28 mars 2012

Colloque "Les traumatismes de l'Empire" - décembre 2012

Les traumatismes de l'Empire.
Expressions, effets et usages des violences (post)coloniales.
Montpellier, MSH-M, 6 - 7 décembre 2012.

Les recherches sur les dynamiques impériales permettent, depuis quelques années, de renouveler l’appréhension des questions coloniales et postcoloniales (Cooper 2005). Elles engagent en effet à s’affranchir d’une histoire strictement nationale pour mieux approcher la dynamique des sociétés et des groupes en déplacement, et incitent à approcher les politiques d’États en rendant mieux compte de l’espace de négociation qui les anime dans leurs relations avec les populations placées sous domination coloniale et postcoloniale. L’usage de la notion d’Empire permet ainsi de ne verser ni dans la vision unilatéralement « par le bas » des subaltern studies, ni dans la vision parfois trop textualisée ou trop centrée sur les seules représentations et imaginaires des « études postcoloniales ». Elle invite à penser le contact des populations de manière symétrique et à le situer dans leur espace social de pratiques. Elle invite également à repenser le lien métropole-colonie et à rompre avec l’idée souvent inconsciente d’un « âge zéro » de l’histoire correspondant à la conquête ou la gestion coloniales, en prenant également en considération les dynamiques sociales antérieures à la colonisation (Bertrand 2011).
Le colloque souhaite réunir des communications qui, à partir des attendus de la problématique impériale, feront travailler la notion de traumatisme, dont D. Fassin et R. Rechtman ont retracé la généalogie (2006). A rebours des discours convenus sur les non-dits et les tabous du fait colonial dans la France du 21e du siècle, il s’agira d’abord de constater la profusion des paroles et des écrits qui caractérise notre époque, au risque des raccourcis et des amalgames. Il s’agira ensuite d'interroger l’historicité propre aux situations coloniales et postcoloniales : les terrains peuvent porter sur les situations coloniales, voire pré-coloniales si les sources le permettent, comme sur les situations postérieures à la colonisation. Il s’agira enfin de poser à nouveaux frais la question du déploiement, des usages et des effets de la violence en situation coloniale et/ou postérieure à l’occupation coloniale, sans réduire pour autant cette situation à l’exercice de la violence. Une difficulté évidente réside dans les usages concurrentiels du terme même de « traumatisme », appliqué indifféremment à des individus et à des collectifs, à propos de situations de violences loin d’être commensurables en elles-mêmes (des violences physiques attestées à la violence symbolique la plus désincarnée) et dans leur historicité (de la mémoire pluriséculaire de la colonisation aux chocs les plus immédiats des violences de guerre, le moment de manifestation du traumatisme étant un enjeu central des débats). Trois entrées seront privilégiées pour sélectionner les propositions de travaux empiriquement fondés.

- La première consiste à interroger le terrain en faisant travailler la notion de traumatisme dans son acception récente, qui consiste à mettre fin au soupçon à l’égard des victimes de violence ou des individus souffrants en déplaçant l’attention sur les situations vécues plutôt que sur les caractéristiques individuelles. Il s’agit de contrôler l’anachronisme en examinant les modes de (dis)qualification des situations qu’on qualifierait aujourd’hui de traumatiques, les conditions d’impossibilité de la prise en compte des victimes de violence comme telles, les moments de basculement dans la condition de victimes ou d’extension du domaine des victimes.
- La deuxième entrée met l’accent sur les savoirs et leurs usages, sur les mises en traumatisme savantes, indigènes et/ou « profanes » et s'attache à saisir les usages politiques qui en sont faits. Elle accorde, au-delà des catégories de discours, la primauté de l’attention socio-historique à l’examen
des pratiques.
- La troisième entrée vise la mise en critique des instrumentalisations mémorielles dans nos sociétés, dont C. Charle (2001) a montré qu’elles n’ont sans doute jamais été aussi « impériales » qu’aujourd’hui. L’analyse porte alors sur la construction sociale et historique de groupes de victimes, la production de frontières entre les groupes (comme bourreaux/victimes/témoins), la modification des représentations légitimes (quand les bourreaux deviennent aussi des victimes), les formes de la politisation de ces luttes de qualification.

Envoi des propositions à : traumatismesempirecolloque@gmail.com
Date limite de proposition : 15 mai 2012
Sélection des propositions : 15 juin 2012
Responsables : Sylvain BERTSCHY (Montpellier 3), François BUTON (CNRS-CEPEL), Éric SORIANO (Montpellier 3)

Comité scientifique : Alban BENSA (EHESS-IRIS), Romain BERTRAND (CERI-Sc Po), Jean-Michel
GANTEAU (Montpellier 3), Sylvain LAURENS (Limoges), Isabelle MERLE (CNRS-IRIS), Paul PANDOLFI
(MSH-M), Laure PITTI (Paris 8), Richard RECHTMAN (EHESS-IRIS), Frédéric ROUSSEAU (Montpellier
3), Emmanuelle SAADA (Columbia), Éric SAVARESE (Nice-CEPEL).


Éric SORIANO,
Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (CRESPPA),
UMR 7217, Équipe CSU
Maître de conférences en science politique
à l'Université Paul Valéry (Montpellier 3)
Route de Mende
34 199 Montpellier cedex 5

Séminaire Nations, nationalismes, identités nationales

je transmets :

Bonjour,

Le CERI et l'Ecole doctorale de Sciences Po sont heureux de vous inviter à la prochaine séance du séminaire de recherche "Nations, nationalismes, identités nationales" le 3 avril de 14h à 16h30 dans la salle de conférence du CERI au 56 rue Jacob, à Paris.

L'invité sera le Professeur Herman Lebovics, Distinguished professor en Histoire à l'Université de New York (Stony Brooks).

Il présentera une intervention sur le thème "Les non-dits de la France postcoloniale".

Les discutantes seront Anne-Marie Thiesse, directrice de recherche au CNRS à l'Ecole Normale Supérieure (Ulm) et Angéline Escafré-Dublet, docteure en histoire, post-doctorante au CERI.

L'entrée est libre, sans réservation.

