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02 octobre 2013

Soutenance HDR Claudine Le Blanc : "Par le détour de l'Inde"

Claudine Le Blanc soutiendra son habilitation à diriger des recherches le samedi 9 novembre 2013 à partir de 14h, à l’université de la Sorbonne nouvelle – Paris 3 (17 rue de la Sorbonne, Escalier C, 2e étage, couloir de gauche, Salle Max-Milner).
 
Le dossier, intitulé Par le détour de l’Inde. Littérature et intersubjectivité, comporte notamment l’ouvrage inédit Qu’est-ce qu’une littérature étrangère ? Naissance de la littérature indienne en France au XIXe siècle.
 
Le jury sera composé de Mesdames France Bhattacharya (INALCO), Florence Goyet (Université Stendhal – Grenoble 3), Tiphaine Samoyault (Université de la Sorbonne nouvelle – Paris 3, garante de l’HDR), et Messieurs Yves Chevrel (Université Paris – Sorbonne), Yves Clavaron (Université Jean Monnet Saint-Étienne) et Lieven D’hulst (KU Leuven).

17 septembre 2013

Littérature indiennes : comparatisme, postcolonialité, mondialités - séminaire C. Joubert 2013-2014


Cours théorique 
1er semestre, jeudi 18h-21h
1ère séance jeudi 3 octobre 2013 - Salle 1 Musée Branly


Littératures indiennes : 
comparatisme, postcolonialité, mondialités

Attention : le cours a lieu au Musée Branly, 37 Quai Branly, Paris 7ème.


L’Inde est l’un des grands terreaux du comparatisme, et par là l’un des lieux d’émergence des conceptions modernes du langage, de la culture et de la littérature. Son histoire artistique plurimillénaire, son immense diversité culturelle et son multilinguisme ordinaire obligent par eux-mêmes à pluraliser la lecture et à repenser les réflexes monolingues de l’histoire littéraire et de la poétique. Mais c’est le colonialisme européen qui a fait de l’Inde le point d’origine des sciences de l’altérité culturelle, avec toute l’ambiguïté de leurs fonctions de domination politique, dès les recherches orientalistes du xviiie siècle. L’Inde oblige donc aussi à une politisation attentive de la pensée de la littérature : elle demande de croiser l’étude des littératures avec celle des discours sur la littérature, qui sont toujours des idéologies de la culture, et toujours performées au sein d’histoires discursives et nationales différenciées.

 A partir des problématisations radicales que le cas indien rend nécessaire dans la pratique de l’histoire littéraire et dans la conception du culturel, le cours explore l’histoire des théories de la culture, et en particulier la genèse des comparatismes français, britannique et allemand – depuis les orientalismes, la grammaire et mythologie comparées, la littérature comparée, jusqu’aux postcolonial studies, et aux projections contemporaines du diasporique et du mondial.
Le parcours généalogique vise une réflexion théorique sur le rapport entre poétique et politique, engageant une lecture critique du rapport entre savoir et pouvoir pensé par Michel Foucault et largement prolongé par les études littéraires et culturelles anglophones contemporaines. Il s’agira de mettre « discours », « savoir » et « pouvoir », de même comme « culture » et « littérature », à la double épreuve du poème et de la différence des langues.



Premières indications bibliographiques : 

17 mai 2012

"Translations of Africa" workshop


Le séminaire "Diversité des langues et poétique de l'histoire", collaboration entre les universités Paris 8 et Rennes, en association avec le
Center for International Research in the Humanities and Social Sciences
CNRS/NYU - http://www.cnrsnyu.com

tiendra une journée d'étude intitulée : "Translations of Africa"
le jeudi 24 mai, 13h30-18h, 19 University Place, New York


After two years of work on Francophone and Anglophone postcolonialisms, with a focus on comparing “comparative” disciplines in the light of their national and linguistic histories, this workshop will conclude the Paris 8-Rennes 2 seminar “Le ‘postcolonial’ comparé”[i]. In 2011, we examined the multilingual, polycolonial Caribbean as a critical site for postcolonialism: as offering exceptional insights into the way empowering concepts connect(ed) to languages and different colonial histories.

In “Translations of Africa” we seek to pursue this comparative and literary exploration of the Atlantic world as a site for theory, and study how the Anglophone – Francophone differentials came into play in the diasporic, transnational experiments of Black liberation and Pan-Africanist movements, as they meshed with the anticolonial movements of the decades leading to Decolonization. We bring together scholars currently working on different points of this continuum, and seek to examine the linguistic dimension of these connexions, circulations and alliances: to explore in particular the anticolonial valence found by these intellectuals, artists and activists in the colonial languages of the British and French empires, and to study the peculiar anticolonial force that was found during this period in the processes of translation.

