23 septembre 2013

Colloque The Place of Memory in Diasporic Cultures : programme

The Place of Memory in diasporic cultures
MRSH (Maison de la Recherche et des Sciences Humaines)

Université de Caen Basse-Normandie CAMPUS 1
3-4 Octobre 2013



Thursday 3rd October

8.30h - 9.00h : Registration at the MRSH (Maison de la Recherche et des Sciences humaines),
Université de Caen, Campus 1

9h – 9h20 : Room 027 Salle des Actes :
Opening of the conference by Professor Anca Cristofovici, Director of the ERIBIA, University of Caen.

9h20- 11h45: Workshop 1.1 Room 027 Salle des Actes
Shaping collective identity through memory (India, Bangladesh).
Chair: Françoise Král

Jennifer Randall, Université Paris 8
‘Imagined communalisms : disseminating India’s ‘other’ post-colonial history through the diaspora.’

Antara Chatterjee, Calcutta, India
‘Remembering Bangladesh : Tahmima Anam and the Construction of a Bangladeshi national narrative.’

Florence Cabaret, Université de Rouen
‘Memories of the partition of India in Earth, 1947 by Deepa Mehta (1998)’

9h20- 11h45: Workshop.1.2 Room : 028 Salle des thèses
Poetics of oblivion, politics of remembrance.
Chair: Corinne Bigot

EACLALS - congrès UnCommonwealth: Riches and Realities

Le congrès de l'Association Européenne d'études des Cultures et Littératures du Commonwealth (EACLALS) aura lieu à Innsbruck en avril 2014 sur le thème 'Un Commonwealth, Riches and Realities' . La date butoir pour les soumissions a été reportée au 31 octobre.
L'association offre deux bourses de 500 euros aux étudiants/doctorants qui souhaiteraient communiquer.

CONFIRMED SPEAKERS
Shirley Chew, Tsitsi Dangarembga, Terry Eagleton, Abdir Hamdar, Dennis Haskell, Neil Lazarus, John McLeod, Kei Miller, Priya Sarukkai Chabria, Kim Scott, Stephen Slemon, Stephanos Stephanides, Helen Tiffin, Thomas Wharton
___________________
In light of the natural disasters and political and fiscal crises marking the new millennium, it seems more than timely that EACLALS should use its 15th triennial conference to retrace its conceptual roots in the Commonwealth and reconsider the notions of commonality and wealth. Postcolonial discourse has preferred to utilize poverty, subalternity and disadvantage as theoretical categories and rarely examined what Foucault calls the “abuses and arrogance of wealth” or refined wealth as a measure of advantage and disadvantage. Yet the production of wealth has been both a motivation behind and a justification for colonial expansion. These demand our attention though, especially as the discrepancies between the wealthy and the poor are being reinforced by the global financial crisis and protest movements against corruption and economic injustice are drawing hitherto unimagined constituencies. The Arab Spring and the Occupation of Wall Street are cases in point, demonstrating the urgent need for a critical reassessment of such concepts as “general good” and “public welfare” and a careful appraisal of resources that still give currency to the idea of a commonly shared wealth. Such resources include also more uncommon wealths: riches not necessarily perceived as such if only because of their inherent resistance to commodification.
The organizers would like to encourage papers that look at Commonwealth literatures and languages, as embodying such riches and, at the same time representing other cultural wealths threatened by monetization, consumerism and affluenza.

22 septembre 2013

"L'Atlantique noir" de Nancy Cunard : expo Branly mars/mai 2014

Sarah Frioux-Salgas poursuit dans cette exposition du printemps prochain (du 4 mars au 18 mai) son travail sur l'histoire des mouvements noirs internationaux du début du siècle. Présentation de l'exposition :

Nancy Cunard, poète, modèle, éditrice, collectionneuse, militante, journaliste et anticonformiste, nous entraîne dans les « mondes noirs des années 1930 », entre Europe, Amériques noires et Afrique.
Constituée d’ouvrages, de photographies, de films et d’enregistrements sonores, l’exposition prend la forme d’un voyage dans la vie de Nancy Cunard (1896 - 1965) et de son époque, mais aussi dans l’histoire intellectuelle, politique, sociale et artistique de la diaspora noire dans les années 1930.
Centré sur l’ouvrage Negro Anthology réalisé par Nancy Cunard et publié en 1934, le parcours de l’exposition commence avec son auteur, femme libre
volontiers provocatrice. Les contributeurs de l’ouvrage sont ensuite pour partie présentés : jeunes indépendantistes africains, surréalistes français, écrivains avant-gardistes anglo-saxons ou intellectuels afro-américains, ils révèlent le caractère transnational et multiforme d’un combat mêlant littérature, sociologie, politique, ethnologie et histoire de l’art.

Présence africaine, présence de l'Afrique

Rencontre au musée Branly, vendredi 27 septembre à 18h : détails ici.
Il s'agit d'une discussion à la suite de l'exposition dakaroise sur l'histoire et le contexte (la "généalogie des discours") de la revue Présence africaine créée à Paris en 1947. Une première exposition de ces matériaux avait eu lieu à Branly à l'origine en 2009, commissariat de Sarah Frioux-Salgas, et prolongements scientifique dans un numéro dédié de Gradhiva, la revue attachée au musée.


20 septembre 2013

Archive et polyglossie

Entretien avec l'historien Sanjay Subramanyam, "Le goût de l'archive est polyglotte".

S. Subramanyam vient d'être élu au Collège de France, à une chaire intitulée : Histoire globale de la première modernité.

19 septembre 2013

Séminaire Racialisation et mondialisation

Séminaire Paris 1 – MSH Paris Nord – NYU Paris
Racialisation et mondialisation :
enjeux contemporains / héritages historiques 
Organisé par Beth Epstein (NYUParis) et Carole Reynaud-Paligot (Paris 1/MSH Paris Nord)
Depuis quelques décennies, on observe une montée des mouvements identitaires en France et dans de nombreuses régions du monde.  Ces enjeux identitaires sont perceptibles au sein de questions d’actualités qui occupent une place de plus en plus centrale dans nos espaces publics : les vertus du multiculturalisme ou son « échec », la discrimination positive, les révisionnismes postcoloniaux, les revendications identitaires - essentialisantes pour certains, émancipatrices pour d’autres-, la montée des extrémismes, les angoisses urbaines, les “guerres de mémoires” etc.  
 Dans ces thématiques brûlantes, les  processus de catégorisation sont pleinement opératoires. Ainsi, alors que les catastrophes du XXème siècle ont rendu la notion de  « race » impensable, elle continue néanmoins à structurer les pensées et la politique dans un monde où les frontières d’antan deviennent paradoxalement de plus en plus fluides. Comment expliquer la permanence de ces catégories qui ont si fortement façonné le monde moderne, alors que l’intensification des échanges semble rendre les identités moins rigides ?
  
