of silence and speech in fiction from the 1960’s to the present, with special focus on Will Self, Graham Swift, John Fowles, Kazuo Ishiguro, Jenny Diski, Lionel Shriver, Michèle Roberts, Margaret Atwood, Jonathan Safran Foer, Salman Rushdie, Arundhati Roy, Zadie Smith, Jamaica Kincaid, Ryhaan Shah and J.M. Coetzee.
Voices and Silence in the Contemporary Novel in English
Edited by Vanessa Guignery (Newcastle-upon-Tyne: Cambridge Scholars Publishing, 2009) £39.99.ISBN13: 978-1-4438-1247-4 / ISBN: 1-4438-1247-1
http://www.c-s-p.org/Flyers/Voices-and-Silence-in-the-Contemporary-Novel-in-English1-4438-1247-1.htm
This volume examines the various processes at work in expressing silence and excessive speech in contemporary novels in English, covering the whole spectrum from effusiveness to muteness. Even if in the postmodern episteme language is deemed inadequate for speaking the unspeakable, contemporary authors still rely on voice as a mode of representation and a performative tool, and exploit silence not only as a sign of absence, block or withdrawal, but also as a token of presence and resistance. Logorrhoea and reticence are not necessarily antithetical as compulsive verbosity may work as a smokescreen to sidestep the real issues, while silences and gaps may reveal more than they hide. By submitting their texts to both expansion and retention, hypertrophy and aphasia, writers persistently test the limits of language and its ability to make sense of individual and collective stories. The present volume analyses the complex poetics of silence and speech in fiction from the 1960’s to the present, with special focus on Will Self, Graham Swift, John Fowles, Kazuo Ishiguro, Jenny Diski, Lionel Shriver, Michèle Roberts, Margaret Atwood, Jonathan Safran Foer, Salman Rushdie, Arundhati Roy, Zadie Smith, Jamaica Kincaid, Ryhaan Shah and J.M. Coetzee.
11 septembre 2009
Booker Prize 2009 : la shortlist
The Man Booker Prize for Fiction 2009 shortlist was announced on Tuesday 8 September 2009. Interviews with each of the authors can be found in the Perspective section of the Man Booker Prize website along with audio extracts of each of their titles.
The winner will be announced on Tuesday 6 October 2009.
- A S Byatt : The Children’s Book (Chatto & Windus) - Olive Wellwood is a famous writer, interviewed with her children gathered at her knee. For each of them she writes...
- J M Coetzee : Summertime (Harvill Secker) - A young English biographer is working on a book about the late writer, John Coetzee. He plans to focus on...
- Adam Foulds : The Quickening Maze (Jonathan Cape) - The Quickening Maze is based on real events and is set in and around the High Beach Asylum in 1840....
- Hilary Mantel : Wolf Hall (Fourth Estate) - Set in England in the 1520s, Henry VIII is on the throne, but has no heir. Cardinal Wolsey is his...
- Simon Mawer : The Glass Room (Little, Brown) - High on a Czechoslovak hill, the Landauer House shines as a marvel of steel, glass and onyx. Built specially for...
- Sarah Waters : The Little Stranger (Virago) - When Dr Faraday is urgently called to Hundreds Hall, he is both curious and nostalgic. Nearly thirty years before, he had...
The winner will be announced on Tuesday 6 October 2009.
- A S Byatt : The Children’s Book (Chatto & Windus) - Olive Wellwood is a famous writer, interviewed with her children gathered at her knee. For each of them she writes...
- J M Coetzee : Summertime (Harvill Secker) - A young English biographer is working on a book about the late writer, John Coetzee. He plans to focus on...
- Adam Foulds : The Quickening Maze (Jonathan Cape) - The Quickening Maze is based on real events and is set in and around the High Beach Asylum in 1840....
- Hilary Mantel : Wolf Hall (Fourth Estate) - Set in England in the 1520s, Henry VIII is on the throne, but has no heir. Cardinal Wolsey is his...
- Simon Mawer : The Glass Room (Little, Brown) - High on a Czechoslovak hill, the Landauer House shines as a marvel of steel, glass and onyx. Built specially for...
- Sarah Waters : The Little Stranger (Virago) - When Dr Faraday is urgently called to Hundreds Hall, he is both curious and nostalgic. Nearly thirty years before, he had...
03 juin 2009
One day seminar on Literature and Digital Media (Paris 8)
Université Paris 8 Vincennes à Saint-Denis, EA 1569 Transferts critiques et Dynamique des savoirs, CRLC & Le Texte étranger ; Intergroupe de recherche sur la textualité et l’écriture à l’âge numérique :
One-day seminar on literature and digital media.
Saturday June 27, 2009
Université Paris 8, Room : D143.
Contact : yabrioux@aol.com
The Centre de Recherche sur la Littérature et la Cognition and Texte étranger (EA 1569 Transferts critiques et Dynamique des savoirs [domaine anglophone]), in conjunction with the inter-university research group Textualité et écriture à l’âge numérique, are pleased to announce the organization of a one-day seminar on literature and digital media to be held at the University of Paris 8 on Saturday June 27. This seminar follows on from the one held last February, also at Paris 8.
9.30-9.45 Introduction: Yves Abrioux (Université Pars 8).
9.45-11.00 Steve Tomasula (Notre Dame University)
The American novelist Steve Tomasula is currently completing a new work, TOC, and will talk about its making. Starting from a discussion of his earlier works Book of Portraiture and VAS as word-image book objects, he will discuss TOC as an extension of the book that takes advantage of a digital medium.
While he is in Paris, Steve Tomasula be invited to present his work at the Observatoire de la Littérature Américaine (ODELA, University of Paris 7) on Monday, June 29. He will also be giving two readings: on Thursday, June 25 at 7 p.m. at the Shakespeare and Co bookshop (St Michel, Notre Dame); on Monday, June 29 at 7.30 p.m. at the Red Wheelbarrow bookshop (St Paul, le Marais).
His talk will be introduced by Anne-Laure Tissut (Université Paris 4).
11.00-12.00 Translating and republishing electronic literature: a round-table discussion chaired by Emmanuel Cyriaque (Éditions Hyx, Orléans).
12.00-14.00 Lunch. If you wish to join the speakers for lunch at a Chinese restaurant nearby, please e-mail yabrioux@aol.com.