*

1.30 pm – 3.30 pm:
Emilienne Baneth & Claire Joubert: Introduction
Claire Joubert: Présence africaine between languages
Brent H. Edwards: on translating Michel Leiris’ L’Afrique fantôme
Michael Dash: Recomposer par Trace, Translating Africa in the New World

Coffee break

4 pm to 5.30 pm:
James Davis: Eric Walrond’s transnational writings 
Alice Goheneix: Which language to manifest independence? 
   African linguistic ambiguity and French political misconception: 1959 -1962
Emilienne Baneth: on the emergence of Black Studies

6 pm: Wine and cheese


[i] « Le ‘postcolonial comparé: anglophonie, francophonie », 2009-2011 cycle of the « Séminaire Diversité des langues et poétique de l’histoire », organised by Emilienne Baneth-Nouailhetas (Université Rennes 2, CNRS/NYU) and Claire Joubert (Université Paris 8). A volume bringing together the studies presented during this two-year programme is forthcoming (Presses Universitaires de Vincennes, 2013).  

22 novembre 2010

Conférence : Etudes françaises indiennes

Le Texte étranger
Université Paris 8


Le Professeur K. Madavane, professeur au Centre d'études françaises et francophones de Jawaharlal Nehru University (New Delhi), dramaturge francophone (Le Mahabharata des femmes,1998, Le Véritier, 2008) et metteur en scène, sera l'invité de l'Université Paris 8 du 19 au 29 novembre, pour une série d'interventions dans les cours, séminaires, et rencontres de recherche des départements et équipes de Littérature française et francophone, Littérature anglaise, et Théâtre. Cette visite représente une étape du programme de collaboration entre l'université JNU et Paris 8, et marque l'entrée en vigueur du partenariat international qui vient d'être signé entre les deux établissements.

Dans le cadre de ses travaux sur les sciences de l'étranger -- et plus spécifiquement dans celui son programme 2009-2011 sur la comparaison des postcolonialismes anglophone et francophone --, le groupe de recherche Le Texte étranger accueillera le Professeur Madavane pour une

conférence exceptionnelle
le vendredi 26 novembre à 14h,
Université Paris 8, salle A2278 :
Etudes françaises indiennes : de l'enseignement à l'écriture


Tous les chercheurs et étudiants sont les bienvenus.
Accès : métro Saint-Denis Basilique, arrêt Saint-Denis Université.
Contact : claire.joubert@univ-paris8.fr

08 janvier 2010

Séminaire "Geographies of displacement"

EMMA, l’équipe d’Accueil 741 de l’Université Montpellier 3 s’associe avec l’EA 853 de l’Université de Provence dans la création d’un séminaire bi-annuel intitulé « Geographies of Displacement ». Nos travaux rassembleront des membres venus de nos deux équipes, ainsi que
tout universitaire souhaitant s’associer à notre réflexion, lors de journées d’études qui auront lieu alternativement à Montpellier et à Aix-en-Provence de 2010 à 2014. Une première rencontre à Montpellier le vendredi 22 janvier 2010 (14.00-18.00, Bâtiment de la Recherche Marc Bloch – salle 103) sera l’occasion de présenter les travaux des membres fondateurs du séminaire ainsi que d’une table ronde au cours de laquelle nous dégagerons les axes de réflexion des prochaines journées en fonction des préoccupations scientifiques qui sont les nôtres, de nos
besoins de recherche, et de nos orientations théoriques.

Programme
14.00-14.45 Matthew Graves, "(Hi)stories of Place and Displacement: An
Australian Perspective."
14.45-14.30 Judith Misrahi-Barak, « La Caraïbe, des Diasporas. »
14.30-15.15 Claire Omhovère, « Géographie et littérature au Canada:
lieux communs ou terrains d'entente? »
15.15-15.45 Pause
15.45-17.00 Table ronde : fonctionnement bi-annuel du séminaire,
définition des axes de recherche, choix des orientations théoriques,
invitations de conférenciers. Projets de publications.