L’objectif du séminaire est de s’intéresser plus spécifiquement au processus de catégorisation, en analysant la construction et la diffusion de ces catégories raciales/ethniques/religieuses, un processus qui rend ces dernières « réelles », « objectives », actives au sein des relations sociales. Il s’agira de cerner la  plasticité de ces notions ainsi que leurs usages politiques, sociaux, culturels et économiques. Nous essayerons de comprendre comment les acteurs sociaux, dans les contextes institutionnels et socio-historiques spécifiques, perçoivent et vivent la différence, les représentations qu’ils construisent, la réception et la circulation de ces dernières. Nous cherchons à cerner  les variations dans la perception et le sens d’un évènement selon l’angle d’analyse : national, local, transnational, voire “global” mais aussi  à prendre en compte l’importance de la “longue durée” et la question controversée des éventuels héritages coloniaux. L’approche se veut pluridisciplinaire (histoire, sociologie, ethnologie, anthropologie, science politique, littérature, histoire de l’art) et comparatiste.

Les séminaires sont ouverts à tout chercheur(e), étudiant(e), citoyen(e) qui de près ou de loin s’intéresse à ces sujets.  Entrée libre.  

Nouveau lieu, nouveaux horaires :
de 15h00 à 17h00 , 17 rue de la Sorbonne, esc. C, 3e étage, salle Picard 3. 

L  Lundi 18/11    Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed, « La construction du "problème musulman" en France »
Lundi 16/12  Séance de travail avec les étudiants
    Lundi 20/01    Jean-Loup Amselle, « La globalisation de l'ethnicité »
    Lundi 17/02    Daniel Sabbagh et Megali Bessone, « Race, racisme, discrimination »
    Lundi 17/03    Stéphane Beaud, « Le footbal comme objet d'étude de l'interaction des variables de classe
et race »
   Lundi 07/04    S. Romi Mukherjee, « Marianne Métisse: Race, Représentation et Iconographie Républicaine »
   Lundi 12/05    Nadia Malinovich, « La « racialisation » puis la « déracialisation » des Juifs en France et aux Etats-Unis de 1920 à nos jours »
   Lundi 16/06    Kemi Apovo, « Blaxploitation : Une esthétique de la contestation ? »

Journée d'étude Ecrire entre les langues / écrire en langues

JOURNÉE D’ÉTUDE  organisée par
Olga ANOKHINA (ITEM, CNRS) et François RASTIER (ERTIM)
 Sous le haut patronage de l’Observatoire européen du plurilinguisme

ÉCRIRE ENTRE LES LANGUES /
ÉCRIRE EN LANGUES
 vendredi 8 novembre 2013
 Salons de l'INALCO
Escalier C, deuxième étage
2 rue de Lille, 75007 Paris
Métros : Saint-Germain des Prés, Musée d'Orsay

 La notion de littérature nationale doit beaucoup aux nationalismes du XIXe et sa validité reste d’autant plus douteuse que les langues de culture sont transnationales.  Elles attirent des écrivains de toute nationalité, qui à bon droit rivalisent pour s’introduire dans leur corpus. Par leur connaissance des langues comme par leurs traductions et autotraductions, les écrivains accèdent en outre à l’espace de la littérature mondiale qu’ils contribuent à étendre. Ces évidences soulignent, par parenthèse, l’étroitesse de la notion de littérature française comme les ambiguïtés de l’étiquette francophone.
Le plurilinguisme des écrivains apparaît dans les dossiers génétiques des œuvres, où les manuscrits multilingues ne sont pas rares. En outre, il nourrit un imaginaire des langues, qui deviennent ainsi un thème littéraire.
Consacrée à la création plus qu’à la critique, cette journée d’étude se concluera par une table-ronde réunissant des écrivains : elle entend mettre en débat l’esthétique, la linguistique et la science des œuvres pour illustrer le plurilinguisme secret de toute littérature.

PROGRAMME
9.15-9.30 Accueil
9.30-11.00 1ère session
9.30-9.55 Ursula MOSER (Université d’Innsbruck, Autriche)
Écrire « entre deux territoires, entre deux langues, […] entre deux mémoires » (A. Djebar) 
9.55-10.20 Olga ANOKHINA (CNRS-ITEM)
Étudier les écrivains plurilingues grâce aux manuscrits
10.20-10.45 Dirk WEISSMAN (Université Paris-Est Créteil) : Ecritures translingues dans les relations littéraires franco-allemandes actuelles 
10.45 -11.00 – discussion 
11.00 - 11.30 pause
11.30-13.00 2ème
session
11.30-11.55 Anne BAYARD-SAKAI (Centre d'Études Japonaises, INALCO)
La littérature japonaise et l'oblitération des frontières
11.55-12.20 Enrique BALLÓN-AGUIRRE (Arizona State University)
Le plurilinguisme dans la poésie de César Vallejo 

12.20-12.45 Christian ESTRADE (Université de Toulouse-le-Mirail)

Écriture et autotraduction chez Copi

12.45-13.00 – discussion
13.00-14.30 repas
14.30-15.35 3ème session
14.30-14.55 Samia KASSAB (Université des sciences humaines, Tunis)
Écrivains des Caraïbes : de Glissant à Chamoiseau
 14.55-15.20 Marie VRINAT-NIKOLOV / Patrick MAURUS (CERLOM/INALCO)
Traduire le colinguisme à l’œuvre dans la littérature 
15.20-15.35– discussion
15.35-16.05 – pause
16.05-17.20 4ème session
Table ronde avec la participation de

 Georges-Arthur GOLDSCHMIDT, Jean-Claude PINSON,

Birgit MERTZ-BAUMGARTNER, Vassilis ALEXAKIS (sous réserve)

 Modérateur : François RASTIER 


17.20 – clôture de la journée et cocktail
Contact :
François Rastier : frastier@gmail.com
Olga Anokhina : olga.anokhina@freesbee.fr

18 septembre 2013

Autre recension de R. Lardinois : sur les critiques contemporaines de Dumont sur les castes

Roland Lardinois (CNRS, CSH Delhi), recense l'ouvrage de l'anthropologue américaine Kamala  Visweswaran : Un/common Cultures. Racism and the Rearticulation of Cultural Difference, Durham, Duke University Press, 2010 ; New Delhi, Navayana.
Question : débat sur l'usage des notions de caste, race, et culture dans les sciences sociales, à partir d'une nouvelle discussion de Louis Dumont. 
http://www.laviedesidees.fr/IMG/pdf/20120119_dumont.pdf.