Présentation générale du séminaire :

Ce séminaire interdisciplinaire s'adresse aux chercheurs et aux doctorants intéressés par le phénomène nationalitaire entendu au sens large, et par les questions qui s'y rattachent. Son objet est de fédérer les chercheurs pour qui la nation, le nationalisme ou le sentiment national sont les ou l'un des thèmes de recherche, afin de constituer un groupe de réflexion scientifique autour de cette question. Il a pour vocation de formuler et de relayer des propositions innovantes sur ces thèmes, au regard des contributions historiques et récentes de la science politique internationale, en sollicitant tous les registres d'analyse disponibles dans la discipline (pensée politique, sociologie politique, politique comparée, politiques publiques, histoire politique). Il consiste en l'organisation d'un cycle de séminaires autour de l'intervention de spécialistes internationaux du nationalisme, afin qu'ils puissent exprimer leur vision du nationalisme ou de la nation d'un point de vue théorique ou empirique. Les séances sont ouvertes à tous.
Les coordonnateurs du séminaire sont Vincent Martigny, doctorant au CERI (vincent.martigny@sciences-po.org) et Audrey Célestine, maître de conférence à l'université Lille 3 (audrey.celestine@gmail.com)

12 mars 2012

Histoire de Paris 8 - politique du savoir, histoire des disciplines

Parution de Un Mythe à détruire. Origines et destin du Centre universitaire expérimental de Vincennes, volume collectif dirigé par Charles Soulié, sociologue à P8, avec des contributions de Marie-Pierre Pouly, auteur par ailleurs d'une excellente thèse sur l'histoire de l'anglistique et de la scolarisation de l'anglais en France.
Pour sommaire, extraits, et autres détails : voir sur le site des PUV : 
http://www.puv-univ-paris8.org/themes/histoire/un-mythe-a-detruire--9782842923334-7-525.html


20 février 2012

Exile’s Return, An EMiC Colloquium at the Sorbonne Nouvelle

Exile’s Return, An EMiC Colloquium at the Sorbonne Nouvelle

Paris, France, June 28–30, 2012

PRELIMINARY PROGRAMME

Thursday, June 28th

8:00-8:45am Registration
8:45-9:00am Welcome and Opening Remarks
9:00-10:30am Session 1
Plenary: Modernism Reaching Out: From Paris to Planetarity
Chair: Dean Irvine (Dalhousie University/Yale University)
Andrew Thacker (De Montfort University)
Taking Root or Moving On? Modernism, Transnationalism, and Little Magazines
Suzanne Bailey (Trent University)
Remaking Diaspora: David Silverberg at William Hayter’s Atelier 17
Miguel Mota (University of British Columbia) and Paul Tiessen (Wilfrid Laurier University)
Malcolm Lowry’s “Lost” Novel (1931-44): From Paris Stories to Canadian Ashes to
Archival Return
10:30-11:00am Break

11:00-12:30pm Session 2
2A: Transmedia Modernisms
Chair: [Matt Huculak (Dalhousie University)]
Wendy Roy (University of Saskatchewan)
New York to Paris: Transnational Modernisms in Adaptations of Mazo de la Roche's
Jalna
Gilles Lapointe (Université du Québec)
Identité sans frontières : Edmund Alleyn et l’espace artistique parisien entre 1955 et
1970
Stéphanie Danaux (Université de Montréal) and Nova Doyon (Université Laval)
«Combien d’autres sont partis qu’on n’a jamais vus revenir?» Le débutant d’Arsène
Bessette illustré par Théophile Busnel (1914)
Session 2B: Elsewhere Communities
Chair: [Marc Fortin (Queen’s University)]
Emily Robins Sharpe (Pennsylvania State University)
Honeymoon in Paris: Women Reporting the Spanish Civil War
Bart Vautour (Mount Allison University)
Reporting Spain: Modernist Journalism and the Politics of Proximity
Sophie Marcotte (Université Concordia)
Du Fémina à l’indifférence : Gabrielle Roy et la France
Hannah McGregor (University of Guelph)
Writing the “Foreign”: Narratives of Travel in the Writing Careers of Margaret Laurence
and P.K. Page
12:30-2:00pm Lunch

2:00-3:15pm Session 3
3A: Wilfred Watson's Paris and the Problem of Finding a Canadian Idiom
Chair: [Shirley Neuman (University of Toronto)]
Paul Hjartarson (University of Alberta)
The Other Watson: Wilfred in (Another?) Paris
Gregory Betts (Brock University)
“I held all the hot egos of the world in my hand”: Conscious of Multi-Consciousness in
Wilfred Watson’s Poetry
Vanessa Lent (University of Alberta)
Paris and Wilfred Watson’s Cockcrow and the Gulls
3B: Comme Il Faut: Exile and Return in Modernist Canadian Periodical Production
Chair: [Andrew Thacker (De Montfort University)]
J. Matthew Huculak (Dalhousie University),
The Cosmopole Writes Back: Exile and Return in Le Nigog
Faye Hammill (University of Strathclyde)
Modes de Paris: Literature, Fashion and Excess in Dispatches to Canadian Periodicals
Michelle Smith (University of Strathclyde)
The Pursuit of Elegance: Advice and Advertisements for Parisian Travel in Canadian
Magazines of the 1920s and 1930s
3:15-3:30pm Break

3:30-4:45pm Session 4
4A: Writing Athwart: Editing Roy K. Kiyooka
A TransCanada Institute Panel
Chair: Kit Dobson (Mount Royal University)
SmaroKamboureli (University of Guelph)
Letters from the Other Side: On Editing and Editing Roy K. Kiyooka
Roy Miki (Simon Fraser University)
Transforming inglish: Editing the Poetry of Roy K. Kiyooka
Glen Lowry (Emily Carr University)
Roy Kiyooka's 'Wheels': A Trip thru the Coach House Backcountry
4B: Editing in Exile: Viewpoints from the Student Vanguard
A Roundtable
Chair: E.M. Kondusky (University of New Brunswick)
Melissa Dalgleish (York University)
Christopher Doody (Carleton University)
Hannah McGregor (University of Guelph)
4:45-5:15pm Break