14.00-15.00 Maria Engberg (Blekinge Institute of Technology)
Forms and Figurations in New Media Writing. In her current research Maria Engberg is investigating the impact of digital media on narrative fiction. In digital works as well as in works in print, the changing situation for writing is making itself known through the possibilities that digital technologies offer for creation, publication, and presentation. While the consequences of these paradigmatic shifts in our culture may not yet be fully comprehensible, there are literary forms that through their artifice and content comment and reflect on the changing situation. Digital literature, i.e. literature created and published with and through digital computer technology, has emerged in the last decades, and consequently research, too, about the literary forms that these technologies can emphasize or rejuvenate. Likewise, printed works are showing signs of “digital” manipulation or creation. Primarily, these effects are visible in visual ornamentation and layout of the printed text and the inclusion of photographs, drawings, and other visual material. Maria Engberg studies a range of literary genres for these “effects” of the digital, investigating how new and existing forms shape the way that narratives are created and experienced. In her presentation, she will discuss digital works by John Cayley and Stephanie Strickland as examples of how reading and writing change in the age of digital media.
Maria Engberg’s talk will be introduced by Yves Abrioux (Université Paris 8).
15.00-16.00 Critical theory and practice and/in digital media: a round-table discussion chaired by Antoine Cazé (Université Paris 7), including a critical review of the project for an on-line network of short theoretical texts currently being set up by the research group Textualité et écriture à l’âge numérique.
To reach Université Paris 8, take metro line 13 to the terminus: Saint-Denis Université. The university is right opposite the exit. In the entrance hall, take the door on the right at the far end. Pass between the two buildings marked “B” and proceed towards building “D”, which you approach by taking the path between a newly-installed lawn with trees and a building with a cafeteria on the ground floor. Room D143 is up one flight of stairs.
One-day seminar on literature and digital media.
Saturday June 27, 2009
Université Paris 8, Room : D143.
Contact : yabrioux@aol.com
The Centre de Recherche sur la Littérature et la Cognition and Texte étranger (EA 1569 Transferts critiques et Dynamique des savoirs [domaine anglophone]), in conjunction with the inter-university research group Textualité et écriture à l’âge numérique, are pleased to announce the organization of a one-day seminar on literature and digital media to be held at the University of Paris 8 on Saturday June 27. This seminar follows on from the one held last February, also at Paris 8.
9.30-9.45 Introduction: Yves Abrioux (Université Pars 8).
9.45-11.00 Steve Tomasula (Notre Dame University)
The American novelist Steve Tomasula is currently completing a new work, TOC, and will talk about its making. Starting from a discussion of his earlier works Book of Portraiture and VAS as word-image book objects, he will discuss TOC as an extension of the book that takes advantage of a digital medium.
While he is in Paris, Steve Tomasula be invited to present his work at the Observatoire de la Littérature Américaine (ODELA, University of Paris 7) on Monday, June 29. He will also be giving two readings: on Thursday, June 25 at 7 p.m. at the Shakespeare and Co bookshop (St Michel, Notre Dame); on Monday, June 29 at 7.30 p.m. at the Red Wheelbarrow bookshop (St Paul, le Marais).
His talk will be introduced by Anne-Laure Tissut (Université Paris 4).
11.00-12.00 Translating and republishing electronic literature: a round-table discussion chaired by Emmanuel Cyriaque (Éditions Hyx, Orléans).
12.00-14.00 Lunch. If you wish to join the speakers for lunch at a Chinese restaurant nearby, please e-mail yabrioux@aol.com.
14.00-15.00 Maria Engberg (Blekinge Institute of Technology)
Forms and Figurations in New Media Writing. In her current research Maria Engberg is investigating the impact of digital media on narrative fiction. In digital works as well as in works in print, the changing situation for writing is making itself known through the possibilities that digital technologies offer for creation, publication, and presentation. While the consequences of these paradigmatic shifts in our culture may not yet be fully comprehensible, there are literary forms that through their artifice and content comment and reflect on the changing situation. Digital literature, i.e. literature created and published with and through digital computer technology, has emerged in the last decades, and consequently research, too, about the literary forms that these technologies can emphasize or rejuvenate. Likewise, printed works are showing signs of “digital” manipulation or creation. Primarily, these effects are visible in visual ornamentation and layout of the printed text and the inclusion of photographs, drawings, and other visual material. Maria Engberg studies a range of literary genres for these “effects” of the digital, investigating how new and existing forms shape the way that narratives are created and experienced. In her presentation, she will discuss digital works by John Cayley and Stephanie Strickland as examples of how reading and writing change in the age of digital media.
Maria Engberg’s talk will be introduced by Yves Abrioux (Université Paris 8).
15.00-16.00 Critical theory and practice and/in digital media: a round-table discussion chaired by Antoine Cazé (Université Paris 7), including a critical review of the project for an on-line network of short theoretical texts currently being set up by the research group Textualité et écriture à l’âge numérique.
To reach Université Paris 8, take metro line 13 to the terminus: Saint-Denis Université. The university is right opposite the exit. In the entrance hall, take the door on the right at the far end. Pass between the two buildings marked “B” and proceed towards building “D”, which you approach by taking the path between a newly-installed lawn with trees and a building with a cafeteria on the ground floor. Room D143 is up one flight of stairs.
Libellés :
colloques,
littérature contemporaine,
numérique,
traduction
26 mai 2009
Conférence Anita Desai en ligne
La transcription de la discussion avec Anita DESAI à propos de In Custody, qui s'est tenue le 18 mars 2009 à l'ENS, est disponible sur le site internet du centre ERCLA (www.ercla.paris4.sorbonne.fr)
Une version de cet entretien sera publiée dans le prochain numéro spécial de la revue Etudes Anglaises consacré au roman indien de langue anglaise (n°2 / avril-juin 2009).
Une version de cet entretien sera publiée dans le prochain numéro spécial de la revue Etudes Anglaises consacré au roman indien de langue anglaise (n°2 / avril-juin 2009).
Libellés :
Desai,
Inde,
littérature contemporaine,
postcolonial
Appel à contribution : Colloque sur l'intertextualité
L'intertextualité dans le roman contemporain de lanngue anglaise : Appel à contribution
Date limite : 30 mars 2009
L'intertextualité dans le roman contemporain de langue anglaise
Dans le cadre de ses travaux autour des problématiques de la reprise en littérature (colloque 2006) et de la répétition (séminaire « Lettres, langue et psychanalyse »), le CARMA organise une journée d'étude consacrée à l'intertextualité dans la littérature anglophone contemporaine qui se tiendra à Lyon le vendredi 19 juin 2009.