17 septembre 2013

Parution : ouvrage anglophone sur V.Y. Mudimbe

V. Y. Mudimbe: Undisciplined Africanism
Pierre-Philippe Fraiture

• Elucidates the complex work of one of the most significant contemporary African thinkers, V. Y. Mudimbe
• A cutting edge, interdisciplinary book combining philosophy, postcolonial studies and African studies
• Mudimbe, currently Newman Ivey White Professor of Literature at Duke University, remains an influential critic

This important book charts the intellectual history of Valentin Yves Mudimbe, seminal Congolese thinker, epistemologist, and philologist, from the late 1960s to the present, exploring his major essays and novels. It traces his trajectory through major debates on African nationalism, Panafricanism, neo-colonialism, negritude, pedagogy, Christianisation, decolonisation, anthropology, postcolonial representations and the role of Antiquity in postcolonial scholarship. This exploration underscores, via close readings of his most influential texts (The Invention of Africa, Parables and Fables, Le Bel Immonde) and lesser-known texts such as Autour de la ‘Nation’ and On African Fault Lines, the discursive strategies that Mudimbe has developed to recover, and recapture (reprendre), the epistemological basis underlying the ‘invention’ of past and present sub-Saharan Africa. The book demonstrates that Mudimbe’s intellectual career has been informed and enriched by a series of decisive and often antagonistic dialogues with some of the key exponents of Africanism (Herodotus, EW Blyden, Placide Tempels), continental and postcolonial thought (Jean-Paul Sartre, Frantz Fanon, Michel Foucault, and Claude Lévi-Strauss), and African thought and philosophy from Africa and the diaspora (L.S. Senghor, Patrice Nganang, and Achille Mbembe).

256pp. 234 x 156 mm
HB ISBN: 9781846318948 • £70.00
September 2013

Littérature indiennes : comparatisme, postcolonialité, mondialités - séminaire C. Joubert 2013-2014


Cours théorique 
1er semestre, jeudi 18h-21h
1ère séance jeudi 3 octobre 2013 - Salle 1 Musée Branly


Littératures indiennes : 
comparatisme, postcolonialité, mondialités

Attention : le cours a lieu au Musée Branly, 37 Quai Branly, Paris 7ème.


L’Inde est l’un des grands terreaux du comparatisme, et par là l’un des lieux d’émergence des conceptions modernes du langage, de la culture et de la littérature. Son histoire artistique plurimillénaire, son immense diversité culturelle et son multilinguisme ordinaire obligent par eux-mêmes à pluraliser la lecture et à repenser les réflexes monolingues de l’histoire littéraire et de la poétique. Mais c’est le colonialisme européen qui a fait de l’Inde le point d’origine des sciences de l’altérité culturelle, avec toute l’ambiguïté de leurs fonctions de domination politique, dès les recherches orientalistes du xviiie siècle. L’Inde oblige donc aussi à une politisation attentive de la pensée de la littérature : elle demande de croiser l’étude des littératures avec celle des discours sur la littérature, qui sont toujours des idéologies de la culture, et toujours performées au sein d’histoires discursives et nationales différenciées.

 A partir des problématisations radicales que le cas indien rend nécessaire dans la pratique de l’histoire littéraire et dans la conception du culturel, le cours explore l’histoire des théories de la culture, et en particulier la genèse des comparatismes français, britannique et allemand – depuis les orientalismes, la grammaire et mythologie comparées, la littérature comparée, jusqu’aux postcolonial studies, et aux projections contemporaines du diasporique et du mondial.
Le parcours généalogique vise une réflexion théorique sur le rapport entre poétique et politique, engageant une lecture critique du rapport entre savoir et pouvoir pensé par Michel Foucault et largement prolongé par les études littéraires et culturelles anglophones contemporaines. Il s’agira de mettre « discours », « savoir » et « pouvoir », de même comme « culture » et « littérature », à la double épreuve du poème et de la différence des langues.



Premières indications bibliographiques : 

Sanjay Subrahmanyam, Histoire de l'histoire connectée : recension

http://www.laviedesidees.fr/Le-roman-de-l-histoire-connectee.html : recension par Roland Lardinois de Is Indian Civilization a Myth?, paru à Delhi, 2013.

09 septembre 2013

Cultures coloniales, postcoloniales, décoloniales : études de sciences sociales

je transmets :


Vient de paraître, le numéro 10 de Mémoire(s), Identité(s) et Marginalisation Cahiers du MIMMOC,  <http://mimmoc.revues.org/1263>, 
Cultures coloniales et postcoloniales et décolonisation, sous la direction de Trevor Harris et Susan Finding.

19 août 2013

Situation des langues vivantes - UK

Transmis par Emmanuel Guerre, liste PrepCoordNat: 

Les futurs étudiants de Grande-Bretagne sont de moins en moins nombreux à s'orienter vers les langues vivantes (une baisse de 50% pour le français et l'allemand entre 1996 et 2012, 40% des départements de langues vivantes devant fermer d'ici 10 ans).

Pour le ministère des affaires étrangères, c'est une catastrophe potentielle, tout comme pour la Chambre de Commerce Britannique qui redoute des pertes importantes a l'exportation.

http://www.theguardian.com/education/2013/aug/17/language-teaching-crisis-universities-closure

13 août 2013

Le Mahabharata des femmes, K. Madavane

La mise en scène du Mahabharata des femmes, pièce écrite de K. Madavane (professeur d'études françaises et francophones, JNU, Inde, et professeur invité à l'Université Paris 8 à l'automne 2011), a été montée à nouveau par l'auteur à Melbourne au printemps 2013.