5:15-6:45pm Session 5
Session 5A: Invisible > Visible
Chair: [Glenn Willmott (Queen’s University)]
Stephen Ross (University of Victoria)
The Spectrography of Ethics in Wyndham Lewis’s Tarr
Leah Ellingwood (University of Victoria)
Digitizing the Enemy: Developing a Resources Website on Wyndham Lewis's Tarr
Adam Hammond (University of Toronto)
Figures on Familiar Ground: Paris, Toronto, and the Heavenly City in Sheila Watson
and Wyndham Lewis
Session 5B: Sexuality, Textuality and Transculturality
Chair: [Melissa Dalgliesh (York University)]
Katie Tanigawa (University of Victoria)
“The absolute change of atmosphere”: Locating Paris in Canada’s Nostromo
Jason Wiens (University of Calgary)
Tracing the Limits of the Obscene: John Glassco’s Revisionary Modernism
Margo Gouley (York University)
Metaphor and the Modern Critic: The Transcultural Contexts of W.E. Collin’s The White
Savannahs
Emily Ballantyne (Dalhousie University)
Reading Backward: The Sexual and Textual Productions of John Glassco's Memoirs of
Montparnasse
6:45-7:45pm Reception

Friday, June 29th

9:00-10:30am Session 6
Plenary: Glocal Poetics
Chair: [Vanessa Lent (University of Alberta)]
E.M. Kondusky (University of New Brunswick)
“This is called work by those who know”: The Genesis of Leonard Cohen’s Death of a
Lady’s Man
Nadine Fladd (University of Western Ontario)
Revis(it)ing Modernist Moments: Morley Callaghan and The New Yorker
Catherine Lanone (University of Paris)
Reinventing the Image: T.S. Eliot and Emily Carr
10:30-11:00am Break

11:00-12:30pm Session 7
7A: Transnational Periodicals and Textual Migrations
Chair: [Emily Ballantyne (Dalhousie University)]
Jade Ferguson (University of Guelph)
“I’m Alabama Bound”: The 1930s International Anti-Lynching Campaign in the Pages of
Masses and the Poetry of Dorothy Livesay
Louise Kane (De Montfort University)
“an exile’s magazine”(?): Palms (1923-30), transatlantic review (1924), transition
(1927-38), and Epilogue (1935-8)
Zailig Pollock (Trent University) and Christopher Doody (Carleton University)
“I Have Changed”: Textual Transformations in P.K. Page's Brazilian Journal
7B: Routes of the Modern
Chair: [Paul Tiessen (Wilfrid Laurier University)]
Marc Delrez (University of Liège)
Rilke in Frame
Johannes F. Evelein (Trinity College)
Locus of Exile: Paris in the Modernist German Novel
Mark Williams (Victoria University)
Dark Furniture: The Lugubrious Modernism of Late Manhire
12:30-2:00pm Lunch

2:00-3:15pm Session 8
8A: France-Québec Connections
Chair: [Sophie Marcotte (Université Concordia)]
Jacques Paquin (Université du Québec)
L’expérience littéraire de Gatien Lapointe en France (1956-1962) à travers sa poésie et
ses archives personnelles
Michel Lacroix (UQAM)
Les exotiques à Paris (1910-1914) : entre modernismes et (néo-)classicisms
Sarah Alharbi (Université de Montréal)
Vers une phénoménologie de l’exil : quand l’exil du corps au Royaume des Idées
symbolise le retour de l’âme à ses origins
8B: Mansfield, Exile and the Self
Chair: [Christine Lorre-Johnston (Sorbonne Nouvelle)]
Simone Oettli (University of Geneva)
Katherine Mansfield and the Notion of Self
Elizabeth Welsh (University of Auckland)
Within the Pages of Rhythm: Mansfield, Exile and nostalgie de la boue
Janet Wilson (University of Northampton)
Mansfield, France and Childhood
3:15-3:30pm Break

3:30-4:45pm Session 9
Plenary: Global Migrations and Mutations
Chair: Marta Dvorak (Sorbonne Nouvelle)
John Thieme (University of East Anglia)
How Did Modernism Transform Itself When Nissim Ezekiel Shipped It to Bombay?
Muneeza Shamsie
Cross Cultural Influences, Transculturalism and European Modernism in the Poetry
and Prose of the Pioneering South Asian English writer, Shahid Suhrawardy (1890-
1965)
Laetitia Zecchini (CNRS)
Modernism in Indian Poetry: A Paradigm for Emancipation, Recovery and Creative
Out-of-placeness
4:45-5:15pm Break
5:15-7:00pm Keynote Presentations and Readings
Chair: Marta Dvorak (Sorbonne Nouvelle)
Mavis Gallant and Alberto Manguel

Saturday, June 30th

9:00-10:30am Session 10
Plenary: Intermedial Métissage
Chair: Gregory Betts (Brock University)
Katherine McLeod (University of Guelph)
Radio Modernism in Canada
Linda Steer (Brock University)
“I AM THAT AM I?” Brion Gysin’s Art of Unsettled Identities
Marta Dvorak (Sorbonne Nouvelle)
Image and Page: Mavis Gallant's Modernist Transmutations
10:30-11:00am Break

11:00-12:30pm Session 11
11A: Edges of the Modern
Chair: [Hannah McGregor (University of Guelph)]
Manina Jones (University of Western Ontario)
Collaboration as Collage: Brion Gysin and the Cutting Edges of Modernism
Erin Wunker (Dalhousie University)
“Try Advil, try Stein”: Sina Queyras the Making of Contemporary Canadian Feminist
Poetics
Mathieu Duplay (Paris 7 University)
Chinese Poems on the Moon: Writing the Canadian Landscape in Malcolm Lowry’s
“The Forest Path to the Spring”
Melissa Dalgleish (York University)
The White Goddess in Toronto: Jay Macpherson, Robert Graves, and the Exile of
Canadian Modernist Mythopoeia
11B: Place and Displacement
Chair: [Bart Vautour (Mt. Allison University)]
Travis Mason (Dalhousie University)
Reading Partridges and Others at the Edge of Ernest Buckler's Modernist Style
Marc Fortin (Queen’s University)
Marius Barbeau in Europe: Modernism, Ethnography, Translation
Robert Zacharias (University of Toronto)
“Brilliant Exile, for the Heart / Is and Not Makes, a Work of Art”: Modernism and the
Aesthetics of Displacement in Canada
Tony Tremblay (St. Thomas University)
Locating Attitudes to Place in Canadian Modernism: A New Brunswick Study
12:30-2:00pm Lunch