Toute personne intéressée est cordialement invitée à se joindre à nous.
Matthew Graves
Judith Misrahi-Barak
Gilles Teulié
Claire Omhovère

05 janvier 2010

Colloque "Fiction et cultures" : Paris 7, 7-8 janvier 2010

Colloque "Fiction et cultures"
7-8 janvier 2010
Université Paris-Diderot
Bâtiment des Grands Moulins- 6ème étage ; Salle Pierre Albouy
Org. F. Lavocat- A. Duprat

Jeudi 7 janvier
15h30h00-16h00 : Accueil des participants
16h00-16h15 Allocution d’ouverture : Anne Duprat, Françoise Lavocat
16h15-17h15: Monde hellénistique antique
Claude Calame : La pragmatique poétique des mythes grecs: fiction référentielle et performance rituelle
Emmanuel Bury : Fiction et rhétorique à l'époque impériale: les leçons de la seconde sophistique. 17h15-18h : Monde hébraïque médiéval
Revital Refael Vivante : « Reality » and « fiction » : Hebrew Travelogue Literature in the Middle Ages As a Case Study
Pause
18h15-19h15 : Monde arabe
Maya Boutaghou : Le cas de la littérature arabe moderne et contemporaine
Discussion avec Aboubakr Chraïbi

Vendredi 8 Janvier
9h00-10h00 : Inde
Rukmini Bhaya Nair : Yudhisthira’s lie : the fiction of India
Didier Coste : Fiction et fictionalité dans l’Inde moderne et contemporaine
Pause
10h15-11h15: Chine
Philippe Postel : Comment la fiction vint aux Chinois
Sebastian Veg : De l'histoire à la fiction : questions sur la genèse de la littérature chinoise moderne
11h15-12h15: Japon
Daniel Struve
Yasusuké Oura : Violences et procès : la fiction et ses limites au Japon
Après-midi
14h-15h : Afrique
Xavier Garnier-Jean Derive : Réalité et fiction : le point de vue des cultures africaines
15h-15h45 : Amérique du Sud
Annick Louis : États de Fiction, ou Fictions d'Etats
Discussion avec Ines Sáenz
15h45-16h : Caraïbes
Anja Bandau, Christophe Singler
Pause
16h15-17h00 : Europe
Jan Herman : Approche systémique de la fiction aux XVIIe et XVIIIe siècles en France
Discussion avec Irène Langlet
17h00h-17h45 : Mondialisation
Olivier Caïra : Fiction et mondialisation
Pause
18h-19h30 : Conclusions et discussions générales : Anne Duprat Françoise Lavocat

24 octobre 2009

Parution : Traduction postcoloniale et littérature hétérolingue

Vient de paraître : Outils pour une traduction postcoloniale. Littératures hétérolingues, Collection "Malfini", Éditions des Archives Contemporaines, Paris, octobre 2009, 270p.
ISBN : 9782813000118

19 octobre 2009

Parution : Modernités occidentales et extra-occidentales

Anne Tomiche et Xavier Garnier (dir.), Itinéraires, Littérature, textes, cultures, 2009 (3) : Modernités occidentales et extra-occidentales, Paris, L'Harmattan, octobre 2009, 200 p. , 20 € ISBN : 978-2-296-10115-9

La notion de modernité est communément associée à l'Occident. Pourtant, si l'on en juge par la diversité des expressions de la modernité littéraire en Occident, il semble bien qu'il y ait des modernités occidentales, parallèles ou en concurrence. Au-delà de l'analyse de la diversité des modernités en Occident, ce volume élargit le questionnement : les modernités littéraires sont-elles essentiellement occidentales et se sont-elles diffusées hors d'Occident ? Nombreuses sont les approches qui remettent aujourd'hui en question une telle perspective occidentalo-centrée. Loin de dissoudre la notion en lui donnant une trop large extension spatio-temporelle, cette ouverture du questionnement permet à la fois de repenser le concept de modernité dans sa pluralité et d'envisager autrement les rapports entre littératures occidentales et extra-occidentales.

Sommaire
Xavier GARNIER et Anne TOMICHE. Introduction
Les modernités en régime mondial : configurations géoculturelles
Anne TOMICHE. Les modernités littéraires sont-elles une affaire occidentale ?
Khalid ZEKRI. Aux sources de la modernité marocaine
Guillaume BRIDET. Les avant-gardes françaises de l'entre-deux-guerres face aux civilisations extra-occidentales
Les modernités : entre continuités et ruptures
William MARX. Traditions et modernismes. Eliot face à la temporalité française
Xavier GARNIER. Modernités littéraires en Afrique : injonction ou évidence ?
Claudine LE BLANC. Bankim Chandra Chatterji : les ruptures intérieures de la modernité littéraire indienne
« Histoires littéraires » de modernités : mises en phase et déphasages
Anne-Rachel HERMETET. Florence 1926 : Solaria et la question de la modernité
Karl ZIEGER. La « modernité viennoise » : de la réception du naturalisme à une « mystique des nerfs »
Emmanuel LOZERAND. La littérature japonaise au XIXe siècle. Deux ou trois récits d'une autre modernité