Un entretien avec K. Madavane est disponible en ligne, sur le site de la radio ABC :
http://www.abc.net.au/radionational/programs/drive/passport3a-prof-k-madavane2c-travelling-theatre-director/4621342?site=melbourne.

Une vidéo donne également quelques aperçus : http://www.theatrepeople.com.au/features/video-mahabharata-women.

12 août 2013

Séminaire Décolonisationsavoirs

Le séminaire d'enseignement et de recherche "Décolonisationsavoirs" a terminé le programme de sa deuxième année en juin dernier, centré sur "Décolonisation et géopolitique de la connaissance" : http://decolonisationsavoirs.wordpress.com/.

Le site du séminaire donne également l'archive du programme 2011-2012, "Pour une géographie postcoloniale de la connaissance".

Parution : Postcolonial studies : modes d'emploi

Collectif Write Back (dir.), Postcolonial studies : modes d'emploi, Lyon, PUL, 2013, 513 p., ISBN : 978-2-7297-0857-3.

À travers la mise en avant de leurs sources plus ou moins reconnues (French Theory, Subaltern Studies de Delhi, traditions intellectuelles d’Afrique Noire, Cultural Studies, écrits anticoloniaux de Frantz Fanon, Chinua Achebe, Aimé Césaire, Albert Memmi) et de leurs connexions avec d’autres champs de recherche contemporains (Queer Studies, études francophones, Black Studies), les études postcoloniales sont apparues comme une sorte de laboratoire expérimentant des perspectives pluridisciplinaires : étrangères à toute orthodoxie, elles se placent à l’intersection de diverses problématiques, politiques, linguistiques, ou encore identitaires, non sans une certaine propension à faire retour sur leurs propres fondements théoriques. Le travail proposé ici, par sa dimension internationale et polyphonique, participe à son tour d’un dépassement des étiquettes nationales et académiques rigides : autant de « modes d’emploi » qui invitent à de nouveaux usages des Postcolonial Studies, de nouvelles explorations esthétiques et intellectuelles, dans les champs de la littérature et du cinéma en particulier.

Le collectif Write Back (en référence à l’ouvrage fondateur de Bill Ashcroft, Gareth Griffiths et Helen Tiffin, The Empire Writes Back, 1989) rassemble les sept membres du laboratoire jeunes chercheurs « Littératures et études postcoloniales : les outils théoriques à l’épreuve des textes », créé en 2007 à l’École normale supérieure de Lyon : Florian Alix, Anne-Sophie Catalan, Claire Ducournau, Tina Harpin, Estelle Olivier, Myriam Suchet et Cyril Vettorato. Outre les contributions des membres du collectif, le volume propose des articles de chercheurs de divers horizons, en particulier la traduction inédite d’un article de Graham Huggan et un texte inédit de Kathleen Gyssels.

Table des matières

Introduction
Collectif Write Back

Circulation et historicisation des concepts postcoloniaux
Approches historiographiques
Myriam Suchet
Un malentendu postcolonial ? Réception et débats dans le champ académique français autour des postcolonial studies
Nicolas Bancel
De l’utilité des postcolonial studies en civilisation britannique : les archives missionnaires à l’épreuve des concepts postcoloniaux
Maud Michaud
Itinéraires intellectuels et méthodologiques en Grande-Bretagne : de l’imperial history aux postcolonial studies en passant par les French studies
Berny Sèbe

Pluralité théorique des postcolonial studies
Pluridisciplinarité, polémique et polyphonie
Florian Alix
Les trois Said
Guillaume Bridet
Les lectures africaines de Michel Foucault : essai d’analyse des fondements philosophiques du discours postcolonial
Léon-Marie Nkolo Ndjodo
Qu’est-ce que la postcolonialité ? Vers une définition pluraliste
Burleigh Hendrickson

Les aléas d’une réception culturelle
Circulation transnationale, usages et détournements des concepts postcoloniaux
Claire Ducournau & Cyril Vettorato
Qu’est-ce qu’un auteur beur ?
Kathryn Kleppinger
Transnationaliser la France ? Faire connaître les créations africaines et déconstruire le regard occidental : la revue Africultures
Lotte Arndt
Tourments identitaires belges au prisme de la pensée anticoloniale
Lisbeth Verstraete-Hansen
Une littérature postcoloniale d’extrême droite ? Réflexions sur un « braconnage » intellectuel
Sylvain Crépon

L’exotisme postcolonial par Graham Huggan
Présentation
Claire Ducournau
L’exotisme postcolonial : Salman Rushdie et le « Booker des Bookers »
Graham Huggan

Les concepts à l’épreuve des textes littéraires : Subalternité, identité, traduction
Littérature et postcolonial studies : allers-retours critiques
Tina Harpin
Subalternité et représentation aux Antilles : le devenir-subalterne de Marie Celat
Alessandro Corio
Espace et identité « nationale » au miroir de la théorie postcoloniale dans les récits de V.S. Naipaul et de David Albahari
Robert Rakocevic
Traduction de la littérature postcoloniale en Espagne : l’exemple de L’Amour, la fantasia d’Assia Djebar
Nahed Nadia Noureddine

Le cas des Littératures de l’océan Indien
Littératures india-océaniques et postcolonial studies
Estelle Olivier
Essentialisme stratégique ? Lectures postcoloniales et créolisation à travers Le Sari vert d’Ananda Devi (2009)
Valérie Magdelaine-Andrianjafitrimo
Comment parlent les subalternes ? Formes vernaculaires et processus de créolisation : le maloya de la Réunion
Carpanin Marimoutou

La réflexion théorique postcoloniale au cinéma
La place des arts visuels dans les postcolonial studies
Anne-Sophie Catalan
Stéréotypies et stéréotomies dans les fictions cinématographiques orientales postcoloniales
Annick Gendre
Le rôle de la mémoire et du trauma dans la création de citoyens-sujets minoritaires
Shailja Sharma

Du Black Atlantic à La Cohée du Lamentin
par Kathleen Gyssels
Du Black Atlantic de Paul Gilroy à La Cohée du Lamentin d’Édouard Glissant : migration d’un concept et retour sur la pensée glissantienne (intertextes impensés et incréés)
Kathleen Gyssels

Présentation des auteurs

08 août 2013

Parution : Les Indiens des Antilles, Jean Sahaï

Parution de l'essai Adagio pour la Da, Les Indiens des Antilles de Henry Sidambarom à Aimé Césaire, de Jean S. Sahaï (266 pages, juin 2013, Atramenta ISBN : 978-952-273-186-9)

Présentation de l'ouvrage : 
Sidambarom défendit la cause des Indiens en Guadeloupe. Pourquoi est-il ignoré des livres d’histoire ? Quels rapports Aimé Césaire eut-il avec les Indiens martiniquais ? Autour de ces deux piliers de l’émancipation aux Antilles, ces ressources aideront l’épopée indo-antillaise à sortir de l'oubli et intéresseront notamment les spécialistes des études post-coloniales.