2:00-3:30pm Session 12
12A: Sheila Watson in Paris and Paris in her Journals
Chair: [Paul Hjartarson (University of Alberta)]
Matt Bouchard (University of Toronto) and Harvey Quamen (University of Alberta)
Bringing the Archive to the Streets: the WatsonAR Smartphone
Application
Kristin Fast (University of Alberta)
Mapping Sheila's Paris: just what did this exile return home with, anyway?
Linda Morra (Bishop’s University)
“I want my story told”: Modernism and Autobiographical Representation in
Sheila Watson’s Notebooks
Shirley Neuman (University of Toronto)
Sheila Watson, Paris, 1955
12B: Mansfield and Gallant: International Modernism and Paris
Chair: [Janet Wilson (University of Northampton)]
Sydney Janet Kaplan (University of Washington)
Mansfield, Manoukhin and International Modernism: Paris 1922
Anne Mounic (Sorbonne Nouvelle)
A Flavour of Paris in Katherine Mansfield’s Stories
Christine Lorre-Johnston (Sorbonne Nouvelle)
Women Abroad: Expatriation in Short Stories by Katherine Mansfield and Mavis Gallant
Teresa Gibert (Spanish National University)
Transculturality and Transnationalism in Mavis Gallant’s Writings
4:00-4:30pm Break

4:30-5:30pm Session 13
From Exile to Return
A Roundtable
Chair: Dean Irvine (Dalhousie University/Yale University)
Kit Dobson (Mount Royal University)
J. Matthew Huculak (Dalhousie University)
Glenn Willmott (Queen’s University)
[Faye Hammill]
[Smaro Kamboureli]
[Shirley Neuman]
8:00pm Conference Dinner
La Coupole

APPEL A CONTRIBUTIONS : « En-deça/Au-delà: Identités multiples à l’épreuve d’un monde postcolonial »

Je transmets un appel à communication proposé par Sneharika Roy :

Date: 17 Novembre 2012
Lieu: Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, Paris
Professeur invité : Neil Ten Kortenaar, Directeur du Centre de la littérature comparée, Université de Toronto


Dans leur introduction au numéro spécial globalisation du South Atlantic Quarterly en 2001, Susie O’Brien et Imre Szeman affirment que « la littérature fut globale avant d’avoir été nationale ». Elles continuent en expliquant que les membres des « élites littéraires » furent parmi les premiers à être « reliés globalement – autant au niveau matériel qu’au niveau imaginaire », et les premiers « à goûter aux productions narratives exotiques issues d’autres contextes que leur propre scène nationale et locale ». Si O’Brien et Szeman nous pousse doucement à réfléchir à la distinction trop facile entre littérature nationale et littérature mondiale, elles présentent néanmoins l’argument d’une « littérature mondiale, globale » fondée sur une exposition aux narrations « produites en-dehors » [nous soulignons].

Cela nous amène à la question suivante : dans un monde globalisé, où est le “dehors”, qui présupposerait un “dedans”? Où est le « deçà » de cet « au-delà » ? A quel endroit dresser la frontière épistémologique entre l’intérieur et l’extérieur des entités géopolitiques ? Où situer la division ontologique entre être dedans, à l’intérieur de cette « communauté imaginaire » d’Anderson, et se trouver à l’extérieur d’autres groupes du même genre ? Et que dire de l’aspect distinctif de la globalisation, qui enjambe deux pays (ou plus) et de nombreuses cultures et identités, souvent (mais pas toujours) liées à la condition postcoloniale ? En effet, dans un monde globalisé, l’intérieur et l’extérieur, l’en-deçà et l’au-delà, semblent n’être ni confirmés ni infirmés mais renégociés, en retournant ces notions sur elles-mêmes.

La position du sujet postcolonial nous intéresse plus spécialement parce qu’il est culturellement dedans et dehors, glissant presque entre les deux zones le long de lignes de failles impériales et postcoloniales. La théorie bakhtinienne s’offre à nous comme outil critique utile, non seulement pour la condition en-deçà/au-delà de l’écrivain postcolonial, mais pour tout écrivain qui doit se positionner ainsi, dedans/dehors la « langue, qui est à la limite entre soi et l’autre ». Il s’en suit que toute fiction est « à double voix », et les mots sont « à moitié à quelqu’un d’autre », « existent dans la bouche des autres » et doivent être appropriés en « les forçant à se soumettre à nos propres intentions et accents ».

Ce retournement peut-être juxtaposé de façon productive avec l’idée de la position « compliquée » de l’écrivain, qui, telle que Deleuze nous le rappelle, est un terme qui vient du latin complicare, « plié ensemble, et replié ». Ainsi, pour Deleuze, « le pli idéal est-il Zweifalt, pli qui différencie et qui se différencie », mais, pour l’écrivain, peut-être un tel pliage a-t-il aussi des implications métaphysiques – et métafictionnelles. Perché sur le rebord, ni en-deçà ni au-delà, l’écrivain prend conscience de la dimension ontologique de la place qu’il occupe, et des implications qui vont au-delà du soi, pour se déverser dans l’ironie et la métafiction.

Nous accueillons les propositions de communication qui explorent la question de la posture et de l’imposture de l’auteur, des personnages, du retournement et du port de “masques” (selon Fanon); celle du pli et du pliage de la langue et du soi qui peuvent être basées sur l’approche deleuzienne qui plie, tisse et détisse la subjectivité. Plutôt que de reproduire les débats sur des oppositions géopolitiques (national/international) et idéologiques (« original » et « local » vs. « productions narratives exotiques ») binaires qui sont devenues courantes dans les études postcoloniales, cette journée d’étude se propose d’adopter une approche différente de l’écrivain (et du lecteur) de « littérature de la mondialisation » : sans cesse retourné, détourné, sous tension.

Cette journée d’étude est organisée par la branche postcoloniale de l’équipe d’accueil PRISMES. Nous sommes ravis d’annoncer que Neil Ten Kortenaar, directeur du Centre de Littérature Comparée de l’Université de Toronto, a accepté notre invitation, et ouvrira la journée.
Les propositions, en français ou en anglais, sont à adresser pour le 25 avril 2012 sous forme d’un abstract de 250 mots environ assorti d’une bibliographie de quelques lignes, aux organisateurs, aux adresses électroniques suivantes : sneharika.roy@gmail.com et à madeleine.laurencin@etud.sorbonne-nouvelle.fr. Les communicants disposeront d’un temps de parole de 20 minutes suivi d’une dizaine de minutes consacrées au débat.