Comptes rendus
Antoine Compagnon, Les Cinq paradoxes de la modernité (Émilie Sevrain)
Michael Levenson (dir.), The Cambridge Companion to Modernism (Aurore Touya)
Benoît Tadié, L'Expérience moderniste anglo-américaine (1908‑1922) ; Benoît Tadié (dir.), Revues modernistes anglo-américaines. Lieux d'échanges, lieux d'exil (Valérie Sourisseau)
Dilip Parameshwar Gaonkar (dir.), Alternative Modernities (Cyril Vettorato)
Fredric Jameson, A Singular Modernity. Essay on the Ontology of the Present (Maëline Le Lay)
Richard Bauman et Charles L. Briggs, Voices of Modernity. Language Ideologies and the Politics of Inequality (Xavier Garnier)
Andrew J. Webber, The European Avant-Garde, Cultural History of Literature (Emmanuel Guy)
Laura Doyle and Laura Winkiel (dir.), Geomodernisms. Race, Modernism, Modernity (Nathalie Carré)
Modernism/Modernity, vol. 13, n° 3 (Tina Harpin)

26 septembre 2009

Appel à contribution : L'image de l'Autre dans la littérature et les arts visuels anglais (XVIIe-XVIIIe)

Call for papers/ Appel à contributions - LISA e-journal (http://www.unicaen.fr/mrsh/lisa) :
L’identité à l’épreuve de l’altérité : l’image de l’Autre dans la littérature et les arts visuels anglais aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Argumentaire :
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les voyages de découverte et les voyages commerciaux qui conduisirent les Anglais aux Antilles et aux Caraïbes, en Chine, en Inde ou encore en terres australes, amenèrent ces derniers à rencontrer d’autres cultures et à confronter leur propre image à ces figures de l’altérité. A l’échelle nationale, la recherche identitaire fut marquée par les questions religieuses et politiques ou encore par la progressive distinction entre sphère privée et sphère publique et l’opposition féminin/masculin pour ne prendre que quelques exemples. L’image de l’Autre fait surgir de nombreuses questions philosophiques, éthiques ou culturelles : on peut en effet considérer l’altérité en fonction de sa culture, de son appartenance ethnique ou de ses origines géographiques, ou encore de son identité sociale ou sexuelle.

Objet d’observation tout autant que de fantasmes, l’Autre semble donc afficher des contours définitoires fluctuants sur lesquels il conviendra de s’interroger. Dès les XVIIe et XVIIIe siècles, l’Autre servit d’instrument de mesure des différences identitaires, sociales, sexuelles ou culturelles, et nombreuses furent les représentations qui consignèrent le besoin d’établir une frontière, imaginaire ou pas, entre « eux »et « nous ». La perception de l’altérité semble en effet indissociable d’une projection des préoccupations identitaires du Soi, ce qui pose la question de l’authenticité des représentations anglaises de l’Autre et amène ainsi à considérer l’articulation entre illusion, fiction et réalité.

La rencontre avec l’Autre au cours des voyages, mais aussi la « fictionnalisation » de l’image de l’Autre en littérature et ses diverses représentations visuelles dans les arts picturaux, graphiques ou plastiques, ont permis aux Anglais d’affiner leur propre définition de l’identité nationale, par le jeu du regard, de la mise en miroir ou de l’opposition. On s’intéressera ainsi à la façon dont la dialectique du Soi et de l’Autre se déploie à travers un imaginaire de l’altérité mais aussi de l’identité, joue avec les préjugés, construit ou recycle des stéréotypes raciaux, sociaux, culturels, ou bien invente et codifie les attributs de l’Autre. On envisagera les rapports à l’Autre sur le mode de la rencontre, de l’échange, ou bien de la confrontation, de la peur, voire de l’affrontement pour expliquer les réactions face à l’altérité : dénigrement, rejet, aliénation, ou bien idéalisation et intégration. On cherchera à montrer comment la figure de l’Autre a pu être modelée, voire modélisée pour correspondre aux attentes, réelles ou fantasmées, du Soi. Les analyses de l’image de l’Autre pourront se prêter à des approches théoriques variées (orientalisme, théories coloniales, féminisme, historisme, sémiologie ou histoire culturelle par exemple) afin de multiplier les points de vue.

