12 septembre 2012

Politiques identitaires en Inde - journée d'étude

Journée d’étude sur les Politiques Identitaires en Inde

23 novembre 2012
Université Paul-Valéry Montpellier 3
EMMA, Centre Saint Charles, salle des colloques n° 2
en collaboration avec le Département d’Etudes Anglophones, la Ville de Montpellier et l’association So Bollywood
 

11h - Arundhati Virmani, Historienne, EHESS, Marseille
Peut-on parler d’une identité nationale en Inde coloniale et post-coloniale?

L’accent mis ces dernières décennies sur les fractures identitaires – communautaires, religieuses, ethniques, linguistiques, pour ne pas évoquer la caste – occulte l’affirmation et la consolidation de l’identité nationale en Inde depuis l’époque coloniale. Rassembler les Indiens de régions, de groupes sociaux et de classes différents et parfois opposés à la fois par leurs projets d’avenir  et par leur perception du passé, a constitué un premier défi pour les nationalistes indiens à l’époque coloniale. Construire une identité partagée s’avéra alors d’autant plus difficile que l’exercice allait à l’encontre des politiques identitaires du gouvernement anglais qui privilégiaient les différences.
Cette intervention discute les potentiels de cette entreprise nationaliste et les obstacles qu’elle a rencontrés. Elle examine les processus de sélection et d’élaboration de quelques signes, symboles ou icones (le drapeau, le rouet, Gandhi) pour rassembler les Indiens dans une identité commune. Leur trajectoire dans le champ politique colonial marqué par la surveillance et la censure et les réponses d’adhésion ou de rejet qu’ils ont suscitées révèlent les forces et les faiblesses de la culture politique nationale.
Suivre les développements de cet héritage après l’indépendance dans les politiques de l’état indien avec des confrontations et contestations nous conduit à comprendre la ‘vernacularisation’ des identités. Face à la montée d’identités conflictuelles dans l’espace indien qui mettent en question les politiques de l’état indien et les possibilités présentées par un système d’échanges et de déplacements globaux, où en sommes-nous avec l’héritage héritage identitaire indien?

Arundhati Virmani, historienne, est spécialiste de l’Inde coloniale et postcoloniale. Elle enseigne actuellement à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (pôle régional de Marseille). Elle a publié  L’Inde, une puissance en mutation, (Paris, La Documentation française, 2001 ; India: 1900-1947. Un Britannique au cœur du Raj (Paris, Autrement, 2002); A National Flag for India. Rituals, Nationalism and the Politics of Sentiment (Delhi, Permanent Black, 2008); Atlas historique de l’Inde (Paris, Autrement, 2012). Elle achève actuellement la rédaction d’Emotional Pasts: Questions for Indian Political Culture (New Delhi, Three Essays, à apparaître, 2013)



13h30 - Harsh Kapoor, Sociologue, activiste et chercheur indépendant en France et en Inde, fondateur du South Asia Citizens Web http://www.sacw.net

Fractures de la citoyenneté et prolifération identitaire : quelques réflexions autour de l’Inde


Pendant la période coloniale, la perspective orientaliste a contribué à mettre en place les catégories qui ont donné un cadre administratif et légal aux identités sociales et religieuses de l’Inde multiculturelle. La codification de ce qui était auparavant des distinctions sociales floues a favorisé la constitution de véritables « communautés ». La « Partition » du pays en 1947 s’est faite selon des lignes religieuses et, juxtaposant les communautés, les politiques identitaires ont formé la base de la nouvelle nation indienne. L’état postcolonial a été profondément marqué par l’administration coloniale. Parallèlement, un modèle d’appartenance nationale plus différencié qu’unitaire se fit jour pour façonner l’imaginaire national, comme en témoigne l’expression « unis dans la diversité ». Le traitement égalitaire des religions et des communautés  est devenu le cœur de la laïcité à l’indienne. Les politiques identitaires ont orienté les mouvements sociaux : le nationalisme hindou, la droite musulmane, les mouvements nationalistes ou régionalistes, ethniques, et autres mouvements tribaux. Les problématiques de la laïcité ont cédé la place aux politiques identitaires. Les exemples sont nombreux parmi les syndicats, les associations de défense des droits de l’homme, et même la gauche, les élites dominantes, les universitaires, etc. La conséquence de cette évolution est une diminution radicale de la liberté d’expression.


14h30 - Martine van Woerkens, Anthropologue, Ecole Pratique des Hautes Etudes, Section des Sciences Religieuses, Paris

Genre, identités et luttes féminines en Inde
 

À la fin des années 70 en Inde, des intellectuelles et des activistes manifestaient dans les rues et révélaient au sein de l’espace public que des femmes étaient quotidiennement  brûlées vives, violées, ou supprimées avant de naître, sans qu’aucune sanction ne soit prise envers les coupables. Le  concept de genre, c’est-à-dire, la construction sociale des identités sexuées selon un principe de division et de hiérarchisation, permit alors de nommer, dénoncer, et tenter de redresser ces dérives du patriarcat indien.  Le genre fut alors porteur d’une utopie, celle d’une identification de toutes les femmes avec cette lutte dirigée contre la domination masculine.
Dans les  années 80, éclata l’affaire Shah Bano. Cette veuve musulmane répudiée par son mari, tentait d’obtenir des tribunaux l’octroi d’une pension alimentaire qui lui fut finalement refusée au nom du Code de la famille musulmane. Le genre revêtait donc un sens différent selon la communauté religieuse où il se déployait, l’antagonisme hommes femmes devait désormais être conjugué à l’islam, à l’hindouisme… entraînant des divergences d’enjeux au sein du mouvement des femmes.
Les publications des auteures dalit, le film de Kapoor sur Phoolan Devi, la sortie du placard des minorités sexuelles, déterminèrent dans les années 90 un autre élargissement du paradigme « genre » dans lequel non seulement la religion, mais aussi la caste, la classe économique et  la sexualité devaient être prises en compte.
En Inde comme aux USA et en Amérique latine, la notion de genre se transforma, s’hybrida avec d’autres sources d’inégalité sociale afin de rendre compte de la visibilité nouvelle de ces multiples identités féminines. L’utopie des débuts avait fait long feu. Certes,   l’antagonisme des sexes et la domination masculine touchent toutes les couches de la société, mais la variabilité des enjeux et des intérêts provoqua à juste titre le foisonnement et la dispersion des luttes des femmes indiennes, tandis que déclinait le sentiment de leur appartenance commune.