15 février 2012

Littérature et histoire : numéro du Débat

La revue Le Débat, numéro 165, mai-août 2011, présente un dossier sur :

L'histoire saisie par la fiction

 Historiens et romanciers
Pierre Nora, Mona Ozouf, Antony Beevor, Patrick Boucheron, Alain Corbin, Antoine Compagnon.

 Les romanciers et la matière historique
Philippe Forest, Laurent Binet, Antony Beevor et Jonathan Littell.

Georges Duby : Ego-histoire. Première version inédite, mai 1983. Présenté par Patrick Boucheron.

 Actualités du roman historique
Gérard Gengembre, Jean-Yves Tadié, Blanche Cerquiglini.

Deux monuments
Alexis Berelowitch : Les totalitarismes de Vassili Grossman ; Georges Nivat : La roue de l'histoire : Alexandre Soljenitsyne.

 Cinéma et représentation de l'histoire
Antoine de Baecque, Tadeusz Sobolewski.

05 février 2012

Séminaire "Pratiques et poétiques de l'espace urbain en contextes postcoloniaux"

je transmets : 

La prochaine séance du séminaire « Pratiques et poétiques de l’espace urbain en contextes postcoloniaux » aura lieu le Jeudi 9 février 2012, de 17h30 à 19h30 au Musée du Quai Branly : 37 quai Branly 75007 Paris, salle de cours n°2 (sous-sol, à droite de l’amphi Claude Lévi-Strauss).

Nous y accueillerons Jean-Pierre DOZON (Directeur d'études à l'EHESS ) :
SAINT-LOUIS DU SÉNÉGAL, UN HYPER-LIEU DE MÉMOIRES


Quelle est cette ville de l'Afrique de l'Ouest, persistant à l'appeler d'un nom très français et très chrétien alors que la population qui la compose et le pays dont elle fut longtemps la capitale sont majoritairement musulmans? Qu'est-ce que Saint-louis du Sénégal sinon un formidable lieu de mémoires, aujourd'hui classé au patrimoine de l'humanité par l'UNESCO, installé primitivement sur un site non moins exceptionnel, une île entre fleuve et océan, désert et terres arables, propice à la fiction et au romanesque?

Jean-Pierre Dozon est anthropologue, directeur de recherches à l'Institut de recherche pour le Développement et directeur d'études à l'EHESS, membre du Centre d'Etudes Africaines et du projet ANR "Publislam". Egalement directeur scientifique de la FMSH, il est notamment l'auteur de La Société bété. Histoire d'une "ethnie" de Côte d'Ivoire (Karthala, 1985); La cause des prophètes. Politique et Religion en Afrique contemporaine (Seuil, 1995); Frères et sujets. La France et l'Afrique en perspective (Flammarion, 2003); L'Afrique à Dieu et à Diable. Etats, ethnies et religions (Ellipse, 2008); Les clés de la crise ivoirienne (Karthala, 2011)

La séance est ouverte à tous
Bien cordialement,
Aline Bergé, Xavier Garnier et Marc Kober

25 janvier 2012

Inde, et littératures indiennes dalits - références

Trois articles / références qui m'ont été conseillés, publiés dans Caravan ("A Journal of Politics and Culture") et The Guardian :

- "Lighting Out of the Territory: The Arduous Journey of Modern Dalit Literature" (S. Anand) : http://www.caravanmagazine.in/Story.aspx?StoryId=719

- No Alphabet in Sight. New Dalit Writing from South India (vol 1 : Tamil & Malayalam). Ed. K. Satyanarayana & Susie Tharu : http://www.caravanmagazine.in/Story.aspx?StoryId=927

- India After Gandhi (Ramachandra Guha) : review by Amit Chaudhuri. The Guardian, April 2007.

19 décembre 2011

Festival littéraire Delhi - Samanvay - suite

Le site web du festival Samanvay consacré aux littératures indiennes (8 littératures de langues représentées cette année de la première édition ; les années suivantes annoncent la programmation avec d'autres langues, en rotation) vient d'être complété avec photos des intervenants et enregistrements vidéo des sessions.
Cette archive est exceptionnellement précieuse. A voir!
Site : http://samanvayindianlanguagesfestival.org/

L'un des autres grands festivals littéraires d'Inde est le festival de Jaipur, annuel depuis 2008. Le site web dédié archive les programmes et autres documents des années successives.
Site : http://jaipurliteraturefestival.org/

14 décembre 2011

Festival littéraire Delhi - Samanvay

dans le Sunday Guardian du 11 décembre:

" Samanvay steps in where other Lit Fests fail to tread:
Manjusha Madhu 11th Dec

On 16 December, Delhi will unravel the magic of literature in Indian laguages at Samanvay literary festival. It will provide a platform for writings in eight Indian languages, including Malayalam, Tamil, Punjabi, Indian writing in English, Assamese, Hindi, Urdu and Bengali. The idea is to energise the Indian literary scene by infusing some dynamism and richness that the exponential growth of literary festivals in the country has somehow failed to capture.

"Everyone knows about the Booker or Nobel Prize winner, but most are at sea regarding the good writers of their own language. The Jnanpith and the Sahitya Akademi awards hardly get any media attention," points out Satyanand Nirupam, member of the Programme Advisory Committee, India Habitat Centre and an organiser of Samanvay.

With India boasting a vast ambit of languages, the task of selecting a meagre eight was in itself formidable for the organisers. "We chose the languages taking into account Delhi's population. Thus, though Hindi, English and Punjabi are going to be the staple languages, the rest will keep changing every year," says Giriraj Kiradoo, co-founder of Pratilipi books, who is in the organising team.

The overarching idea driving the festival is marginalisation, be it a genre, gender or caste. The themes for each of the sessions reflect this concern. "We wanted to make it as encompassing as possible," says Kiradoo. Thus, the Punjabi session will be on Dalit love poetry, while the Tamil section will grapple with the complexities of women writing about the body.
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The overarching idea driving the festival is marginalisation, be it a genre, gender or caste. The themes for each of the sessions reflect this concern.