Déjà quarante ans depuis que Julia Kristeva inaugurait le terme d' « intertextualité » dans la langue française. Ce concept critique d'inspiration bakhtinienne a donné naissance à une multiplicité d'emplois et de théories, certaines privilégiant l'acception dialogique et interdiscursive du terme (Kristeva), d'autres son caractère opératoire (Jenny, Genette), d'autres enfin ont pu y voir le locus de la littérarité (Riffaterre).
L'intertextualité a pu aussi se voir instrumentalisée par l'école structuraliste afin de servir le triomphe du lecteur consacré par la mort de l'auteur. Bien que critiquée, galvaudée, malmenée, l'intertextualité, même si elle est sans fond, n'est pas sans fondement. Preuve en est son dynamisme fécond dans la scène littéraire contemporaine anglophone au cours des trente dernières années. Des auteurs comme Peter Ackroyd, Antonia S. Byatt, Angela Carter, Jeanette Winterson, Patrick McGrath, Julian Barnes, Salman Rushdie, Joseph O'Connor, Thomas Pynchon, John M. Coetzee, Joyce Carol Oates, Margaret Atwood et Will Self attestent la vitalité d'une écriture sous influence, qui loin de la ressentir comme une angoisse, ont choisi de pleinement l'embrasser. Ainsi, l'intertextualité est un concept-clé pour interroger le roman contemporain et inversement, le roman contemporain semble imposer un retour critique sur cette notion.
On peut ainsi se demander quels sont, au-delà du « travail d'assimilation et de transformation » intertextuel (Jenny), les effets de l'intertexte sur la relation entre texte, auteur et lecteur. N'y aurait-il pas une spécificité de l'intertextualité contemporaine qui dépasserait les manipulations intertextuelles d'auteurs modernistes comme Joyce ou Eliot, dont l'écriture est antérieure de plusieurs décennies à l'avènement du concept ? L'intertextualité assumée du texte contemporain ne force-t-elle pas la « refonctionnalisation » (Rose) et ne guide-t-elle pas vers une transformation radicale de la relation littéraire ? L'écriture intertextuelle semble en effet ouvrir à la réécriture tout en opérant un bouleversement des rapports chronologiques et généalogiques dans l'espace littéraire.
Le rôle du lecteur mérite aussi d'être reconsidéré. Doit-il encore être vu comme le foyer principal d'actualisation des intertextes, quelles sont les limites de sa compétence, de sa liberté interprétative ?
Parallèlement, l'intertexte n'est-il au service que de la dissémination ou peut-on l'envisager comme une modalité de la fonction-auteur ? Récrire, c'est tout de même écrire, si bien que la question peut se poser de savoir si l'intertextualité est littérarité, c'est-à-dire le propre de l'écriture, ou si une écriture propre est possible parmi « l'incessante circulation des textes » (Genette) ?
Les communications pourront s'articuler autour des axes suivants :
- Renouveau des pratiques hypertextuelles (pastiche, parodie, palimpseste) et citationnelles (épigraphe, citation parcellaire ou plagiaire).
- Diachronie intertextuelle : modernisme, postmodernisme et contemporanéité
- Rapports auteur / intertexte, intertexte/ auteur.
- Style et intertexte : propre de l'écriture au second degré
- La réception intertextuelle : refonctionnalisation, perception, interprétation.
- Savoir du lecteur exégète ou désir du sujet lisant ?
Les propositions, en français ou en anglais, sont à adresser pour le 30 mars sous forme d'un abstract de 250 mots environ assorti d'une biobibliographie de quelques lignes aux organisateurs aux adresses électroniques suivantes : emiliewalezak@yahoo.fr et Jocelyn.Dupont@univ-lyon2.fr.
Les doctorants anglicistes ou comparatistes sont les bienvenus. Les communicants disposeront d'un temps de parole de 20 minutes suivi d'une dizaine de minutes consacrées au débat.
Date limite : 30 mars 2009
L'intertextualité dans le roman contemporain de langue anglaise
Dans le cadre de ses travaux autour des problématiques de la reprise en littérature (colloque 2006) et de la répétition (séminaire « Lettres, langue et psychanalyse »), le CARMA organise une journée d'étude consacrée à l'intertextualité dans la littérature anglophone contemporaine qui se tiendra à Lyon le vendredi 19 juin 2009.
Déjà quarante ans depuis que Julia Kristeva inaugurait le terme d' « intertextualité » dans la langue française. Ce concept critique d'inspiration bakhtinienne a donné naissance à une multiplicité d'emplois et de théories, certaines privilégiant l'acception dialogique et interdiscursive du terme (Kristeva), d'autres son caractère opératoire (Jenny, Genette), d'autres enfin ont pu y voir le locus de la littérarité (Riffaterre).
L'intertextualité a pu aussi se voir instrumentalisée par l'école structuraliste afin de servir le triomphe du lecteur consacré par la mort de l'auteur. Bien que critiquée, galvaudée, malmenée, l'intertextualité, même si elle est sans fond, n'est pas sans fondement. Preuve en est son dynamisme fécond dans la scène littéraire contemporaine anglophone au cours des trente dernières années. Des auteurs comme Peter Ackroyd, Antonia S. Byatt, Angela Carter, Jeanette Winterson, Patrick McGrath, Julian Barnes, Salman Rushdie, Joseph O'Connor, Thomas Pynchon, John M. Coetzee, Joyce Carol Oates, Margaret Atwood et Will Self attestent la vitalité d'une écriture sous influence, qui loin de la ressentir comme une angoisse, ont choisi de pleinement l'embrasser. Ainsi, l'intertextualité est un concept-clé pour interroger le roman contemporain et inversement, le roman contemporain semble imposer un retour critique sur cette notion.
On peut ainsi se demander quels sont, au-delà du « travail d'assimilation et de transformation » intertextuel (Jenny), les effets de l'intertexte sur la relation entre texte, auteur et lecteur. N'y aurait-il pas une spécificité de l'intertextualité contemporaine qui dépasserait les manipulations intertextuelles d'auteurs modernistes comme Joyce ou Eliot, dont l'écriture est antérieure de plusieurs décennies à l'avènement du concept ? L'intertextualité assumée du texte contemporain ne force-t-elle pas la « refonctionnalisation » (Rose) et ne guide-t-elle pas vers une transformation radicale de la relation littéraire ? L'écriture intertextuelle semble en effet ouvrir à la réécriture tout en opérant un bouleversement des rapports chronologiques et généalogiques dans l'espace littéraire.