30 juillet 2013

Colloque "Césaire 2013 : parole due" - Cerisy

Argument général du colloque :

L'année 2013 correspond au centenaire de la naissance d’Aimé Césaire. Elle permettra la célébration de la mémoire du poète-Rebelle dont la voix rayonne de langage, et dont le grand cri nègre... d’une telle raideur, ébranlera les assises du monde. L’œuvre d’Aimé Césaire, vivace, habite notre temps comme un vouloir obscur et têtu, comme une vaste pensée qui nous saisit et nous mène par la force du Mot sur les tracées de l’Universel.

En effet, la fureur du Mot gouverne cette œuvre.

Et comme, ainsi que le rappelle le poète, c’est l’image qui est riche et le concept qui est pauvre, ce colloque abordera principalement l’œuvre par l’étude du signe avant celle du concept. Se voulant ainsi la Noria qui permet de racler les profondeurs et de les faire remonter au jour, il s’organisera autour de trois axes:

- lire Aimé Césaire: retourner au texte, au mot, à la chair de l’œuvre, à sa genèse;
- traduire Aimé Césaire: arts visuels, théâtre, peinture (Picasso, Wifredo Lam);
- enseigner Aimé Césaire: enseignement concret, biographie, poésie, politique, histoire, essais, ouverture à l’Universel.

Ce colloque sera un champ ouvert aux spécialistes et aux "jeunes pousses", doctorantes et doctorants, dont il est légitime d'attendre un regard neuf.

Programme complet, incluant abstracts des interventions et bibliographie : ici.

15 juillet 2013

Congrès AILC Paris 2013


Pour information:

L’Association Internationale de Littérature Comparée (AILC/ ICLA) tiendra son XXème Congrès à Paris, du 18 au 24 juillet 2013, où elle sera accueillie par l’Université de Paris-Sorbonne. Autour de cinq axes de réflexion, il s’agira d’interroger « Le comparatisme comme approche critique ».

http://icla-ailc-2013.paris-sorbonne.fr/

26 juin 2013

Message diffusé sur la liste SAES:

Cher-e-s collègues,

La Société d'Activités et de Recherches sur le monde Indien dispose à présent d'un site web.

www.sari-france.org

Si vous voulez adhérer (cotisation annuelle: 15 euros) à la société, ou renouveler votre adhésion ou encore nous faire part des manifestations que vous organisez en rapport avec le sous-continent indien ou des publications y afférentes, n'hésitez pas à contacter le modérateur de l'association à l'adresse ci-dessous:
adm.sarifrance@gmail.com

En comptant sur votre soutien et

Bien cordialement,
Geetha Ganapathy-Doré,
Université Paris 13, Sorbonne Paris Cité
Présidente de la SARI

21 juin 2013

'New Topographies of the Postcolonial'

Cambridge Journal of Postcolonial Literary Inquiry 'New Topographies of the Postcolonial'  
CALL FOR PAPERS

 
Dear Colleague,

At a time when disciplines are scrambling to keep up with both the accelerations and upheavals of a global informational economy and radical geopolitical shifts away from Euro-American dominance, how might literary postcolonialism be reconfigured? Since the turn of the century, we have witnessed genuine shifts in world literary flows brought on by proliferating information technology and translation networks; by transformed territorial and economic alignments in a post-Soviet era; and by the emergence of multiple war zones and new ethnic and religious conflagrations. Large-scale humanitarian crises wrought by wars and catastrophic climate change have brought new subalterns into our moral economy - asylum seekers, climate refugees, illegal migrants, and even large swathes of the Muslim populace demonized as a consequence of the ghoulish global visibility of fundamentalist versions of political Islam. 


A critical response to these developments on the part of postcolonial literary scholars ought not to ignore emergent literary topographies that can no longer be circumscribed by classical postcolonial geographies of Europe and its others. They demand new modes of comparative analysis: conceptual, philological, translational, textual, generic and, broadly, the aesthetic. 

Essays may range the spectrum from the transregional to the planetary and include under the rubric of the transregional, literatures from the Middle East, Asian and African influences on Anglophone and Francophone literatures, and literary/linguistic travel among post-plantation economies that bypass a now defunct colonial economy. Contributions from a planetary perspective may include essays on novelization in the era of humanitarian wars, subaltern literary genres of the information age, and literary works on climate change. The essays should be up to 8,000 words long including both notes and  bibliography. The deadline for submission of the essay is September 30, 2013. 

Please visit: 
journals.cambridge.org/pli for formatting and other submission information.

Sincerely,
Ato Quayson
Editor

06 juin 2013

Journée de doctoriales de l' EA 1569, Université Paris 8

La journée annuelle de doctoriales de l'EA 1569, Transferts critiques et dynamiques des savoirs - domaine anglophone, aura lieu le samedi 15 juin, à l'Université Paris 8, bâtiment D, salle D 010.
(Accès : http://www.univ-paris8.fr/L-universite-site-principal).

Matin : 10h-12h30

Heyfa Ounis : "L'Ecriture du genre dans les romans de Jane Austen "
Amel Dhifallah : "The Dickensian Serial Text and Advertising" 
Razika Kali : "Le statut des Travellers irlandais en Angleterre depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : groupe social ou minorité ethnique ?"

