29 et 30 Avril 2011 COLLOQUE SCRIPT : Théâtre Contemporain Orient-Occident Université d'EVRY
Partenariat avec le Théâtre de l’Agora, Evry
Autour du spectacle En attendant Godot présenté par le Contemporary Legend Theater de Taiwan au théâtre de l’Agora à Evry, SCRIPT lance l’idée d’une rencontre sur le Théâtre Contemporain Orient Occident. Des spécialistes du théâtre du Koweït, de l’Algérie, de la Turquie, du Japon, de la Chine, de Taiwan, d’Amérique du Nord et du Sud ainsi que d’Europe se réuniront pour présenter chacun le dramaturge contemporain le plus représentatif de notre époque et nous faire découvrir les dramaturges et metteurs en scènes très contemporains de leur secteur culturel. Le Théâtre de l’Agora présente cette version de la pièce de Beckett mise en scène par un acteur, chorégraphe et metteur en scène taïwanais, connu pour ses films d’action aux côtés de Jacky Chan ou Gong Li. Depuis plus de vingt ans qu’il dirige le Contemporary Legend Theater, Wu Hsing-kuo allie le chant, la déclamation, la danse et l’acrobatie, fidèle aux principes de l’opéra traditionnel chinois.
Vendredi 29 avril
9h30 Accueil
10h Ouverture Officielle Directrice Théâtre Agora : Programmation Théâtre du Monde
10h30 Francis Guinle (Lyon 2) : Théâtre Contemporain Koweit
11h00 Pause café
Président de séance : Francis Guinle
11h30 Souria Grandi Sahli (Phd Evry) : Théâtre Contemporain Algérien
12h00 Carles Battle Théâtre Contemporain Turc (Lu par Serge Dambrine)
12h30 Déjeuner
Président de séance : Florence Bermond
14h00 Stéphanie Lupo : Théâtre Contemporain Russe
14h30 Tin Lang Huang (Phd student): Théâtre Contemporain Japon
Président de séance : Zhigie Wang
15h00 Aurélie Collignon : Théâtre Contemporain Inde
15h30 Huang Yanping : Arts martiaux théâtre/cinéma chinois
16h00 Pause
Président de Séance : Vasoodeven VUDDAMALAY
16h30 Barbara Leonesi (Turin) : Théâtre Contemporain Chinois
17h00 Françoise Quillet : Théâtre Contemporain Taïwan.
17h30 Table ronde Journée 1 : Théâtres d’Orient
18h Cocktail
20h
De Samuel Beckett / Par le Contemporary Legend Theater de Taïwan
en Mandarin surtitré en français
Deux vagabonds, Estragon et Vladimir attendent Godot en bordure d’une route de campagne. Ils ne le connaissent pas, ne savent pas pourquoi ils l’attendent ni même s’il viendra… Probablement l’un des plus grands chefs d’œuvres dramatiques du vingtième siècle, cette pièce en deux actes est ici mise en scène par un acteur, chorégraphe et metteur en scène taïwanais, connu pour ses films d’action aux côtés de Jacky Chan ou Gong Li. Depuis plus de vingt ans qu’il dirige le Contemporary Legend Theatre, Wu Hsing-kuo allie le chant, la déclamation, la danse et l’acrobatie, fidèle aux principes de l’opéra traditionnel chinois. Cette version d’En Attendant Godot, puise donc dans toutes les formes du répertoire que le metteur en scène associe à l’humour du dramaturge irlandais. Le réalisateur Walter Asmus, qui a travaillé avec Samuel Beckett pendant des années, dit avoir été impressionné par la poésie et la beauté théâtrale de ce spectacle qui est parvenu selon lui à « décoder Beckett ».