Parmi les multiples pistes de réflexion possible, on pourra s’intéresser, à titre indicatif, aux suivantes :
- Présence ou mise en place de « zones de contact » (Mary Louise Pratt) entre le Soi et l’Autre (rencontres directes ou représentations) et leurs significations.
- L’exotisme de l’Autre (coutumes, rites, costumes, « folklore »)
- La représentation de l’altérité dans la culture matérielle : objets exotiques, objets de l’empire et des colonies, chinoiseries, turqueries, goût indien
- La question de l’identité territoriale : l’Ailleurs et l’espace national
- Identité nationale et dimensions politiques ou religieuses
- Figures « domestiques » de l’altérité (genre, classe, région)
- Altérité et langage : la langue de l’Autre
- Prêter sa voix à l’Autre : comment « écrire », « exprimer » et mettre en scène l’Autre
- Hybridité et hybridation : la préservation du Soi pour reprendre les termes de Jonathan Lamb (the Preservation of the Self) ou bien « l’indigénisation » (going native)

Merci d’envoyer vos propositions d’articles (entre 20 et 50 lignes), accompagnées d’une courte bio-bibliographie, à Vanessa Alayrac-Fielding (valayrac@hotmail.com) ou Mickael Popelard (mickael.popelard@wanadoo.fr) avant le 30 janvier 2010 (les articles seront à envoyer avant le 30 septembre 2010). Les auteurs sont priés de respecter les normes de présentation indiquées sur le site de la Revue LISA/LISA e-journal (http://www.unicaen.fr/mrsh/lisa/presentFr.php?p=1 ou http://lisa.revues.org).

29 janvier 2009

Publication : Samuel Beckett et le théâtre de l'étranger

Samuel Beckett et le théâtre de l’étranger : art, langues, façons.
Dossier coordonné par Arnaud Bernadet et Claire Joubert. Coulisses, revue de théâtre, numéros 37 et 38, Presses universitaires de Franche-Comté, 2008-2009.

Ce dossier qui rassemble sur deux volumes de la revue Coulisses des contributions de chercheurs issus notamment de Polart (http://polartnet.free.fr), du Texte Etranger (EA 1569, Université de Paris 8) et du Centre “Jacques Petit” (EA 3187, Université de Franche-Comté) tente d’articuler l’écriture et de la pratique théâtrales de Samuel Beckett à une réflexion sur l’anthropologie de l’étranger. Il s’efforce de remettre en cause l’image d’un strict bilinguisme de l’œuvre au profit d’une vision plus résolument polyglotte et, ce faisant, valorise en particulier le domaine de l’expression germanique. C’est le point de vue de l’art qui fédère l’ensemble des articles réunis dans ces deux volumes à travers la double notion de façon et de malfaçon. L’idée est que le théâtre se révèle ici inséparable d’une poétique de la manière et ouvre une reconception critique de la théorie des langues et de ses implications pour une pensée de l’identité et de l’altérité mais aussi de la diversité et de la pluralité des cultures. L’enjeu porte finalement sur l’éthique et la politique de la dramaturgie beckettienne.

Contributions :
– Arnaud Bernadet & Claire Joubert, « Beckett et le théâtre de l’étranger : problématiques I & II ».
– Claire Joubert, « Beckett : le théâtre dépeupleur de langues »
– Pascale Sardin, « Répétition, différence et mort dans Come and Go/Va-et-vient/Kommen und Gehen. De l’étrangement féminin vu par Samuel Beckett ».
– Maïté Snauwaert, « L’impossible étranger ou la contradiction anthropologique. N’avoir que sa langue et naître dans une autre ».
– Mireille Bousquet, « Nothing to be seen anywhere. Faire entendre l’invisible dans A Piece of Monologue ».
– Gérard Dessons, « Le silence de phrases non proférées ».
– Jérôme Roger, « Tentative de grammaire du mal dire : Beckett ventriloque (romans, théâtre) ».
– Arnaud Bernadet, « “Sans queue ni tête” : Not I/Pas moi ou le théâtre de l’incohérence ».

11 novembre 2008

Doctorat : Poétique de la nation dans les oeuvres de Walter Scott et V.S. Naipaul

Projet de thèse déposé par N. Palamarchuk

Poétique de la nation dans les oeuvres de Walter Scott et V.S. Naipaul : énoncé, énonciation, réénonciation.

La question de la nation posée par Walter Scott et V.S. Naipaul reste toujours pertinente dans les études littéraires en raison de son déplacement dans le nouveau contexte postcolonial. Afin de repenser le national dans le contexte de notre époque, une époque où s’introduit la notion de postnational, nous prenons la route vers l’origine de la question chez Walter Scott en suivant ses catégories littéraires et leur reprise artistique par V.S. Naipaul. Il s’agit donc de l’analyse du dynamisme et du développement de la conception poétique de la nation dans les œuvres des deux écrivains, représentants de deux époques distantes mais en même temps unies par leur rapport aux problématiques littéraires et nationales.

Les études de la poétique des œuvres littéraires comprennent l’analyse de la fonction des catégories et des structures textuelles, des symboles, des images, en traitant la valeur artistique, historique, politique, culturelle et linguistique des textes comme une complexité des unités et des diversités. Nous trouvons le même principe d’équilibre entre unité et diversité dans la notion de la nation énoncée par Walter Scott et dans sa réénonciation par V.S. Naipaul. Ici, la nation est une conception dynamique et complexe qui comprend l’unité et la diversité nationale et culturelle en formant un espace d’interaction culturelle et politique, sociologique et psychologique.