Nirupam explains. "We had extensive discussions with established names in these languages and zeroed in on a topic." Once the session topics were finalised, the writers were chosen based on their availability and area of expertise. Thus, for the Malayalam session on 'autobiographies from the margins', an eclectic mix of speakers were shortlisted, like C.K. Janu, the renowned tribal rights activist; Nalini Jameela who shot to fame with her work The autobiography of a sex worker and Sister Jesme whose book Amen: an autobiography of a nun created seismic waves within Kerala's strong Christian community. "Autobiography is a genre that has enabled a subaltern narrative. I have always maintained that if every woman in Kerala were to write her autobiography, the whole layout of Kerala society would change," points out Sister Jesme.

Though the idea behind the festival was to provide an arena for varied Indian language writers to get together, ideate and initiate a dialogue amongst them, it is hard to escape the trappings of Indian writing in English. "We wanted a session on Indian writing in English. We do not see this as means to pitch one language against another, but intend to give space for healthy discussions. Moreover, English is widely spoken," says Nirupam.

The session on Indian writing in English is dedicated to analysing whether 'non-fiction' as a genre has been marginalised; and contextualising it within the notion that fiction is or has been the most dominant literary genre in the developing countries. The thoughts of Kashmiri writer Basharat Peer, who is also one of the session speakers, on the topic is indicative of the dimensions the discussion is likely to take. "I think the term non-fiction is nowadays being loosely employed. It's with a certain limited definition of nonfiction that this so-called showdown between fiction and non-fiction is being pitted," he says.

Samanvay promises some heated discussions, firebrand intellectualism and an avenue for progressive and thinking minds to collide and grow in the process. "

Colloque : Usages socio-politiques des savoirs sur le langage et les langues

Colloque annuel SHESL-HTL, 26, 27 et 28 janvier 2012, Paris (Pôle des langues et civilisations, 65 rue des Grands Moulins, Paris 13e)
" Linguistiques d’intervention - Des usages socio-politiques des savoirs sur le langage et les langues " - voir présentation complète du programme, en ligne.


Le colloque international annuel de la SHESL sera consacré en 2012 aux usages socio-politiques des savoirs sur le langage et les langues et ce, dans une perspective tant historique que trans-culturelle. L’objectif général est de mettre en perspective les relations que les sciences du langage (l’appellation est à prendre lato sensu) ont entretenues par le passé et entretiennent aujourd’hui avec le domaine socio-politique afin, d’une part, de dégager un panorama des enjeux auxquels les travaux relatifs au langage peuvent être mêlés et, d’autre part, de développer une réflexion sur le rôle du théoricien du langage - chercheur, expert, missionnaire, citoyen... - ainsi que sur la manière dont il fait autorité, refuse de faire autorité, ou s’autorise lui-même. Plus largement, nous nous interrogerons sur le rapport entre savoirs sur le langage et/ou les langues et intervention socio-politique : les sciences du langage sont-elles plus perméables aux doctrines socio-politiques que d’autres savoirs sur l’homme ? Le sont-elles autrement ?

Les contributions - parmi lesquelles quatre conférences invitées - s’organiseront autour des quatre axes thématiques suivants :

1) Le théoricien du langage en tant qu’acteur. Parce qu’il est membre d’une société, le descripteur de langues est concerné par l’actualité sociale et politique de son temps. Être social et observateur d’une activité sociale : comment ces deux statuts se concilient-ils dans l’activité intellectuelle du spécialiste ? Comment certains ont-ils volontairement utilisé leurs travaux à des fins socio-politiques ? Sous quelles formes un engagement socio-politique peut-il imprégner une réflexion relative au langage et/ou aux langues ?

2) Le théoricien du langage en tant que récepteur. Parce qu’il est spécialiste, le théoricien du langage peut être sollicité et devenir, qu’il le veuille ou non, le relais de projets socio-politiques. Le travail des missionnaires, la promotion de variétés linguistiques sur « commande », la très actuelle fonction d’expert, en sont des exemples patents.

3) Le théoricien du langage dépossédé de ses travaux. Le grammairien, linguiste, lexicologue élabore des outils dont il ne maitrise que partiellement la finalité. Ses travaux, en effet, peuvent parfois être détournés et instrumentalisés à des fins diverses (sociales, politiques, religieuses, etc.). Comment fait-il face à cette récupération ?

4) Comment s’articulent, dans les sciences du langage, les différentes dimensions de « l’intérêt de connaissance » (théoriques, pratiques, sociales) ?

Contacts : emilie.aussant[AT]linguist.jussieu.fr, cpuech50[AT]yahoo.fr, irene.catach[AT]wanadoo.fr)

08 décembre 2011

Littératures et théories postcoloniales - séminaire 2011-2012

Séminaire Littératures et théories postcoloniales (rue d’Ulm)

Ce séminaire se propose d’aborder "la pensée postcoloniale" comme registre de questionnement à travers une démarche proprement littéraire fondée sur l’étude d’oeuvres singulières, et de travailler au plus près de l’articulation théorie / littérature. Le texte littéraire apparait comme le lieu privilégié où se manifeste la complexité discursive que les théories postcoloniales s’emploient à conceptualiser, et où se construit un « entre-deux du colonisateur et du colonisé ». Ce séminaire se donne donc pour double enjeu d’examiner comment la littérature vient nourrir, mettre à l’épreuve et parfois déborder « la » théorie et comment celle-ci peut à son tour faire émerger le littéraire comme espace critique et politique. C’est l’impératif de décloisonnement (entre disciplines, histoires, langues, littératures, aires géographiques) et de comparatisme qui guide ce séminaire, à l’intersection des études indiennes, de la littérature comparée, des littératures de langue française et des études anglophones.

13 janvier: Sneharika Roy (Paris 3), Salle Célan
« La dés-orientalisation de Ved Vyasa et la dés-héllinisation d'Homère: La réappropriation postcoloniale de l'épopée chez Shashi Tharoor et Derek Walcott »

27 janvier : Jaine Chemmachery  (Rennes II), Salle Célan
« Fiction courte coloniale de Rudyard Kipling et Somerset Maugham ou les nouvelles sur l'empire comme marqueurs de modernité ».

3 février: Vanessa Guignery (ENS de Lyon), Salle Beckett
 « Le concept d’hybridité dans les études postcoloniales : pourquoi faire? »

17 février: Mireille Calle-Grüber (Paris 3), Salle Célan
« L'identité et la différence folles. Jacques Derrida et Abdelkebir Khatibi : rencontre autour du Monolinguisme de l'autre ».