Le rôle du lecteur mérite aussi d'être reconsidéré. Doit-il encore être vu comme le foyer principal d'actualisation des intertextes, quelles sont les limites de sa compétence, de sa liberté interprétative ?
Parallèlement, l'intertexte n'est-il au service que de la dissémination ou peut-on l'envisager comme une modalité de la fonction-auteur ? Récrire, c'est tout de même écrire, si bien que la question peut se poser de savoir si l'intertextualité est littérarité, c'est-à-dire le propre de l'écriture, ou si une écriture propre est possible parmi « l'incessante circulation des textes » (Genette) ?
Les communications pourront s'articuler autour des axes suivants :
- Renouveau des pratiques hypertextuelles (pastiche, parodie, palimpseste) et citationnelles (épigraphe, citation parcellaire ou plagiaire).
- Diachronie intertextuelle : modernisme, postmodernisme et contemporanéité
- Rapports auteur / intertexte, intertexte/ auteur.
- Style et intertexte : propre de l'écriture au second degré
- La réception intertextuelle : refonctionnalisation, perception, interprétation.
- Savoir du lecteur exégète ou désir du sujet lisant ?
Les propositions, en français ou en anglais, sont à adresser pour le 30 mars sous forme d'un abstract de 250 mots environ assorti d'une biobibliographie de quelques lignes aux organisateurs aux adresses électroniques suivantes : emiliewalezak@yahoo.fr et Jocelyn.Dupont@univ-lyon2.fr.
Les doctorants anglicistes ou comparatistes sont les bienvenus. Les communicants disposeront d'un temps de parole de 20 minutes suivi d'une dizaine de minutes consacrées au débat.
Libellés :
colloques,
contemporain,
Grande-Bretagne,
intertextualité,
littérature contemporaine,
roman
16 mars 2009
Colloque : "La nation nommée roman" - juin 2009
Colloque international et interdisciplinaire du Centre de Recherche en Littérature comparée de Paris IV (CRLC) : « La nation nommée Roman » face aux histoires nationales : quels enjeux éthiques pour l’écriture romanesque depuis 1960 ?
Organisation : Danielle Perrot-Corpet (Université Paris IV/CRLC), Lise Gauvin (Université de Montréal/CRILCQ), Jean-Yves Masson (Université Paris IV/CRLC)
Dates : 4-5-6 juin 2009
Lieu : Maison de la Recherche de l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV), 28 rue Serpente 75006 Paris, salle D-035.
Le programme des interventions sera mis en ligne très prochainement.
Dans un monde où le grand récit de la Raison occidentale a laissé la place à une « archipélisation » des discours (Édouard Glissant), le roman a vu l’émergence de consciences linguistiques inédites, qu’elles soient liées au bilinguisme imposé par l’expérience coloniale, aux expériences de l’exil et de l’errance, ou encore au malaise de nombreux écrivains allemands, autrichiens, français, espagnols et autres vis-à-vis d’une langue maternelle dont la mémoire historique est ressentie comme chargée de crimes. Aux yeux de Carlos Fuentes, « la nation nommée Roman » rassemble ainsi ses « citoyens » romanciers à travers le monde, au gré d’un mouvement de relativisation et de démultiplication des critères d’appartenance identitaire, mouvement qui, depuis maintenant plusieurs décennies, vise à remettre en cause la désormais classique distribution des scènes littéraires entre « centre » et « périphérie » : « Nous sommes tous périphériques — écrit Fuentes —, ce qui est peut-être la seule façon d’être aujourd’hui universel » (Geografía de la novela, 1993 / Géographie du roman, 1997, p. 21).
On peut se demander dans quelle mesure une telle position ne suppose pas résolues des tensions qui sont peut-être inhérentes à la littérature elle-même, dans son effort pour se constituer en espace autonome, pour se libérer des déterminations historiques et culturelles qui pèsent sur tout écrivain. Si l’on choisit de voir dans la littérature l’effet spécifique d’un processus d’arrachement à des déterminations historiques (et en particulier « nationales ») qui, elles, demeurent différenciées d’une scène littéraire à une autre : jusqu’à quel point sera-t-on fondé à reconnaître et à décrire de mêmes enjeux dans les entreprises littéraires d’écrivains séparés a priori par des contextes historiques très contrastés ? Jusqu’à quel point, par exemple, un Allemand, un Suisse, un Colombien et un Québécois sont-ils susceptibles de partager la même idée de ce que peut ou doit la littérature ?
Il nous semble que seule la mise en regard de lectures attentives à la manière dont chaque œuvre articule l’expérimentation formelle à une inscription du destinateur et du destinataire dans un espace éthique pourrait apporter quelques éléments de réponse à ces questions. Des éléments de réponse certes très partiels, mais susceptibles de fournir quelques précieux (contre?) - exemples aux nombreux discours généraux qui fleurissent actuellement sur la littérature « mondialisée ».
Pistes de recherche possibles
- Les similitudes sont frappantes entre le travail des romanciers des aires postcoloniales pour donner un nom aux réalités masquées par le discours européocentriste, pour donner une voix aux « vaincus », esclaves, marginaux et autres parias de la culture dominante (travail théorisé notamment par Edouard Glissant ou Carlos Fuentes), et l’effort que mènent depuis les années 1960 certains auteurs européens pour « décoloniser » leur propre langue occupée par une mythologie identitaire qui, des spéculations romantiques sur le « génie des langues » à la langue de bois des totalitarismes, fait obstacle à l’émergence d’une authentique « expérience du divers » (Segalen), seule susceptible de féconder une réflexion sur l’Europe comme espace ouvert et creuset d’influences en perpétuelles variations.
Pour autant, ce travail de « décolonisation » de la langue par l’écriture romanesque est-il le même en Europe, dans les aires postcoloniales, ou encore au Québec ? Si le romancier doit chercher, selon la formule de Juan Goytisolo dans Juan sin tierra (1975), à « penser contre sa propre langue » en travaillant à la libérer des habitudes mentales qu’une longue domination idéologique a comme calcifiées jusque dans ses mots et ses structures, ce romancier livre-t-il le même combat lorsque la langue en question est celle de l’ancienne puissance coloniale, et lorsque cette même langue est dénoncée comme chargée d’une mythologie aliénante voire criminelle par l’écrivain européen lui-même ?