Le point de départ de cette étude est le pôle de la complexité des nationalités qui a exigé la création d’un nouvel espace littéraire – le Roman Historique. Cet espace a rendu possible la création et le développement d’une façon originale de penser la problématique et la poétique de la nation, de la constitution de la conscience nationale et de ses diversités liées à l’époque postromantique. Afin d’établir le fondement du national, W. Scott « s’est engagé à un enregistrement historique des caractères et de la transformation des peuples». (Quaterly Review 11 1814 : 337) Le Roman Historique, qui est en même temps national et postromantique, interroge et déstabilise les formes de la création littéraire du romantisme. L’image statique du personnage et l’invention littéraire sans imitation de la réalité historique qui rendrait les œuvres vraisemblables, comprennent la tradition du roman colonial, qui est devenue un obstacle au progrès littéraire, et qui doit donc être surmonté. « When the tradition loses the ground in the contemporary reality and becomes an obstacle to the progress, it eliminates itself ». (W. Scott) L’époque littéraire de W. Scott est une époque à la frontière du romantisme et du réalisme, une époque de la recherche d’une conscience nationale des diverses nationalités habitant le territoire Britannique. Le problème serait résolu par une nouvelle forme de la création littéraire selon laquelle ces diversités seraient unies dans un espace poétique et social. Dans le roman historique, W. Scott a mis en valeur l’équilibre entre l’imagination et la réalité, et a démontré comment les passions et les préjugés des époques antérieures et l’interaction des nations pourraient former la vraie problématique du sujet. L’histoire a élargi les limites du vraisemblable et de la problématique du sujet.

Le projet présuppose le parallèle entre la poétique du Roman Historique et l’ampleur de sa réénonciation dans les œuvres V.S. Naipaul. La particularité critique de la conception artistique de V.S. Naipaul est basée sur la complexité d’interaction des diverses valeurs culturelles et artistiques. Elle comprend le pôle de la recherche de nouvelles formes artistiques ainsi que des sources et des voies d’établir et de définir la nation. En se déclarant écrivain anglais, britannique, né à Trinidad et sujet de l’empire britannique, V.S. Naipaul ne s’est pas identifié au colonial ni au postcolonial, il occupe donc un espace littéraire intermédiaire. Cet espace intermédiaire le caractérise en fonction de la problématique politique et culturelle postcoloniale de l’Inde. La complexité de son approche ne critique pas la participation anglaise dans la formation du national en Inde. L’écrivain est d’origine indienne mais en même temps il est étranger dans sa terre, il ne soutient pas les mouvements de résistance postcoloniale des indigènes ni les mouvements d’indépendance littéraire. Naipaul a quitté l’Inde, s’est installé en Angleterre et s’est déclaré écrivain anglais. Il voyage beaucoup en Inde et produit ses écrits de voyages en développant la problématique de la nation. Il y pose la question d’un nouvel espace artistique, qui est séparé du mouvement d’indépendance littéraire présent à l’époque. Car le postcolonial rend la forme du roman impossible; Naipaul a dévoilé une distance explicite de la forme du roman dans sa représentation artistique dans une situation postcoloniale en proposant des voies hétérodoxes. La conception de la nation par Naipaul présuppose une approche différente du colonial et du postcolonial. C’est en fait une conception de la décolonisation qui se place en équilibre entre les cultures.

C’est donc la complexité des conceptions critiques dans la création artistique et la relation des problématiques, postromantiques, nationales, et postcoloniales, qui nous intéresse et qui est profondément enracinée dans l’espace du Roman Historique de Walter Scott, et ses prolongements artistiques dans les œuvres de V.S. Naipaul.

Hypothèse

Le projet a pour l’objectif l’analyse du dynamisme et du processus de la formation littéraire de la nation dans les œuvres des deux écrivains qui renversent le rapport entre littérature et nation.
Le lien entre les deux auteurs est basé sur la conception de « replay », selon laquelle le travail créateur de V.S. Naipaul est la remise en jour de l’espace artistique de W. Scott. « … when the fiction of utopia becomes a disappointment the damaged cycle of imperialistic fantasies is redeployed. It allows various replays of unequal exchanges between civilized and primitive ». (V.S. Naipaul)

L’hypothèse avancée comprend les questions de la « passivité » et de l’« étranger ». Ce sont les catégories littéraires présentes chez les deux auteurs et en même temps ces catégories sont les caractéristiques dominantes des personnages principaux de W. Scott, et de la représentation artistique de l’auteur contemporain V.S. Naipaul. Le personnage-auteur est donc un observateur de la formation des nouveaux groupes. L’auteur se distingue du groupe, de la tradition littéraire, et permet que les influences d’éléments de la composition sociale aient un caractère actif dans sa création artistique au moyen du personnage-auteur passif.