Samedi 30 avril
Présidence de séance : Agathe Torti
10h00 Brigitte Gauthier Théâtre Contemporain Américain
10h30 Marie-Christine Loranger : Théâtre Contemporain Canadien
11h00 Elisabeth Angel-Perez (Paris IV) : Théâtre Contemporain
11h30 Pause café
Président de séance : Président de séance Damien Erhrhardt
12h00 Sylvie Arlaud : Théâtre Contemporain Allemand Autrichien
12h30 : Giampollo Gotti (ENSATT): Théâtre Contemporain Italien
13h Déjeuner
Président de séance : Javier Sanchez
15h00 Christilla Vasserot (Paris 3) : Théâtre Contemporain Latino-Américain
15h30 Mercè Saumell Vergés (Barcelone) : Théâtre Contemporain Catalan
16h Pause Café
17h00 TABLE RONDE CONTEMPORARY LEGEND THEATER : Avec Françoise Quillet, Jean-Marc Quillet, et Lin Wu productrice de la compagnie Contemporary Legend Theater de Taiwan
17h30 TABLE RONDE Journée 2 : Orient-Occident ensemble des participants
Le 29 avril 2011 Université d'Evry (RER D, 8h11 ou 8h41 etc... arrêt EVRY COURCOURONNES) AMPHI 300 Bât Maupertuis
Boulevard François MItterand 91025 EVRY
le 30 avril 2011 Théâtre de l'Agora, Place des Théâtres de l'Agora EVRY
Brigitte Gauthier
Directrice UFR LAM (Langues Arts Musique)
Directrice SCRIPT
Boulevard François Mitterrand
91025 EVRY
brigitte.gauthier@univ-evry.fr
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21 avril 2011
26 mai 2009
Appel à contribution : Colloque sur l'intertextualité
L'intertextualité dans le roman contemporain de lanngue anglaise : Appel à contribution
Date limite : 30 mars 2009
L'intertextualité dans le roman contemporain de langue anglaise
Dans le cadre de ses travaux autour des problématiques de la reprise en littérature (colloque 2006) et de la répétition (séminaire « Lettres, langue et psychanalyse »), le CARMA organise une journée d'étude consacrée à l'intertextualité dans la littérature anglophone contemporaine qui se tiendra à Lyon le vendredi 19 juin 2009.
Déjà quarante ans depuis que Julia Kristeva inaugurait le terme d' « intertextualité » dans la langue française. Ce concept critique d'inspiration bakhtinienne a donné naissance à une multiplicité d'emplois et de théories, certaines privilégiant l'acception dialogique et interdiscursive du terme (Kristeva), d'autres son caractère opératoire (Jenny, Genette), d'autres enfin ont pu y voir le locus de la littérarité (Riffaterre).
L'intertextualité a pu aussi se voir instrumentalisée par l'école structuraliste afin de servir le triomphe du lecteur consacré par la mort de l'auteur. Bien que critiquée, galvaudée, malmenée, l'intertextualité, même si elle est sans fond, n'est pas sans fondement. Preuve en est son dynamisme fécond dans la scène littéraire contemporaine anglophone au cours des trente dernières années. Des auteurs comme Peter Ackroyd, Antonia S. Byatt, Angela Carter, Jeanette Winterson, Patrick McGrath, Julian Barnes, Salman Rushdie, Joseph O'Connor, Thomas Pynchon, John M. Coetzee, Joyce Carol Oates, Margaret Atwood et Will Self attestent la vitalité d'une écriture sous influence, qui loin de la ressentir comme une angoisse, ont choisi de pleinement l'embrasser. Ainsi, l'intertextualité est un concept-clé pour interroger le roman contemporain et inversement, le roman contemporain semble imposer un retour critique sur cette notion.
On peut ainsi se demander quels sont, au-delà du « travail d'assimilation et de transformation » intertextuel (Jenny), les effets de l'intertexte sur la relation entre texte, auteur et lecteur. N'y aurait-il pas une spécificité de l'intertextualité contemporaine qui dépasserait les manipulations intertextuelles d'auteurs modernistes comme Joyce ou Eliot, dont l'écriture est antérieure de plusieurs décennies à l'avènement du concept ? L'intertextualité assumée du texte contemporain ne force-t-elle pas la « refonctionnalisation » (Rose) et ne guide-t-elle pas vers une transformation radicale de la relation littéraire ? L'écriture intertextuelle semble en effet ouvrir à la réécriture tout en opérant un bouleversement des rapports chronologiques et généalogiques dans l'espace littéraire.
Le rôle du lecteur mérite aussi d'être reconsidéré. Doit-il encore être vu comme le foyer principal d'actualisation des intertextes, quelles sont les limites de sa compétence, de sa liberté interprétative ?
Parallèlement, l'intertexte n'est-il au service que de la dissémination ou peut-on l'envisager comme une modalité de la fonction-auteur ? Récrire, c'est tout de même écrire, si bien que la question peut se poser de savoir si l'intertextualité est littérarité, c'est-à-dire le propre de l'écriture, ou si une écriture propre est possible parmi « l'incessante circulation des textes » (Genette) ?