Déjeuner sur place
 
Après-midi : 13h30-17h 

Julie Beluau : "Relocating the Novel: the Main Tradition in Indian English Literature?"
Jennifer Randall : "The Madwoman in the Attic: Writing History from the Womb"
Bastaine Yannick Moubamba : "Les Spots publicitaires de Barack Obama : entre photogénie et photopopulisme"

Table-Ronde :  "Le parcours du doctorat : questions de forme, questions de fond(s)"

15 mai 2013

Le goût de l’archive est polyglotte - Entretien avec Sanjay Subrahmanyam

Peut-on encore faire de l’histoire comme si les nations avaient toujours existé, et comme si les hommes n’avaient pas su ignorer leurs frontières ? Sanjay Subrahmanyam invite les historiens, en particulier indiens et français, à se ressaisir d’archives multilingues pour mettre au jour des connexions qui ont animé des zones immenses de l’histoire humaine.

Un article très intéressant de La Vie des idées à lire sur http://www.laviedesidees.fr/Le-gout-de-l-archive-est.html

22 avril 2013

Une conversation avec Julia Kristeva

Le dimanche 28 avril 2013 à 11h, La Règle du jeu vous invite à :
Julia Kristeva
Julia Kristeva

Une conversation avec

Julia Kristeva

à l’occasion de la parution de son dernier livre Pulsions du temps (Fayard)
Une rencontre exceptionnelle animée par Alexis Lacroix
ENTREE LIBRE ET GRATUITE
Les séminaires de La Règle du jeu
Tous les dimanches à 11h,
au cinéma Saint-Germain
22 rue Guillaume Apollinaire
Paris 6ème.
Métro : Saint-Germain-des-Prés
Renseignements ou inscription à la newsletter : redaction@laregledujeu.org
Avec le soutien de Pierre Bergé et de la Fondation André Lévy

17 avril 2013

Granta 123: Best of Young British Novelists 4

Le magazine Granta vient de publier sa sélection des 20 meilleurs auteurs émergents britanniques (je souligne) de moins de 40 ans pour 2013. La sélection comprend les auteurs suivants :

Naomi Alderman
Tahmima Anam

Ned Beauman
Jenni Fagan
Adam Foulds
Xiaolu Guo
Sarah Hall
Steven Hall
Joanna Kavenna
Benjamin Markovits
Nadifa Mohamed
Helen Oyeyemi
Ross Raisin
Sunjeev Sahota
Taiye Selasi
Kamila Shamsie
Zadie Smith
David Szalay
Adam Thirlwell
Evie Wyld

http://www.granta.com/Archive/123

31 mars 2013

Nouveau roman de J.M Coetzee

The Childhood of Jesus, nouveau roman de J.M. Coetzee, vient de paraître, chez Harvill Secker (Londres).

28 mars 2013

Journée d'étude : "Problèmes d'histoire littéraire indienne"


Samedi 20 avril 2013, Université Paris , salle D 010

Cette journée d’étude, organisée par Claire Joubert (Paris 8, responsable du Texte étranger,
équipe de l'EA Transferts critiques et dynamiques du savoir) et Laetitia Zecchini
(CNRS/ARIAS/Labex TransferS), constitue une étape du programme Labex « Transculturalité(s) : Arts du spectacle vivant et littératures de l’Inde contemporaine. La catégorie artistique et ses
décloisonnements » (au sein du Labex Arts-H2H piloté par Paris 8), dirigé par Katia Légeret.


Matin (9h45-12h30)
modérateur : Anne Castaing (UMR IrAsia, littérature indienne contemporaine)

. Claire Joubert et Laetitia Zecchini : Introduction

. GJV Prasad (JNU Delhi, English & Indian English) :
« India? Indian English? -- The Search for Indian Literature »

. Laetitia Zecchini (UMR ARIAS, littérature indienne contemporaine):
« Crisis in Literary History? The Perspective of Contemporary Indian Writers »

. Catherine Servan-Schreiber (EHESS/CEIAS, études indiennes):
« Nirad Chaudhuri: an enfant terrible of Indian Literature? »


Après-midi (14h-17h)
modérateur : Claire Gallien (Université Montpellier III, littérature et orientalisme
britannique)

. Appassamy Murugaiyan (EPHE/Mondes iranien et indien, linguistique tamoule) :
« La diaspora tamoule et ses littératures : entre création et fossilisation »

. Katia Légeret (Paris 8, Théâtre) :
« La transmission orale du Pañcatantra au théâtre : mises en scène en Inde et en France »

. Pascale Rabault-Feuerhahn (UMR Pays germaniques) :
« Le fil de l'histoire : fonction et représentation de l'histoire littéraire indienne dans
l'indianisme »

. Guillaume Bridet (Paris 13, Littérature française) : « La reconnaissance internationale de l'Inde et
de Tagore, première étape de la mondialisation littéraire et intellectuelle ? »



Argumentaire

L’idée est d’explorer les multiples effets de diffraction qui font de la catégorie « histoire littéraire indienne » l’objet épistémologique instable et fuyant qu’il est – à la fois parce que les littératures de l’Inde s’écrivent en plus d’une vingtaine de langues (la catégorie « littérature indienne » suscite à ce titre presque autant de difficultés que la catégorie « littérature mondiale ») et en raison de la généalogie orientaliste et coloniale des discours sur la littérature en Inde. Ce sont les avantages théoriques de cette mobilité que nous cherchons à mettre en lumière, pour leur capacité à répercuter des effets critiques majeurs sur des catégories posées au fondement méthodologique des disciplines littéraires européennes – à commencer, assez radicalement, par « national » ou « indien » ici, « littérature », « histoire littéraire » et, au bout du compte « histoire ». Le développement des études postcoloniales, conjugué à l’émergence éclatante d’une littérature indienne contemporaine anglophone sur la scène littéraire internationale depuis 1980, a donné à la littérature indienne une visibilité et même une centralité tout à fait inédites au-delà des champs scientifiques spécialisés. Comme tout phénomène de « majoration » culturelle – si on veut regarder le processus inverse à la
« minoration » deleuzienne –, celui-ci s’accompagne d’effets de lissage et de mise en grand récit. Mais c’est précisément avec des forçages, artifices et omissions que le cas indien révèle avec une clarté singulière, et qu’il déborde avec toute la productivité critique propre à l’activité historique de la différence culturelle.