- Il est remarquable que la quête d’une littérature capable de faire entendre la langue « hors Pouvoir » (Roland Barthes) mène aujourd’hui nombre de romanciers européens et extra-européens à voir en Rabelais et en Cervantès, non seulement les « origines », mais aussi les références tutélaires du roman actuel. La tendance chez les auteurs francophones est d’ailleurs de mêler explicitement les deux références, le jeu entre réalité et fiction étant « rapporté » à Cervantès, et le jeu sur la langue à Rabelais (comme dans Don Quichotte de la démanche (1974) du Québécois Victor-Lévy Beaulieu). Ainsi, Kundera, après avoir défini le « roman européen » comme une « entreprise historique née avec Rabelais et Cervantès », affirme que « les romans nés au-dessous du trente-cinquième parallèle, quoique un peu étrangers au goût européen, sont le prolongement de l’histoire du roman européen, de sa forme, de son esprit, et sont même étonnamment proches de ses sources premières ; [car] nulle part ailleurs la vieille sève rabelaisienne ne coule aujourd’hui si joyeusement que dans les œuvres de ces romanciers non-européens » (M. Kundera, Les Testaments trahis, (1993), Folio, 2000, p. 43-44). Quant à C. Fuentes, il lit dans la « poétique de la relation » d’Édouard Glissant un héritage de Cervantès : la littérature hispano-américaine, littérature « périphérique » dans un monde qui n’a plus de centre, est sous sa plume une « littérature de la Manche, roman impur, fiction métisse » (Géographie du roman, op. cit., p. 23).
Il serait intéressant de confronter ce type de propos aux diverses formes de réception effective de Rabelais et de Cervantès dans le roman actuel : quelles sont les formes — communes ? — que prend l’intertextualité cervantine et/ou rabelaisienne dans ces littératures européennes et extra-européennes ? Quelles sont les significations —communes ?— d’un « héritage » qui s’accompagne — plus ou moins sciemment selon les cas — de processus de mythification ?
- Enfin, il serait fructueux de s’intéresser aux diverses façons dont certains romans prennent explicitement en charge la comparaison entre littérature européenne et littérature extra-européenne, qu’il s’agisse pour le romancier d’affirmer une communauté d’enjeux, ou au contraire de souligner des différences irréductibles.
Organisation : Danielle Perrot-Corpet (Université Paris IV/CRLC), Lise Gauvin (Université de Montréal/CRILCQ), Jean-Yves Masson (Université Paris IV/CRLC)
Dates : 4-5-6 juin 2009
Lieu : Maison de la Recherche de l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV), 28 rue Serpente 75006 Paris, salle D-035.
Le programme des interventions sera mis en ligne très prochainement.
Dans un monde où le grand récit de la Raison occidentale a laissé la place à une « archipélisation » des discours (Édouard Glissant), le roman a vu l’émergence de consciences linguistiques inédites, qu’elles soient liées au bilinguisme imposé par l’expérience coloniale, aux expériences de l’exil et de l’errance, ou encore au malaise de nombreux écrivains allemands, autrichiens, français, espagnols et autres vis-à-vis d’une langue maternelle dont la mémoire historique est ressentie comme chargée de crimes. Aux yeux de Carlos Fuentes, « la nation nommée Roman » rassemble ainsi ses « citoyens » romanciers à travers le monde, au gré d’un mouvement de relativisation et de démultiplication des critères d’appartenance identitaire, mouvement qui, depuis maintenant plusieurs décennies, vise à remettre en cause la désormais classique distribution des scènes littéraires entre « centre » et « périphérie » : « Nous sommes tous périphériques — écrit Fuentes —, ce qui est peut-être la seule façon d’être aujourd’hui universel » (Geografía de la novela, 1993 / Géographie du roman, 1997, p. 21).
On peut se demander dans quelle mesure une telle position ne suppose pas résolues des tensions qui sont peut-être inhérentes à la littérature elle-même, dans son effort pour se constituer en espace autonome, pour se libérer des déterminations historiques et culturelles qui pèsent sur tout écrivain. Si l’on choisit de voir dans la littérature l’effet spécifique d’un processus d’arrachement à des déterminations historiques (et en particulier « nationales ») qui, elles, demeurent différenciées d’une scène littéraire à une autre : jusqu’à quel point sera-t-on fondé à reconnaître et à décrire de mêmes enjeux dans les entreprises littéraires d’écrivains séparés a priori par des contextes historiques très contrastés ? Jusqu’à quel point, par exemple, un Allemand, un Suisse, un Colombien et un Québécois sont-ils susceptibles de partager la même idée de ce que peut ou doit la littérature ?
Il nous semble que seule la mise en regard de lectures attentives à la manière dont chaque œuvre articule l’expérimentation formelle à une inscription du destinateur et du destinataire dans un espace éthique pourrait apporter quelques éléments de réponse à ces questions. Des éléments de réponse certes très partiels, mais susceptibles de fournir quelques précieux (contre?) - exemples aux nombreux discours généraux qui fleurissent actuellement sur la littérature « mondialisée ».
Pistes de recherche possibles
- Les similitudes sont frappantes entre le travail des romanciers des aires postcoloniales pour donner un nom aux réalités masquées par le discours européocentriste, pour donner une voix aux « vaincus », esclaves, marginaux et autres parias de la culture dominante (travail théorisé notamment par Edouard Glissant ou Carlos Fuentes), et l’effort que mènent depuis les années 1960 certains auteurs européens pour « décoloniser » leur propre langue occupée par une mythologie identitaire qui, des spéculations romantiques sur le « génie des langues » à la langue de bois des totalitarismes, fait obstacle à l’émergence d’une authentique « expérience du divers » (Segalen), seule susceptible de féconder une réflexion sur l’Europe comme espace ouvert et creuset d’influences en perpétuelles variations.
Pour autant, ce travail de « décolonisation » de la langue par l’écriture romanesque est-il le même en Europe, dans les aires postcoloniales, ou encore au Québec ? Si le romancier doit chercher, selon la formule de Juan Goytisolo dans Juan sin tierra (1975), à « penser contre sa propre langue » en travaillant à la libérer des habitudes mentales qu’une longue domination idéologique a comme calcifiées jusque dans ses mots et ses structures, ce romancier livre-t-il le même combat lorsque la langue en question est celle de l’ancienne puissance coloniale, et lorsque cette même langue est dénoncée comme chargée d’une mythologie aliénante voire criminelle par l’écrivain européen lui-même ?