Les communications pourront s'articuler autour des axes suivants :
- Renouveau des pratiques hypertextuelles (pastiche, parodie, palimpseste) et citationnelles (épigraphe, citation parcellaire ou plagiaire).
- Diachronie intertextuelle : modernisme, postmodernisme et contemporanéité
- Rapports auteur / intertexte, intertexte/ auteur.
- Style et intertexte : propre de l'écriture au second degré
- La réception intertextuelle : refonctionnalisation, perception, interprétation.
- Savoir du lecteur exégète ou désir du sujet lisant ?
Les propositions, en français ou en anglais, sont à adresser pour le 30 mars sous forme d'un abstract de 250 mots environ assorti d'une biobibliographie de quelques lignes aux organisateurs aux adresses électroniques suivantes : emiliewalezak@yahoo.fr et Jocelyn.Dupont@univ-lyon2.fr.
Les doctorants anglicistes ou comparatistes sont les bienvenus. Les communicants disposeront d'un temps de parole de 20 minutes suivi d'une dizaine de minutes consacrées au débat.
Date limite : 30 mars 2009
L'intertextualité dans le roman contemporain de langue anglaise
Dans le cadre de ses travaux autour des problématiques de la reprise en littérature (colloque 2006) et de la répétition (séminaire « Lettres, langue et psychanalyse »), le CARMA organise une journée d'étude consacrée à l'intertextualité dans la littérature anglophone contemporaine qui se tiendra à Lyon le vendredi 19 juin 2009.
Déjà quarante ans depuis que Julia Kristeva inaugurait le terme d' « intertextualité » dans la langue française. Ce concept critique d'inspiration bakhtinienne a donné naissance à une multiplicité d'emplois et de théories, certaines privilégiant l'acception dialogique et interdiscursive du terme (Kristeva), d'autres son caractère opératoire (Jenny, Genette), d'autres enfin ont pu y voir le locus de la littérarité (Riffaterre).
L'intertextualité a pu aussi se voir instrumentalisée par l'école structuraliste afin de servir le triomphe du lecteur consacré par la mort de l'auteur. Bien que critiquée, galvaudée, malmenée, l'intertextualité, même si elle est sans fond, n'est pas sans fondement. Preuve en est son dynamisme fécond dans la scène littéraire contemporaine anglophone au cours des trente dernières années. Des auteurs comme Peter Ackroyd, Antonia S. Byatt, Angela Carter, Jeanette Winterson, Patrick McGrath, Julian Barnes, Salman Rushdie, Joseph O'Connor, Thomas Pynchon, John M. Coetzee, Joyce Carol Oates, Margaret Atwood et Will Self attestent la vitalité d'une écriture sous influence, qui loin de la ressentir comme une angoisse, ont choisi de pleinement l'embrasser. Ainsi, l'intertextualité est un concept-clé pour interroger le roman contemporain et inversement, le roman contemporain semble imposer un retour critique sur cette notion.
On peut ainsi se demander quels sont, au-delà du « travail d'assimilation et de transformation » intertextuel (Jenny), les effets de l'intertexte sur la relation entre texte, auteur et lecteur. N'y aurait-il pas une spécificité de l'intertextualité contemporaine qui dépasserait les manipulations intertextuelles d'auteurs modernistes comme Joyce ou Eliot, dont l'écriture est antérieure de plusieurs décennies à l'avènement du concept ? L'intertextualité assumée du texte contemporain ne force-t-elle pas la « refonctionnalisation » (Rose) et ne guide-t-elle pas vers une transformation radicale de la relation littéraire ? L'écriture intertextuelle semble en effet ouvrir à la réécriture tout en opérant un bouleversement des rapports chronologiques et généalogiques dans l'espace littéraire.
Le rôle du lecteur mérite aussi d'être reconsidéré. Doit-il encore être vu comme le foyer principal d'actualisation des intertextes, quelles sont les limites de sa compétence, de sa liberté interprétative ?
Parallèlement, l'intertexte n'est-il au service que de la dissémination ou peut-on l'envisager comme une modalité de la fonction-auteur ? Récrire, c'est tout de même écrire, si bien que la question peut se poser de savoir si l'intertextualité est littérarité, c'est-à-dire le propre de l'écriture, ou si une écriture propre est possible parmi « l'incessante circulation des textes » (Genette) ?