Ce programme cherchera donc à travailler l’objet « littérature indienne » dans ses multiples plans de dissémination : son éclatement entre les diverses disciplines qui se réclament de lui, mais aussi son hétérogénéité dans les différentes traditions scientifiques, européennes et indiennes, qui en tissent les savoirs. C’est pour faire résonner ce dissensus que nous voulons créer un espace de croisement critique entre spécialistes de littératures indiennes de langue anglaise et de langues régionales, mais aussi de littérature comparée, de littérature française, de théâtre et arts du spectacle, d’épigraphie, de traduction, d’études postcoloniales, en les invitant à présenter leurs travaux en cours et les spécificités de leurs perspectives sur cet objet à la fois commun et méconnaissable.

Accès à l’université de Paris 8 :
Contact : claire.joubert@univ-paris8.fr

soutenance de thèse - l'essai postcolonial - 29/03 à 14h, Maison de la Recherche, Paris 4


M. FLORIAN ALIX - L’ESSAI POSTCOLONIAL. STRATÉGIES LITTÉRAIRES ET RECONFIGURATIONS CULTURELLES CHEZ GLISSANT, N. GORDIMER, A. KHATIBI, V.Y. MUDIMBE ET W. SOYINKA ( 1970-2010)


vendredi 29 mars 2013
à 14h
En Salle D223, A la Maison de la
Recherche, 28 rue Serpente 75006 Paris
M. FLORIAN ALIX soutient sa thèse de doctorat :
L’essai postcolonial. Stratégies littéraires et reconfigurations culturelles chez Glissant, N. Gordimer, A. Khatibi, V.Y. Mudimbe et W. Soyinka ( 1970-2010)

En présence du jury :
M. BESSIÈRE ( PARIS 3 )
M. DIOP ( PARIS 12 )
MME DOUAIRE ( RENNES 2 )
M. FONKOUA ( PARIS 4 )
M. LOUETTE ( PARIS 4 )
M. MOURALIS ( CERGY )
Résumés :
L’essai est un genre de discours qui lie la prétention scientifique à énoncer une vérité et l’incertitude, la dimension ludique de l’écrit littéraire. Cette ambivalence en fait un genre particulièrement intéressant pour analyser les rapports de l’intellectuel au politique. Dans le contexte colonial, le savoir est un enjeu de pouvoir et l’essai, dans sa dimension littéraire, permet à un certain nombre de colonisés de jouer sur les règles de légitimité du discours : il est l’un des instruments essentiels de leur prise de parole. Il devient progressivement l’un des modes d’expression privilégiés de la pensée anticoloniale. Les tensions entre le champ culturel et académique et le champ politique dans les sociétés décolonisées réactivent sa vocation à construire un savoir en se situant à la marge des discours établis, à subvertir l’ordre des discours.
Analyser ce positionnement de l’essayiste postcolonial dans les sociétés antillaises, subsahariennes et maghrébines de la fin du XXe et du début du XXIsiècles amène à préciser sa démarche d’écriture. Porté sur l’analyse plutôt que sur la synthèse, celui-ci se défie des théories globalisantes pour leur préférer une description d’un lieu précis qu’il ramifie progressivement au reste du monde. Cette démarche est sous-tendue par une attitude de suspicion et de mise en question à l’égard de tout processus de représentation. Le discours théorique impose aux essayistes postcoloniaux de naviguer entre plusieurs contextes et plusieurs cultures sur un mode critique. Ils doivent se livrer à un travail de « double critique » (A. Khatibi) culturelle : il leur faut d’une part réfléchir à l’héritage endogène et à l’héritage européen et d’autre part à la fois remettre en question ce double héritage et poser les bases d’un renouveau culturel à partir de lui. Cette « double critique » nécessite un travail de réécriture qui vise à l’élaboration d’un nouveau savoir. Les essayistes empruntent les discours des sciences sociales, de l’histoire, de la philosophie et de la science politique et ils les transforment : en mêlant ces discours à un travail de création, leurs textes deviennent des textes littéraires, prenant parfois les voies de la fiction et de la poésie.

The essay is a speech genre which binds scientific will to formulate a truth to the shakiness and the playfull dimension of literary writing. This ambivalence makes it particularly interesting to analyse scholars’ relationship to political field. In the colonial context, knowledge is a power issue and the essay, with its literary aspects, allows number of colonized people circumvent rules of scientific legitimacy : it is one of the essential tools of their speaking. It becomes gradually one of the preferred modes of expression of anticolonial thinking. Tensions between cultural and acamical field on the one hand and political field on the other hand reactivate its vocation to be located at the margin of established discourses and to subvert the order of knowledge.
Social positioning of the postcolonial essayist in the Caribbean societies, Maghreb and sub-Saharan Africa in the late twentieth and early twenty-first centuries determines his writing process. Focused on analysis rather than synthesis, he distrusts global theories and prefers to describe a specific place and make links with the whole world from this base. Doing this, he challenges all kind of representation. Theoretical discourses make postcolonial essayists navigate between multiple contexts and multiple cultures in a critical mode. They have to use a cultural “double critique” (A. Khatibi) : they must firstly consider the endogenous heritage and European heritage and secondly both challenge this double heritage and lay the foundations for a cultural revival from him. This “double critique” requires a rewriting of the scientific and literary heritage in order to create a new knowledge. Postcolonial essayists borrow discourses of social science, history, philosophy and politics and they change them : they mix these discourses to creative work and their texts become literary texts, including sometimes fiction and poetry.

12 mars 2013

Reprise, Recycling, Recuperating: Modes of Construction of Anglophone Culture

Je transmets :


Chers Collègues,

J'ai le plaisir de vous annoncer la parution du volume 45 de RANAM (Recherches Anglaises et Américaines, Université de Strasbourg):

Reprise, Recycling, Recuperating: Modes of Construction of Anglophone Culture.