- Il est remarquable que la quête d’une littérature capable de faire entendre la langue « hors Pouvoir » (Roland Barthes) mène aujourd’hui nombre de romanciers européens et extra-européens à voir en Rabelais et en Cervantès, non seulement les « origines », mais aussi les références tutélaires du roman actuel. La tendance chez les auteurs francophones est d’ailleurs de mêler explicitement les deux références, le jeu entre réalité et fiction étant « rapporté » à Cervantès, et le jeu sur la langue à Rabelais (comme dans Don Quichotte de la démanche (1974) du Québécois Victor-Lévy Beaulieu). Ainsi, Kundera, après avoir défini le « roman européen » comme une « entreprise historique née avec Rabelais et Cervantès », affirme que « les romans nés au-dessous du trente-cinquième parallèle, quoique un peu étrangers au goût européen, sont le prolongement de l’histoire du roman européen, de sa forme, de son esprit, et sont même étonnamment proches de ses sources premières ; [car] nulle part ailleurs la vieille sève rabelaisienne ne coule aujourd’hui si joyeusement que dans les œuvres de ces romanciers non-européens » (M. Kundera, Les Testaments trahis, (1993), Folio, 2000, p. 43-44). Quant à C. Fuentes, il lit dans la « poétique de la relation » d’Édouard Glissant un héritage de Cervantès : la littérature hispano-américaine, littérature « périphérique » dans un monde qui n’a plus de centre, est sous sa plume une « littérature de la Manche, roman impur, fiction métisse » (Géographie du roman, op. cit., p. 23).
Il serait intéressant de confronter ce type de propos aux diverses formes de réception effective de Rabelais et de Cervantès dans le roman actuel : quelles sont les formes — communes ? — que prend l’intertextualité cervantine et/ou rabelaisienne dans ces littératures européennes et extra-européennes ? Quelles sont les significations —communes ?— d’un « héritage » qui s’accompagne — plus ou moins sciemment selon les cas — de processus de mythification ?
- Enfin, il serait fructueux de s’intéresser aux diverses façons dont certains romans prennent explicitement en charge la comparaison entre littérature européenne et littérature extra-européenne, qu’il s’agisse pour le romancier d’affirmer une communauté d’enjeux, ou au contraire de souligner des différences irréductibles.
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11 novembre 2008
Doctorat : Salman Rushdie, Graham Swift et le roman anglophone
Projet de thèse déposé par L. Bouhanik :
Durant ses premières années colonialistes, l’Angleterre misait tout sur la conquête territoriale mais des missionnaires influents tels que Charles Grant ont vite attiré son attention sur la nécessité d’accompagner ses mouvements expansionnistes d’actions civilisatrices. Dans un article datant de 1797 et portant le titre « Observations on the state of society among the Asiatic subjects of Great Britain, particularly with respect to morals, and on the means of improving it », Grant assurait que l’Angleterre gagnerait à répandre sa civilisation dans ses territoires : « The communication of our light and knowledge to them, would prove the best remedy for their disorders, and this remedy is proposed, from a full conviction that if judisciously and patiently applied, it would have great and happy effects upon them, effects honourable and advantageous for us » (1). Ainsi pour Grant, faire rayonner la civilisation britannique dans les colonies allait non seulement ajouter au prestige de l’Angleterre mais il guérirait aussi les populations locales de leurs tendances anarchiques.
Durant ses premières années colonialistes, l’Angleterre misait tout sur la conquête territoriale mais des missionnaires influents tels que Charles Grant ont vite attiré son attention sur la nécessité d’accompagner ses mouvements expansionnistes d’actions civilisatrices. Dans un article datant de 1797 et portant le titre « Observations on the state of society among the Asiatic subjects of Great Britain, particularly with respect to morals, and on the means of improving it », Grant assurait que l’Angleterre gagnerait à répandre sa civilisation dans ses territoires : « The communication of our light and knowledge to them, would prove the best remedy for their disorders, and this remedy is proposed, from a full conviction that if judisciously and patiently applied, it would have great and happy effects upon them, effects honourable and advantageous for us » (1). Ainsi pour Grant, faire rayonner la civilisation britannique dans les colonies allait non seulement ajouter au prestige de l’Angleterre mais il guérirait aussi les populations locales de leurs tendances anarchiques.
03 novembre 2008
Parution : étude sur Peter Ackroyd
Ganteau, Jean-Michel. Peter Ackroyd et la musique du passé. Paris: Michel Houdiard Editeur, 2008. 190 pages. ISBN : 2-912673-91-7. 15 euros.
Auteur du désormais myhique Londres, la biographie, Peter Ackroyd est l'un des auteurs britanniques contemporains les plus prolifiques. Romancier, poète, essayiste et biographe, cet insatiable polygraphe n'a cessé d'ausculter les origines et manifestations de l'anglicité en quelque trente ans de carrière. Sa démarche archéologique l'a conduit à reconstituer un canon caché et visionnaire de l'anglicité partant de Chaucer et rejoignant T.S. Eliot en passant par More, Shakespeare, Hogarth, Blake, Chatterton, Turner, Dickens et bien d'autres. Dans les diverses composantes de son art Ackroyd met ainsi au jour une tradition qu'il juge typiquement anglaise et qu'il souhaite polémique, en ceci qu'elle préfère le baroque au classique, la profusion à l'ascétisme, le magique à l'empirique, l'impur au pur, l'ouvert au fermé. A travers sa quête tout éliotienne de la présence du passé, Ackroyd devient inventeur des vestiges d'une tradition et s'attache à faire jaillir les lignes de continuité et de frayage, faisant coexister les âges dans sa vision de la métropole tentaculaire. La culture qu'il convoque est à la fois digne et gouailleuse, mystérieuse et festive ; les mages de la Renaissance, architectes du passé, meurtriers et artistes de tous temps donnant la main aux protagonistes de l'époque contemporaine. Et ce chantre de la musique d'Albion a recours à de multiples formes et genres : baroque, sublime, gothique, polar, fantastique, inquiétante étrangeté pour solliciter des affects le plus souvent paroxystiques. Tournant le dos au réalisme phénoménal, Ackroyd privilégie les voies de la romance du passé et
transmue son oeuvre en romance d'Albion.