2 mars: Lotte Arndt (Humboldt Universität Zu Baerlin), Salle Beckett
 « Stratégies discursives dans les revues culturelles parisiennes portant sur l'Afrique »

 16 mars: Marta Dvorak (Paris 3), Salle Beckett
« 'Splitting into two disconnected entities': shifting frictions in the interface of aesthetics and politics» (Tsitsi Dangarembga, Nervous Conditions)

 30 mars: Guillaume Bridet (Paris 13), Salle Beckett
 « Culture, classe et race - Inde spirituelle, Inde colonisée et Inde aryenne: valeurs et usages ».

6 avril: séance commune avec le séminaire « Orientalismes » (département Littératures et Langages, ENS [14h à 16h, Salle à préciser] 
Lise Guilhamon (Versailles Saint-Quentin) « Poétiques de la langue autre dans le roman indien de langue anglaise »
Laetitia Zecchini (CNRS) « Langues migrantes : bilinguisme, traduction et cosmopolitisme dans la poésie indienne contemporaine »

27 avril : Aude Dieudé (Duke University), Salle Beckett
« Engagement et Résistance dans la Littérature Haïtienne du 19e Siècle : Enjeux et Portée des Métaphores Dévoilées »

11 mai : Alexis Tadié (Paris IV – IUF), Salle Beckett
  « La théorie de la littérature selon Salman Rushdie »

25 mai : Dominique Combe (ENS), Salle Beckett
  « Etudes francophones, théories postcoloniales : "deux solitudes" ? »

 15 juin : Claire Gallien (Paul-Valéry Montpellier III), Salle Simone Weil
« Dancing with fiction » et / ou « Walking with the Comrades"?:  Arundhati Roy, la littérature, la politique et le critique littéraire »

06 décembre 2011

Littérature indienne : 16 décembre, Paris 8


Littérature et histoire : soutenance de thèse 7 décembre

Soutenance de thèse : Poétique et rhétorique du récit historiographique. Pour un Nouveau discours de l’Histoire

Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis
École doctorale « Pratiques et Théories du Sens »

Thèse présentée le 7 décembre 2011 par Bérenger Boulay devant un jury composé de:

Monsieur Bruno Clément (directeur de thèse), professeur à l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis ; Madame Catherine Coquio, professeur à l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis ; Monsieur Carlo Ginzburg, professeur émérite à l’Université de Californie Los Angeles ; Monsieur François Hartog, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales ; Madame Anne Tomiche, professeur à l’Université Paris-Sorbonne.

Résumé
Les prolégomènes à un Nouveau discours de l’Histoire présentés dans ce travail cherchent à définir les catégories d’une théorie des formes et des genres de l’écriture de l’Histoire – ou historiographie – et prolongent en les discutant les propositions avancées par Roland Barthes dans « Le discours de l’histoire ». Tout en revendiquant cet héritage, l’étude tient compte des critiques généralement adressées à la sémiologie, au structuralisme et au formalisme : accoler le qualificatif « nouveau » au titre de l’article de Roland Barthes est ainsi une manière de signifier que l’approche morphologique, plus particulièrement narratologique, que nous proposons, si elle s’intéresse d’abord aux propriétés formelles des textes écrits par les historiens, entend rendre compte des différentes manières dont ces textes se réfèrent au réel, la référence n’étant pas la moindre de leurs caractéristiques. De la poétique du récit à la rhétorique démonstrative et testimoniale, nous essayons de parcourir et d’articuler les trois phases qui constituent l’opération historiographique selon Paul Ricoeur, mais dans un mouvement qui trouve nécessairement son ancrage dans l’étude de la phase représentative pour examiner son articulation à la phase explicative/compréhensive et à la phase documentaire. En partant du texte de l’Histoire, nous montrons comment ce dernier peut, à travers l’interaction de la représentation, de l’explication et de l’attestation, acheminer le lecteur vers le réel. Mots-clés : Histoire, historiographie, poétique, rhétorique, narratologie, morphologie textuelle.


Mercredi 07 décembre 2011 de 14h à 18h, salle Max Milner, Galerie Rolin, escalier C, 2e étage, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris

27 novembre 2011

Postcolonial Text - revue en ligne

Je transmets :

Postcolonial Text is a fully online, open-access quarterly journal for postcolonial studies, that publishes articles, book reviews and interviews on postcolonial, transnational, and indigenous themes, as well as poems and short stories. It has a global readership and is indexed in the MLA International Bibliography and MLA Directory of Periodicals.

In 2008, it was invited to join the prestigious Open Humanities Press (OHP), which includes on its Board of Directors Jonathan Culler, Stephen Greenblatt, J. Hillis Miller, Antonio Negri, Gayatri Spivak, Ngugi wa Thiong'o, and John Willinsky , among others.

Postcolonial Text welcomes submissions on an on-going basis at http://www.postcolonial.org.

To visit our current issue, log into http://postcolonial.org/index.php/pct/issue/current.

Chantal Zabus. Editor-in-Chief - www.zabus.eu
IUF Chair of Comparative Postcolonial Literatures and Gender Studies
Institut universitaire de France- http://iuf.amue.fr/author/czabus/

24 novembre 2011

Référence sur la culture indienne anglophone

De Srinavas Aravamudam, Guru English. South Asian Religion in a Cosmopolitan Language. Penguin, 2006. Dont développements sur la Théosophie en particulier.

Séminaire "Théories du genre contemporaines" - 2 décembtre 2011


je transmets l'annonce :  

"Généalogies intellectuelles, traductions théoriques et transferts culturels des théories du genre contemporaines" : Séminaire doctoral collectif  de l’Atelier Condorcet 2011-12 (EHESS - EPHE - PARIS 1 - PARIS 8  - PARIS 13)
Organisé par le Centre d’études féminines et d’études de genre de Paris 8
CNRS Site Pouchet. Salle des conférences 59/61, rue Pouchet. 75013 PARIS
16h-18h30

Séminaire du vendredi 2 décembre : 
Priscille Touraille : « "Les sexes" comme catégorie triviale d'analyse dans les sciences sociales: une entrave à penser le genre »

L’usage plus que récurrent du terme « sexes » dans les travaux des sciences sociales vient reconduire les représentations communes que le concept de genre avait pour but d’analyser et de déconstruire. En rappelant que ce ne sont justement pas les sexes (les caractères biologiques) que l’on distingue quand on parle de « sexes », mais bien les individus envisagés comme « sexes », on s’interrogera sur la propension de la critique féministe constructiviste à faire se chevaucher ces deux plans de réalité, exactement comme le font les représentations ordinaires. Ce chevauchement rend incapable de distinguer la croyance générale de « ce que c’est que la réalité biologique du sexe » de la réalité biologique telle qu’elle peut être théorisée dans les sciences du vivant.  