Les communications pourront s'articuler autour des axes suivants :
- Renouveau des pratiques hypertextuelles (pastiche, parodie, palimpseste) et citationnelles (épigraphe, citation parcellaire ou plagiaire).
- Diachronie intertextuelle : modernisme, postmodernisme et contemporanéité
- Rapports auteur / intertexte, intertexte/ auteur.
- Style et intertexte : propre de l'écriture au second degré
- La réception intertextuelle : refonctionnalisation, perception, interprétation.
- Savoir du lecteur exégète ou désir du sujet lisant ?
Les propositions, en français ou en anglais, sont à adresser pour le 30 mars sous forme d'un abstract de 250 mots environ assorti d'une biobibliographie de quelques lignes aux organisateurs aux adresses électroniques suivantes : emiliewalezak@yahoo.fr et Jocelyn.Dupont@univ-lyon2.fr.
Les doctorants anglicistes ou comparatistes sont les bienvenus. Les communicants disposeront d'un temps de parole de 20 minutes suivi d'une dizaine de minutes consacrées au débat.
Libellés :
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intertextualité,
littérature contemporaine,
roman
01 mars 2009
Colloque : L'intertextualité dans le roman contemporain de langue anglaise
Je transmets cette annonce :
Dans le cadre de ses travaux autour des problématiques de la reprise en littérature (colloque 2006) et de la répétition (séminaire « Lettres, langue et psychanalyse »), le CARMA organise une journée d’étude consacrée à l’intertextualité dans la littérature anglophone contemporaine qui se tiendra à Lyon le vendredi 19 juin 2009.
Déjà quarante ans depuis que Julia Kristeva inaugurait le terme d’ « intertextualité » dans la langue française. Ce concept critique d’inspiration bakhtinienne a donné naissance à une multiplicité d’emplois et de théories, certaines privilégiant l’acception dialogique et interdiscursive du terme (Kristeva), d’autres son caractère opératoire (Jenny, Genette), d’autres enfin ont pu y voir le locus de la littérarité (Riffaterre).
L’intertextualité a pu aussi se voir instrumentalisée par l’école structuraliste afin de servir le triomphe du lecteur consacré par la mort de l’auteur. Bien que critiquée, galvaudée, malmenée, l’intertextualité, même si elle est sans fond, n’est pas sans fondement. Preuve en est son dynamisme fécond dans la scène littéraire contemporaine anglophone au cours des trente dernières années. Des auteurs comme Peter Ackroyd, Antonia S. Byatt, Angela Carter, Jeanette Winterson, Patrick McGrath, Julian Barnes, Salman Rushdie, Joseph O’Connor, Thomas Pynchon, John M. Coetzee, Joyce Carol Oates, Margaret Atwood et Will Self attestent la vitalité d’une écriture sous influence, qui loin de la ressentir comme une angoisse, ont choisi de pleinement l’embrasser. Ainsi, l’intertextualité est un concept-clé pour interroger le roman contemporain et inversement, le roman contemporain semble imposer un retour critique sur cette notion.
On peut ainsi se demander quels sont, au-delà du « travail d’assimilation et de transformation » intertextuel (Jenny), les effets de l’intertexte sur la relation entre texte, auteur et lecteur. N’y aurait-il pas une spécificité de l’intertextualité contemporaine qui dépasserait les manipulations intertextuelles d’auteurs modernistes comme Joyce ou Eliot, dont l’écriture est antérieure de plusieurs décennies à l’avènement du concept ? L’intertextualité assumée du texte contemporain ne force-t-elle pas la « refonctionnalisation » (Rose) et ne guide-t-elle pas vers une transformation radicale de la relation littéraire ? L’écriture intertextuelle semble en effet ouvrir à la réécriture tout en opérant un bouleversement des rapports chronologiques et généalogiques dans l’espace littéraire.
Le rôle du lecteur mérite aussi d’être reconsidéré. Doit-il encore être vu comme le foyer principal d’actualisation des intertextes, quelles sont les limites de sa compétence, de sa liberté interprétative ?