Auteur du désormais myhique Londres, la biographie, Peter Ackroyd est l'un des auteurs britanniques contemporains les plus prolifiques. Romancier, poète, essayiste et biographe, cet insatiable polygraphe n'a cessé d'ausculter les origines et manifestations de l'anglicité en quelque trente ans de carrière. Sa démarche archéologique l'a conduit à reconstituer un canon caché et visionnaire de l'anglicité partant de Chaucer et rejoignant T.S. Eliot en passant par More, Shakespeare, Hogarth, Blake, Chatterton, Turner, Dickens et bien d'autres. Dans les diverses composantes de son art Ackroyd met ainsi au jour une tradition qu'il juge typiquement anglaise et qu'il souhaite polémique, en ceci qu'elle préfère le baroque au classique, la profusion à l'ascétisme, le magique à l'empirique, l'impur au pur, l'ouvert au fermé. A travers sa quête tout éliotienne de la présence du passé, Ackroyd devient inventeur des vestiges d'une tradition et s'attache à faire jaillir les lignes de continuité et de frayage, faisant coexister les âges dans sa vision de la métropole tentaculaire. La culture qu'il convoque est à la fois digne et gouailleuse, mystérieuse et festive ; les mages de la Renaissance, architectes du passé, meurtriers et artistes de tous temps donnant la main aux protagonistes de l'époque contemporaine. Et ce chantre de la musique d'Albion a recours à de multiples formes et genres : baroque, sublime, gothique, polar, fantastique, inquiétante étrangeté pour solliciter des affects le plus souvent paroxystiques. Tournant le dos au réalisme phénoménal, Ackroyd privilégie les voies de la romance du passé et
transmue son oeuvre en romance d'Albion.
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Grande-Bretagne,
littérature contemporaine
Dossier "Contemporary British Women Poets"
Le numéro 6.1 d'E-rea (http://www.e-rea.org) publie un dossier spécial sur : "Contemporary British Women Poets (1985-2005) ". Au sommaire :
Marc PORÉE — Contemporary British Women Poets (1985-2005): A new legislature (Introduction to this issue of E-rea)
Catherine LANONE — Baring Skills, Not Soul: Carol Ann Duffy’s Intertextual Games
Adrien GRAFE — Helen Farish and Feminine Poetic Identity
Pascale AMIOT — ‘Thieving perspectives’: Eavan Boland’s “Suburban Woman” poems
Marc PORÉE — An Animal Muse of Their Own
Daniel SZABO — Feminine Irony in the Religious Poetry of Gwyneth Lewis
Raphael COSTAMBEYS-KEMPCZYNSI — “The world is round”: mystification and the poetry of Lavinia Greenlaw
Vincent BROQUA — Delineating a “non-place” in the UK? 10 notes on experimental poetry written by women: Caroline Bergvall and Redell Olsen
Marc PORÉE — Contemporary British Women Poets (1985-2005): A new legislature (Introduction to this issue of E-rea)
Catherine LANONE — Baring Skills, Not Soul: Carol Ann Duffy’s Intertextual Games
Adrien GRAFE — Helen Farish and Feminine Poetic Identity
Pascale AMIOT — ‘Thieving perspectives’: Eavan Boland’s “Suburban Woman” poems
Marc PORÉE — An Animal Muse of Their Own
Daniel SZABO — Feminine Irony in the Religious Poetry of Gwyneth Lewis
Raphael COSTAMBEYS-KEMPCZYNSI — “The world is round”: mystification and the poetry of Lavinia Greenlaw
Vincent BROQUA — Delineating a “non-place” in the UK? 10 notes on experimental poetry written by women: Caroline Bergvall and Redell Olsen
Femmes et roman hindi contemporain
"Femmes et roman hindi contemporain" : une conférence de Geetanjali Shree, écrivaine et historienne hindi.
Lundi 17 novembre 2008, salle D 143, 10h-12h.
en dialogue avec Rada Ivekovic, sociologie et philosophie indienne, Université Jean Monnet, St Etienne et Nadia Setti, Etudes féminines Littératures Comparées Centre de Recherches en Etudes féminines Etudes de Genre Paris 8
séance ouverte à tout public.
Organisation : Centre de Recherches en Études Féminines et Études de genre laboratoire EA 354, Paris 8
Contact : Centre de Recherche en Etudes Féminines et Etudes de genre
secrétariat Fatima Zenati - fatima.zenati@univ-paris8.fr
Lundi 17 novembre 2008, salle D 143, 10h-12h.
en dialogue avec Rada Ivekovic, sociologie et philosophie indienne, Université Jean Monnet, St Etienne et Nadia Setti, Etudes féminines Littératures Comparées Centre de Recherches en Etudes féminines Etudes de Genre Paris 8
séance ouverte à tout public.
Organisation : Centre de Recherches en Études Féminines et Études de genre laboratoire EA 354, Paris 8
Contact : Centre de Recherche en Etudes Féminines et Etudes de genre
secrétariat Fatima Zenati - fatima.zenati@univ-paris8.fr
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17 octobre 2008
Booker Prize 2008 : Aravind Adiga
je transmets cette information sur l'attribution du prix littéraire Man Booker Prize 2008 :
Aravind Adiga has been named the winner of the £50,000 Man Booker Prize for his novel The White Tiger.
Announced on 14 October at an awards ceremony at Guildhall, London, Adiga became the fourth debut novelist to win the coveted prize.
Shortlisted runners-up Steve Toltz, Linda Grant, Philip Hensher, Amitav Ghosh and Sebastian Barry each received £2,500 with all authors, including Adiga, also receiving a designer-bound edition of their book.
Head of judges, Michael Portillo commented: "The judges found the decision difficult because the shortlist contained such strong candidates. In the end, The White Tiger prevailed because the judges felt that it shocked and entertained in equal measure."
Aravind Adiga has been named the winner of the £50,000 Man Booker Prize for his novel The White Tiger.
Announced on 14 October at an awards ceremony at Guildhall, London, Adiga became the fourth debut novelist to win the coveted prize.
Shortlisted runners-up Steve Toltz, Linda Grant, Philip Hensher, Amitav Ghosh and Sebastian Barry each received £2,500 with all authors, including Adiga, also receiving a designer-bound edition of their book.
Head of judges, Michael Portillo commented: "The judges found the decision difficult because the shortlist contained such strong candidates. In the end, The White Tiger prevailed because the judges felt that it shocked and entertained in equal measure."
02 octobre 2008
Situation des Lettres
La revue Le Monde de l'éducation publie dans son numéro d'octobre un dossier sur "les Lettres" : "Les méthodes, les programmes, les filières pour sauver les Lettres" ; "Comment aborder les classiques" ; "Quels débouchés pour les littéraires".