Ces sont les questions de base qui caractérisent l’essence poétique et le rôle primordialement esthétique des personnages principaux, des spécificités de la composition des œuvres artistiques et finalement du dynamisme de la complexité critique et poétique de la nation dans l’art des deux auteurs. C'est-à-dire que la « passivité » et l’« étranger », qui avaient été énoncés par W. Scott, sont les catégories actives des formes critiques indépendantes de la réénonciation artistique de V.S. Naipaul.

07 novembre 2008

Colloque : "Ecrire l'autre langue"

La Maison de l'Europe à Paris, les Amis du Roi des Aulnes, et l'Institut Goethe, organisent une journée d'études et de lectures :

Ecrire l’autre langue - 20 et 21 novembre 08
Inscription : sh.bushi-cadot@paris-europe.eu

Parmi les écrivains qui choisissent de quitter leur pays ou sont forcés de le faire, certains, à un moment donné de leur parcours intérieur, optent pour la langue du pays d’accueil ou d’exil. Ils choisissent l’autre langue, la langue du déplacement. Mais qu’est-ce donc que cette langue ? De quelle manière ces écrivains, qui se tiennent entre deux ou plusieurs langues, forgent-ils leur propre idiome ? Les langues que travaille ainsi l’étranger se montrent-elles hospitalières ? Et qu’en est-il de la place faite à ces auteurs dans la société ?

Avec les écrivains Silvia Baron-Supervielle (Paris), Velibor Colic (Douarnenez), Rosa Domacyna (Bautzen), Zsuzsanna Gahse (Zürich), Nedim Gürsel (Paris), Vénus Khoury-Ghata (Paris), Ilma Rakusa (Zürich), Emine Sevgi Özdamar (Berlin), et les universitaires et chercheurs Fethi Benslama (Paris), Albert Dichy (Paris/Caen), Ottmar Ette (Berlin), Katja Schubert (Paris)


Programme :
Jeudi 20 novembre à la Maison de l’Europe de Paris, 35, rue des Francs-Bourgeois, 75004 Paris (M° Francs-Bourgeois ; tél : 01 44 61 85 99), 18h30 à 20h30 : Ouverture du colloque par Ghislaine Glasson Deschaumes et Nicole Bary

Quatre écrivains lisent leurs textes : Ilma Rakusa, Zsuzsanna Gahse, Silvia Baron-Supervielle, Velibor Colic. Introduction et modération: Nicole Bary


Vendredi 21 novembre au Goethe Institut (17 avenue d'Iéna, 75116 Paris France, Tél : +01 44 43 92 30, M° Iéna)
9h30 - 11.00 : la langue du déplacement. Introduction de Fethi Benslama. Avec Ilma Rakusa et Silvia Baron-Supervielle. Modération : Ghislaine Glasson Deschaumes
11.30 – 13.00 Inventer sa langue ? Introduction de Ottmar Ette. Avec Zsuzsanna Gahse et Vénus Khoury-Ghata. Modération : Albert Dichy
14.30 – 16.00 : la langue d’accueil est-elle hospitalière ? Introduction de Katja Schubert. Avec Roza Domascyna et Nedim Gürsel
16 .00 – 17.30 Celui qui écrit dans l’autre langue reste-t-il toujours déplacé ? Introduction d’Albert Dichy. Avec la participation de Emine Sevgi Özdamar et Velibor Colic. Modération : Nicole Bary
18.00 – 19.00 Quatre écrivains lisent leurs textes. Roza Domascyna, Emine Sevgi Özdamar, Nedim Gürsel, Vénus Khoury-Ghata. Introduction et modération : Jürgen Ritte

Programme sous réserve de modification

07 octobre 2008

Colloque : Transferts littéraires (Paris 13, mars 2009)

Le CRIDAF (Centre de recherches interculturelles sur les domaines
anglophones et francophones), de l'Université Paris 13, organise une journée d'études le vendredi 13 mars 2009, sur le thème : Transferts littéraires France, Grande-Bretagne, Amérique du Nord : Circulation de romans et pièces de théâtre aux 20ème et 21ème siècles.

Ci-dessous, l'appel à communication. Sans soumettre une proposition, on peut aussi simplement aller à la journée d'étude pour assister aux débats.