Parallèlement, l’intertexte n’est-il au service que de la dissémination ou peut-on l’envisager comme une modalité de la fonction-auteur ? Récrire, c’est tout de même écrire, si bien que la question peut se poser de savoir si l’intertextualité est littérarité, c’est-à-dire le propre de l’écriture, ou si une écriture propre est possible parmi « l’incessante circulation des textes » (Genette) ?
Les communications pourront s’articuler autour des axes suivants :
• Renouveau des pratiques hypertextuelles (pastiche, parodie, palimpseste) et citationnelles (épigraphe, citation parcellaire ou plagiaire).
• Diachronie intertextuelle : modernisme, postmodernisme et contemporanéité
• Rapports auteur / intertexte, intertexte/ auteur.
• Style et intertexte : propre de l’écriture au second degré
• La réception intertextuelle : refonctionnalisation, perception, interprétation.
• Savoir du lecteur exégète ou désir du sujet lisant ?
Les propositions, en français ou en anglais, sont à adresser pour le 30 mars sous forme d’un abstract de 250 mots environ assorti d’une biobibliographie de quelques lignes aux organisateurs aux adresses électroniques suivantes : emiliewalezak@yahoo.fr et Jocelyn.Dupont@univ-lyon2.fr.
Les doctorants anglicistes ou comparatistes sont les bienvenus. Les communicants disposeront d’un temps de parole de 20 minutes suivi d’une dizaine de minutes consacrées au débat.
Dans le cadre de ses travaux autour des problématiques de la reprise en littérature (colloque 2006) et de la répétition (séminaire « Lettres, langue et psychanalyse »), le CARMA organise une journée d’étude consacrée à l’intertextualité dans la littérature anglophone contemporaine qui se tiendra à Lyon le vendredi 19 juin 2009.
Déjà quarante ans depuis que Julia Kristeva inaugurait le terme d’ « intertextualité » dans la langue française. Ce concept critique d’inspiration bakhtinienne a donné naissance à une multiplicité d’emplois et de théories, certaines privilégiant l’acception dialogique et interdiscursive du terme (Kristeva), d’autres son caractère opératoire (Jenny, Genette), d’autres enfin ont pu y voir le locus de la littérarité (Riffaterre).
L’intertextualité a pu aussi se voir instrumentalisée par l’école structuraliste afin de servir le triomphe du lecteur consacré par la mort de l’auteur. Bien que critiquée, galvaudée, malmenée, l’intertextualité, même si elle est sans fond, n’est pas sans fondement. Preuve en est son dynamisme fécond dans la scène littéraire contemporaine anglophone au cours des trente dernières années. Des auteurs comme Peter Ackroyd, Antonia S. Byatt, Angela Carter, Jeanette Winterson, Patrick McGrath, Julian Barnes, Salman Rushdie, Joseph O’Connor, Thomas Pynchon, John M. Coetzee, Joyce Carol Oates, Margaret Atwood et Will Self attestent la vitalité d’une écriture sous influence, qui loin de la ressentir comme une angoisse, ont choisi de pleinement l’embrasser. Ainsi, l’intertextualité est un concept-clé pour interroger le roman contemporain et inversement, le roman contemporain semble imposer un retour critique sur cette notion.
On peut ainsi se demander quels sont, au-delà du « travail d’assimilation et de transformation » intertextuel (Jenny), les effets de l’intertexte sur la relation entre texte, auteur et lecteur. N’y aurait-il pas une spécificité de l’intertextualité contemporaine qui dépasserait les manipulations intertextuelles d’auteurs modernistes comme Joyce ou Eliot, dont l’écriture est antérieure de plusieurs décennies à l’avènement du concept ? L’intertextualité assumée du texte contemporain ne force-t-elle pas la « refonctionnalisation » (Rose) et ne guide-t-elle pas vers une transformation radicale de la relation littéraire ? L’écriture intertextuelle semble en effet ouvrir à la réécriture tout en opérant un bouleversement des rapports chronologiques et généalogiques dans l’espace littéraire.
Le rôle du lecteur mérite aussi d’être reconsidéré. Doit-il encore être vu comme le foyer principal d’actualisation des intertextes, quelles sont les limites de sa compétence, de sa liberté interprétative ?
Parallèlement, l’intertexte n’est-il au service que de la dissémination ou peut-on l’envisager comme une modalité de la fonction-auteur ? Récrire, c’est tout de même écrire, si bien que la question peut se poser de savoir si l’intertextualité est littérarité, c’est-à-dire le propre de l’écriture, ou si une écriture propre est possible parmi « l’incessante circulation des textes » (Genette) ?