Je vous l'indique en tant qu'il représente un aperçu des discours qui peuvent se tenir actuellement sur la question de la fonction sociale de la littérature, et des études de littérature. Intéressant d'en avoir un écho dans la presse ; cette revue étant évidemment l'une des plus proches de l'univers de l'enseignement. L'occasion semble être associée à la sortir du film de Christophe Honoré, La Belle Personne, qui est une relecture de La Princesse de Clèves.
Dans le même numéro, d'ailleurs, un article sur "L'université française bousculée par les classements" internationaux, sur fond de mondialisation.
Je vous l'indique en tant qu'il représente un aperçu des discours qui peuvent se tenir actuellement sur la question de la fonction sociale de la littérature, et des études de littérature. Intéressant d'en avoir un écho dans la presse ; cette revue étant évidemment l'une des plus proches de l'univers de l'enseignement. L'occasion semble être associée à la sortir du film de Christophe Honoré, La Belle Personne, qui est une relecture de La Princesse de Clèves.
Dans le même numéro, d'ailleurs, un article sur "L'université française bousculée par les classements" internationaux, sur fond de mondialisation.
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23 septembre 2008
Parution sur la littérature anglaise contemporaine
(Re-)Mapping London
Visions of the Metropolis in the Contemporary Novel in English
ouvrage collectif, sous la direction de Vanessa Guignery - Editions Publibook.
Présentation du livre par l'éditeur :
How do English novelists represent London? How do their characters move in this space of life and death, madness and violence, beauty and terror? Which interactions appear between them and the urban space, the streets, the squares, the dwellers? This volume questions the writing of the English capital from two viewpoints, depending on whether the authors are British native Londoners or come from the ex-colonial countries (including children of immigration). Two points of view which permit to grasp a subtle panorama of the city.
The aim of this collection is to explore representations of London in contemporary literature from two main perspectives: the city as observed by British-born Londoners and the new multicultural London. The British capital is sometimes presented as a labyrinthine, hostile and even occult city which is now no longer the centre of the Empire and is a place of chaos, decay, disorder, corruption and alienation. But it can also be considered in a creative and dynamic perspective as the source of endless imagination and regeneration, as the place for growth and change, for new beginnings and possibilities. This volume examines fresh ways of re-mapping the metropolis and redefining its contours in novels from the 1960’s to the present, with special focus on Graham Swift, Salman Rushdie, Ian McEwan, Zadie Smith, Peter Ackroyd, Will Self, Caryl Phillips, Doris Lessing, Jenny Diski, Tibor Fischer and Monica Ali.
Vanessa Guignery is Senior Lecturer in Contemporary English Literature at the University of La Sorbonne in Paris. She is the author of several books and essays on the work of Julian Barnes, including "The Fiction of Julian Barnes" (Macmillan, 2006), and "Conversations with Julian Barnes" (Mississippi Press, 2009), co-edited with Ryan Roberts. She has published articles on Arundhati Roy, Jeanette Winterson, Alain de Botton, David Lodge, Jonathan Coe, and Michèle Roberts, as well as a monograph on B.S. Johnson (Presses Universitaires de la Sorbonne, 2009). She has co-edited with François Gallix collections of essays on crime fiction, travel writing, literary prizes and on the work of Graham Greene.
Visions of the Metropolis in the Contemporary Novel in English
ouvrage collectif, sous la direction de Vanessa Guignery - Editions Publibook.
Présentation du livre par l'éditeur :
How do English novelists represent London? How do their characters move in this space of life and death, madness and violence, beauty and terror? Which interactions appear between them and the urban space, the streets, the squares, the dwellers? This volume questions the writing of the English capital from two viewpoints, depending on whether the authors are British native Londoners or come from the ex-colonial countries (including children of immigration). Two points of view which permit to grasp a subtle panorama of the city.
The aim of this collection is to explore representations of London in contemporary literature from two main perspectives: the city as observed by British-born Londoners and the new multicultural London. The British capital is sometimes presented as a labyrinthine, hostile and even occult city which is now no longer the centre of the Empire and is a place of chaos, decay, disorder, corruption and alienation. But it can also be considered in a creative and dynamic perspective as the source of endless imagination and regeneration, as the place for growth and change, for new beginnings and possibilities. This volume examines fresh ways of re-mapping the metropolis and redefining its contours in novels from the 1960’s to the present, with special focus on Graham Swift, Salman Rushdie, Ian McEwan, Zadie Smith, Peter Ackroyd, Will Self, Caryl Phillips, Doris Lessing, Jenny Diski, Tibor Fischer and Monica Ali.
Vanessa Guignery is Senior Lecturer in Contemporary English Literature at the University of La Sorbonne in Paris. She is the author of several books and essays on the work of Julian Barnes, including "The Fiction of Julian Barnes" (Macmillan, 2006), and "Conversations with Julian Barnes" (Mississippi Press, 2009), co-edited with Ryan Roberts. She has published articles on Arundhati Roy, Jeanette Winterson, Alain de Botton, David Lodge, Jonathan Coe, and Michèle Roberts, as well as a monograph on B.S. Johnson (Presses Universitaires de la Sorbonne, 2009). She has co-edited with François Gallix collections of essays on crime fiction, travel writing, literary prizes and on the work of Graham Greene.
12 septembre 2008
Shortlist for the Booker Prize 2008
La "shortlist" des six oeuvres retenues (parmi les 112 oeuvres soumises) pour l'attribution du Booker Prize 2008 a été annoncée le 9 septembre :
First time novelists Aravind Adiga (The White Tiger) and Steve Toltz (A Fraction of the Whole) are joined by the 2000 Orange Prize for Fiction winner Linda Grant (The Clothes on Their Backs). The 2002 Man Booker longlisted author Philip Hensher (The Northern Clemency), widely-acclaimed Indian writer Amitav Ghosh (Sea of Poppies) and Irish playwright, novelist, and poet Sebastian Barry (The Secret Scripture) make up the shortlisted six.
First time novelists Aravind Adiga (The White Tiger) and Steve Toltz (A Fraction of the Whole) are joined by the 2000 Orange Prize for Fiction winner Linda Grant (The Clothes on Their Backs). The 2002 Man Booker longlisted author Philip Hensher (The Northern Clemency), widely-acclaimed Indian writer Amitav Ghosh (Sea of Poppies) and Irish playwright, novelist, and poet Sebastian Barry (The Secret Scripture) make up the shortlisted six.
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