Appel à communication :

Ce projet s'inscrit dans une démarche comparatiste, qui vise à analyser la circulation de textes dans les aires anglophones et francophones. Après une première rencontre en 2008 consacrée au 19ème siècle, cette seconde journée d'études aura pour objectif d'examiner la manière dont romans et pièces de théâtre ont voyagé et voyagent entre France, Grande-Bretagne et Amérique du Nord depuis le début du 20ème siècle. On s'interrogera entre autres sur l'influence exercée par les multinationales de l'édition, et celle, plus paradoxale, d'éditeurs indépendants. Quels textes sont disponibles dans quelle aire linguistique et culturelle, comment ces textes sont-ils adaptés, présentés (paratexte), et traduits ? Comment sont-ils reçus, par quels
lectorats ? Le théâtre soulève des questions spécifiques : on pourra s'intéresser entre autres aux questions de mise en scène, de performance et d'articulation des différents états du texte. On pourra adopter soit une démarche globale, en envisageant les transferts de romans / pièces d'une zone vers une autre, soit proposer des études de cas, des exemples précis d'auteurs et de textes.
Les propositions de communication sont à envoyer au plus tard le 15 décembre 2008 aux trois organisatrices :
Ineke Bockting (ineke.bockting@neuf.fr)
Claire Parfait (claire.parfait@univ-paris13.fr)
Agathe Torti (agathe.torti@yahoo.fr)

18 août 2008

Woolf lectrice / Woolf critique

La revue ebc (Etudes britanniques contemporaines) publiait, à l'automne 2007, un nouveau numéro hors série rassemblant les travaux présentés au colloque annuel de la SEW (Société des études woolfiennes). Le colloque de juin 2006, à Toulouse, organisé par Catherine Bernard et Catherine Lanone, était consacré à "Woolf lectrice / Woolf critique."

Le sommaire est structuré comme suit (12 articles) :
1. Questions de formes / questions de genres
2. Lectures en travail : a) tissage ou envol : les métaphores herméneutiques ; b) empreintes de lectures ; c) L'être-en-commun
3. Influences [dont : les rapports de Woolf avec Matthew Arnold, et avec "l'âme russe"]

18 mars 2008

Journée d'étude " Poétique de l'étranger " - 29 mars

La journée d'étude annuelle du Texte étranger (composante de l'EA 1569, Transferts critiques et dynamique des savoirs - domaine anglophone, Université Paris 8) se tiendra le samedi 29 mars 2008, à l'université de Paris 8, salle B 237.

Programme de cette 6ème journée " Poétique de l'étranger " :
. 10h : Vincent Broqua (Littérature américaine, Paris 12) : " Recherche de traductions / traductions de recherche "
. 11h : Emily Eells (Littérature anglaise, Paris 10) : " Oscar Wilde en français dans le texte "
. 12h : Martine Créac'h (Littérature française, Paris 8) : " Epreuves d'exil (André du Bouchet) "
repas (buffet offert à tous les présents)
. 15h : Gérard Dessons (Littérature française, Paris 8) : " La littérature des métèques "
. 16h : Jean-Louis Déotte (Philosophie, Paris 8) : " Lyotard et le différend culturel "

14 janvier 2007

Publication : Comparer l'étranger

Le volume issu des travaux du séminaire IndeA/Texte étranger sur la littérature comparée (2004-2005) est paru.
Il s'intitule Comparer l'étranger. Enjeux du comparatisme en littérature, (dir. Emilienne Baneth-Nouailhetas et Claire Joubert), et est publié aux Presses Universitaires de Rennes.

Table des matières :

Introduction
E. Baneth : "Comment ne pas comparer?"
C. Joubert : "Le comparatisme comme critique : littérature/s, culture/s, peuple/s"
Y. Chevrel : "La littérature comparée et la quête d'un territoire"
D. Coste : "Comparatisme, universalisme, relativismes : les enjeux du modèle indien"
B. Bercoff : "Pratiques de la comparaison dans quelques départements de Lettres en France"
G. Cingal : "De l'Afrique anglophone au discours comparaisonnable"
C. Le Blanc : "Littératures orales, littérature, et littérature comparée : une discipline pour penser l'oralité littéraire"
J.-L. Chiss : "De quelques antinomies du comparatisme en linguistique et au-delà"
E. Dayre : "L'Absolu comparé - sur le sacrifice d'une vieille métaphore"
A. Tomiche : "Comparatisme et altérations dans la langue : une démarche pour penser l'altérité de/dans la langue"

24 juillet 2006

Littérature mondiale

Pour Imane D. toujours, à propos des appellations "littérature africaine"/ "littérature post-coloniale"/ "littérature européenne"/ "littérature mondiale" : une référence sur le concept de littérature mondiale, originellement proposée par Goethe (die Weltliteratur) :
  • Pascale Casanova. La République mondiale des lettres. Paris : Seuil, 1999.