Sommaire:

Preface
Jean-Jacques Chardin

1. Reprise, recycling, recuperating in the postcolonial context:

Chutnification : The Recycling of canonical texts in the Indian English novel
Geetha Ganapathy Doré

Memory, nostalgia, and identity in narratives of India’s partition
Bodh Prakash

Canadian popular Classics: Recycling Homer’s Odyssey in novels by Frederick Philip Grove, Robert Kroetsch, and Margaret Atwood
Wolfram Keller

Les reprises du surréalisme français dans la revue américaine d’exil 'transition' (1927-1938)
Céline Mansanti

Romulus en Amérique : recyclage et récupération des modèles antiques par John Howard Payne
Ronan Ludot-Vlasak

2. Recuperating: a political gesture

Appropriating the roguery pamphlet genre: Greene’s narrative and authorial strategies
Pascale Drouet

Reprise de l'Égalité des deux sexes (1673) de Poulain de la Barre dans les brochures de [Sophia] (1739-1740)
Guyonne Leduc

Milton’s hypotextual presence in James Thomson’s Summer (1727)
Kwinten Van de Walle

Ezra Pound, Basil Bunting and the Roman Classics: translating the reference to myth
Charlotte Estrade

Marx et l’Angleterre
Bernard Cottret

3. Recycling and recuperating: shifting stances

Tintin and the Scottish colourists: how to recycle without a bike
Laurence Grove

Le street art selon Banksy : jeu, récupération et palimpseste
Hélène Ibata

Les intermittences du visible : reprises de vue dans le cinéma expérimental américain
Livio Belloï

Seàn Hillen’s Irelantis: the Second Life of Parody
Valérie Morisson

Reprise, altération, réinsertion: le recyclage au service de l'éducation du lecteur dans Les Versets sataniques de Salman Rushdie
Michael Federspiel

Abstracts


Vous pouvez commander le volume au prix de 17€ à l'adresse siuvante:

Université de Strasbourg-Service des publications périodiques
RANAM "Recherches Anglaises et Américaines"
MISHA: Campus de l'Esplanade
5, allée du Général Rouvillois CS 50008
FR 67083 Strabourg Cedex
periodiques@unistra.fr

24 février 2013

Colloque : Place & Memory in Anglophone Diaspora

je transmets : 

Call for papers
 The Place of Memory: Anglophone Diasporas in the 21st Century.
3-4 October 2013, Université de Caen Basse-Normandie
 Diasporic studies have often made diaspora rhyme with nostalgia, focusing on the ways in which the loss of the homeland coincides with a dynamics of reminiscence inevitably triggered by that moment of loss. In this perspective, the diasporic subject is, to paraphrase Emmanuel Nelson, a ‘fossilized fragment that seeks refossilization.’
A large number of literary works but also of visual artistic creations and films undeniably deal with the difficulties inherent in adjusting to a new land, a fact which often makes it tempting for diasporians to seek to revive the homeland and keep it alive through an active process of re-membering. But there is a lot more to the dynamics of diasporization and remembrance than this rather obvious starting point. In recent years diasporic studies have opened up new areas of investigation which have either confirmed or put into question this link between nostalgia and diaspora. Trauma studies have evidenced the haunting presence of past events and their lingering presence in the lives of diasporians through trauma, and the nature of memory -- its making, remaking and sometimes its packaging and ‘marketing’ (Huggan) -- has also constituted an area of investigation. Indeed, in the wake of geographer David Harvey's concept of heritage culture, many critics have interrogated the validation and instrumentalisation of the margins, sometimes through a re-/creation of collective memories.
 The conference seeks to position itself in this framework of emerging problematics and reassessment of the role, status and place of memory. Contributions are invited on a variety of topics relating to literature but also to different forms of cultural productions (eg the visual arts from films to installations) in the anglophone world.
 Keynote speakers: Professor Jean-Jacques Lecercle and Professor Robert Young.
 Abstracts (200/ 300 words) should be sent to fmkral@gmail.com with a brief biodata before May 29 2013.
Contributions are invited on the following topics:
- Diasporas and nostalgia or memory as a form of collective hypermnesia which seeks to make up for the forced amnesia of colonialism
- Recreated memories and authenticity
- Memory through time and the re-/creation of collective memories through official history and the emergence of subaltern histories.                     
- The lingering absence of the homeland, and the transgenerational haunting of the homeland, in the light of trauma studies.
-Memory and transnationalism; the way transnational communities relate to memory ; recreating homelands, the impossible return, homecoming narratives.
- Ethics and oblivion; memory as an active process, a duty to remember the homeland?
- Amnesia, the pragmatics of amnesia, instances of these phenomena and what they are symptomatic of.
- Créolité, créolisation, the creole paradigm and memory.

Conference organizers
Françoise Kral, Professor of English and postcolonial studies, Université de Caen Basse Normandie.
Corinne Bigot, Assistant Professor, Université Paris Ouest Nanterre
Sam Coombes, Lecturer at the University of Edinburgh

13 février 2013

Sortie du dernier ouvrage de Pankaj Mishra, "From the Ruins of Empire: The Revolt Against the West and the Remaking of Asia"

From Pankaj Mishra, author the successful Temptations of the West and Butter Chicken in Ludhiana, comes a provocative account of how China, India and the Muslim World are remaking the world in their own image.
The Victorian period, viewed in the West as a time of self-confident progress, was experienced by Asians as a catastrophe. As the British gunned down the last heirs to the Mughal Empire, burned down the Summer Palace in Beijing, or humiliated the bankrupt rulers of the Ottoman Empire, it was clear that for Asia to recover a vast intellectual effort would be required.
Pankaj Mishra's fascinating, highly entertaining new book tells the story of a remarkable group of men from across the continent who met the challenge of the West. Incessantly travelling, questioning and agonising, they both hated the West and recognised that an Asian renaissance needed to be fuelled in part by engagement with the enemy. Through many setbacks and wrong turns, a powerful, contradictory and ultimately unstoppable series of ideas were created that now lie behind everything from the Chinese Communist Party to Al Qaeda, from Indian nationalism to the Muslim Brotherhood.
Mishra allows the reader to see the events of two centuries anew, through the eyes of the journalists, poets, radicals and charismatics who criss-crossed Europe and Asia and created the ideas which lie behind the powerful Asian nations of the twenty-first century.

05 février 2013

Mémoire de l'esclavage : séminaire 12 février

Je transmets :

La prochaine séance du séminaire « Les épreuves de la mémoire collective », animé par Johann Michel (CEMS/EHESS) et Gérôme Truc (CEMS/EHESS), 2e et 4e mardis du mois de 13h à  15h, en salle 6, au 105, bd Raspail 75006 Paris, du 13 novembre 2012 au 14 mai 2013, aura lieu le mardi 12 février 2013.
Nous aurons le plaisir d'écouter Christine Chivallon (DR/CNRS/Sciences po Borbeaux), «L’esclavage, du souvenir à la mémoire» (présentation-discussion de l’ouvrage de l’auteure paru chez Karthala en 2012).
Toutes les personnes intéressées sont les bienvenues