Priscille Touraille est chercheur au Laboratoire d’éco-anthropologie et d’ethnobiologie (Muséum national d’histoire naturelle, Paris). Elle s’intéresse à l’imbrication du biologique et du social au cœur de la catégorisation homme/femme (discours populaires/ordinaires occidentaux) et à la façon dont les différentes sciences théorisent autour de cette imbrication. Mène à l’heure actuelle un travail d’épistémologie critique portant sur l’usage des concepts de sexe et de genre en sciences sociales et en sciences du vivant.
2008 : Hommes grands, femmes petites : une évolution coûteuse. Les régimes de genre comme force sélective de l’adaptation biologique. Paris : Éditions de la Maison des Sciences de l’Homme
2011  : « Déplacer les frontières conceptuelles du genre »,  Journal des anthropologues, N° 124-125 « Les rapports de sexe sont-ils solubles dans le genre ? » sous la direction d’Annie Benveniste et Adelina Miranda : 49-69
 2011 : « L’indistinction sexe et genre, ou l’erreur constructiviste», Critique, « Bodybuilding. L’évolution des corps » sous la direction de Thierry Hoquet : 87-99.

20 novembre 2011

Références sur la littérature indienne - #3

- De G.N. Devy également : After Amnesia (Orient Longman, 1992). Dont le propos est d'examiner les difficultés rencontrées par le projet de ressaisir l'histoire de la critique littéraire (dont théories des arts, théories du langage, théories de la littérature) indienne pré-coloniale, en langues Bhasha - soit, une contribution "to curing our collective cultural amnesia".
Y compris, rencontrées constamment, les difficultés posées par la question des traductions.

- Comparative Indian Literature (vols 1 et 2), ed. K.M. George (1984, Keraka Sahitya Akaddami). KM George est également auteur du volume Modern Indian Literature, an Anthology. Surveys and Poems (1992, Sahitya Akademi. 

17 novembre 2011

Références sur la littérature indienne - #2

- A.K. Ramanujan, "Three Hundred Ramayanas: Five Examples and Three Thoughts on Translation", dans Vijay Dharwandkar (ed.), The Collected Essays of A.K. Ramanujan (New Delhi, OUP, 1999).

Colloque "Etats critiques et transitions disciplinaires" - EA 1569, Paris 8


États critiques et Transitions disciplinaires.
EA 1569 : colloque quadriennal – université Paris 8, 18-19 novembre 2011. Bâtiment D, salle 143.

Vendredi 18 novembre.
9h-9h30 Accueil et introduction – Yves Abrioux.
TOWARDS DIGITAL HUMANITIES.
9h30-10h15
Carl DiSalvo (Georgia Institute of Technology) : Design as the Medium between Technology and the Humanities.
Conférence plénière.
10h15-11h
Répondants: Alexandra Saemmer (P8) et Yves Abrioux (P8); discussion générale.
11h-11h20: pause café.
11h20-12h30
Databases, Interfaces and Hypermedia Environments: an Epistemological Paradigm Shift for the Humanities?
Table ronde avec Yan Brailowsky (Paris 10), Séverine Letalleur  (Paris 10), Arnaud Regnauld (P8).
12h30-14h : déjeuner.
ETUDES CROISEES SUR LE GENRE.
14h-16h
Lilli Parrott (P8) : How to tell a 'he' from a 'she':  l'usage des pronoms genrés pour les objets sans genre en anglais.
Erwan Pépiot (P8) : Voix d'hommes et voix de femmes : différences physiologiques et construction sociale.
Claire Gillie (docteur en anthropologie psychanalytique ; chargée de cours,
Paris 7) : Voix nouvelles : transsexualisme et transfiguration.
Interventions suivies d'une série de questions sur le genre et la linguistique.
16h-16h20: pause café.
16h20-17h30
Emily Ngubia Kuri (Université de Berlin)
The Challenge of Gender Research in Neuroscience.
Présentation suivie d'une table ronde avec  Hélène Marquié ( P8) et Claude Safir  (P8) sur le genre et les neurosciences.


Samedi 19 novembre.
LITTERATURE ET SAVOIRS.
9h-9h40
Pete Lowry (Missouri Botanical Museum; Museum d’Histoire Naturelle de Paris), Peter Behrman-de Sinety (ENS, Paris) et Andrée-Anne Kekeh (P8) : Suivre les plantes ? : questions/réflexions sur la botanique et le littéraire.
9h40-10h : discussion générale.

10h-10h40
Sandra Travers de Faultrier (avocate ; IEP Paris) : Le temps du visible
Répondant : Barbara Villez (P8).
10h40-11h : discussion générale sur le rapport droit et littérature
11h-11h20 : pause café
11h20-12h30.
Savoirs, Fiction, Narration, Textualité.
Table ronde autour de Lorenzo Bonoli (Institut Universitaire Fédéral pour la Formation Professionnelle, Lugano). Avec  Noëlle Batt (P8), Peter Behrman-de Sinety, Andrée-Anne Kekeh, Pete Lowry, Bastaine Moumamba (P8),  Elise Ryst (P8), Sandra Travers de Faultrier, Barbara Villez,
12h30-14h : déjeuner.
DIPLOMACY IN THE AGE OF DIGITAL COMMUNICATIONS.
14h-16h
Table ronde dirigée par Beatrice Heuser (Université de Reading; professeur invité, Paris 8).
Avec Nicolas de la Granville (chef du protocole, Commission européenne), Richard Jones (diplomate ; ancien ambassadeur des Etats-Unis ; directeur adjoint, International Energy Agency), Paul Patin (attaché de presse, ambassade américaine à Paris), Raphael Ricaud (Paris 10).
16h-16h20: pause café.
16h20-17h30 : Conclusion du colloque : table ronde.