Les communications pourront s’articuler autour des axes suivants :
• Renouveau des pratiques hypertextuelles (pastiche, parodie, palimpseste) et citationnelles (épigraphe, citation parcellaire ou plagiaire).
• Diachronie intertextuelle : modernisme, postmodernisme et contemporanéité
• Rapports auteur / intertexte, intertexte/ auteur.
• Style et intertexte : propre de l’écriture au second degré
• La réception intertextuelle : refonctionnalisation, perception, interprétation.
• Savoir du lecteur exégète ou désir du sujet lisant ?
Les propositions, en français ou en anglais, sont à adresser pour le 30 mars sous forme d’un abstract de 250 mots environ assorti d’une biobibliographie de quelques lignes aux organisateurs aux adresses électroniques suivantes : emiliewalezak@yahoo.fr et Jocelyn.Dupont@univ-lyon2.fr.
Les doctorants anglicistes ou comparatistes sont les bienvenus. Les communicants disposeront d’un temps de parole de 20 minutes suivi d’une dizaine de minutes consacrées au débat.
21 août 2007
Parution - littératures francophones
A noter pour tous ceux qui s'intéressent à la fois à la dimension postcoloniale de la littérature (où les perspectives de deux des plus massives anciennes puissances coloniales sont bonnes à croiser, pour une prise critique : l'anglophone et la francophone), et à l'état contemporain des questions du littéraire : la publication du volume Pour une littérature-monde, dirigé par Michel Le Bris et Jean Rouaud, paru chez Gallimard (2007). Ont contribué, entre autres, Tabar Ben Jalloun, Maryse Condé, Edouard Glissant...
Libellés :
contemporain,
littératures francophones,
monde,
postcolonial
28 juillet 2007
Repères sur le roman britannique contemporain
La revue Etudes Anglaises publie, dans son numéro d'avril-juin 2007 (60ème année, n°2), un dossier intitulé The Contemporary British Novel: 1996-2007.
Pour se procurer un exemplaire de la revue : Klincksieck / Didier-Érudition, 6, rue de la Sorbonne, 75005 PARIS - Téléphone : 01 43 54 47 57 - E-mail : mpciric@klincksieck.com (prix au numéro : 16 Euros)
Sommaire :
. François Gallix : Introduction
. Catherine Pesso-Miquel : From historiographic metafictions to bedtime stories: The changing contours of Graham Swift's novels
. Richard Pedot : Rewriting(s) in Ian McEwan's Atonement
. Vanessa Guignery : David Lodge's Author, Author and the genre of the biographical novel
. Catherine Bernard : Pat Barker's critical work of mourning: Realism with a difference
. Catherine Lanone : Mediating multi-cultural muddle: E. M. Forster meets Zadie Smith
. Georges Letissier : Queer, Quaint and Camp: Alan Hollinghurst's own return to the English tradition
. Christian Gutleben : An aesthetics of performativity: Patricia Duncker's art of simulation in James Miranda Barry
BIBLIOGRAPHY
Pour se procurer un exemplaire de la revue : Klincksieck / Didier-Érudition, 6, rue de la Sorbonne, 75005 PARIS - Téléphone : 01 43 54 47 57 - E-mail : mpciric@klincksieck.com (prix au numéro : 16 Euros)
Sommaire :
. François Gallix : Introduction
. Catherine Pesso-Miquel : From historiographic metafictions to bedtime stories: The changing contours of Graham Swift's novels
. Richard Pedot : Rewriting(s) in Ian McEwan's Atonement
. Vanessa Guignery : David Lodge's Author, Author and the genre of the biographical novel
. Catherine Bernard : Pat Barker's critical work of mourning: Realism with a difference
. Catherine Lanone : Mediating multi-cultural muddle: E. M. Forster meets Zadie Smith
. Georges Letissier : Queer, Quaint and Camp: Alan Hollinghurst's own return to the English tradition
. Christian Gutleben : An aesthetics of performativity: Patricia Duncker's art of simulation in James Miranda Barry
BIBLIOGRAPHY
Libellés :
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Forster,
Grande-Bretagne,
Hollinghurst,
Lodge,
McEwan,
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