Martine van Woerkens est chercheuse à l’Ecole Pratique des Hautes études, section des sciences religieuses, Paris, et travaille principalement sur l’histoire coloniale indienne et sur le statut des femmes indiennes. A publié de nombreux articles et deux ouvrages portant sur ces questions : Le voyageur étranglé. L’Inde des Thugs, colonialisme et imaginaire (Albin Michel, 1995) et  en mars 2010, chez le même éditeur, Nous ne sommes pas des fleurs. Deux siècles de combats féministes en Inde. 



16h – Laetitia Zecchini, Chercheur en littérature et pensée postcoloniale, CNRS-ARIAS, Paris

L’espace de l’écriture et l’espace de la nation : Poésie, censure et hospitalité à Bombay.

Bombay, ville-archipel, ville-monde, ville-hyperbole, métropole magnétique et cosmopolite est aussi devenu le théâtre d’un certain fondamentalisme culturel, en particulier mis en oeuvre par le Shiv Sena (« armée de Shivaji »), organisation agressivement régionaliste créée pour préserver les droits des « fils du sol » Maharashtriens, protéger le territoire de la pollution culturelle et la "décadence" d’éléments supposés étrangers, inauthentiques ou anti-nationaux. Au nom d’une idée du propre et de la propriété en tout cas d’un proprement indien, mais également d’une définition majoritaire, donc hindoue de la nation, il s’agit de purger l’espace, l’histoire et l’identité de tout ce qui serait exogène ou minoritaire, purger par exemple les noms de la ville des dénaturations de l’histoire. L’art, au nom de transgressions supposées à l’hindouisme et à la nation devient cible: voir parmi d’autres exemples la violence récente suscitée par l’essai remarquable d’A. K. Ramanujan « Three hundred Ramayanas and some thoughts on translation », par un roman de Rohinton Mistry, par une biographie de Shivaji chez OUP en 2003 ou par l’œuvre du peintre M. F. Hussain, forcé à l’exil. Beaucoup d’écrivains à Bombay parlent par ailleurs d’une forme d’auto-censure.
Face donc à l’excision multiforme de l’étranger, à une indianité définie comme cette « pulsion totalitaire de la racine unique » dont parle Edouard Glissant ou à une idéologie nationaliste promouvant une hindouité associée à la majorité religieuse et culturelle, certains poètes, dont Arun Kolatkar (1931-2004), poète bilingue en anglais et en marathi, refusent de tracer une frontière entre ce qui serait inclus et exclu dans l’espace de la nation et l’espace de l’écriture et montrent qu'aucune tradition, aussi sacrée soit-elle, n'échappe à la traduction et à la ré-interprétation. Cette poésie de l’hospitalité fait de la place et donne du temps à ce « multiple qui surabonde » dont parle Rancière et qu’il associe à l’immigré « de trop », retraçant la filiation poétique et celle de Bombay avec tout ce qui est infime, décentré, itinérant, étranger, avec tout ce qui « reste ». Kolatkar célèbre en anglais - langue déplacée, langue minoritaire, langue "exogène" - Bombay et non Mumbai, célèbre un lieu déplié et altéré par l’histoire et par l’étrangeté qu’elle charrie.

Laetitia Zecchini est chargée de recherche au CNRS à Paris (Laboratoire Arias). Ses publications et ses recherches portent sur la poésie indienne contemporaine, sur les théories postcoloniales, sur les généalogies non-occidentales des modernités artistiques, sur les littératures dalits et plus généralement sur la politique de la littérature. Elle travaille actuellement à un ouvrage provisoirement intitulé "Arun Kolatkar and Literary Modernism in India". Sa traduction (en collaboration avec Pascal Aquien) d'un recueil de Kolatkar, Kala Ghoda: Poèmes de Bombay sortira en collection Poésie/Gallimard au printemps 2013.

07 septembre 2012

Poétique et traduction

Je transmets : 

Parution aux Presses Universitaires de Sainte Gemme du premier numéro de la collection Métaphrastiques, dirigée par Jean-René Ladmiral :

Poétique & Traduction

Textes réunis et présentés par
Bénédicte de Buron-Brun
&
Franck Miroux


TABLE DES MATIÈRES

PRÉFACE

Esthétique de la traduction
Jean-René Ladmiral (Paris-X-Nanterre/ ISIT, France)                  


I.                   TRADUIRE EN CONTEXTE : adaptation et rÉvision du texte

Sourciers et ciblistes : une problématique revisitée
Jean-René Ladmiral (Paris-X-Nanterre/ ISIT, France)                  

Considérations sur les traductions des textes espagnols classiques
Claude Allaigre (Pau et Pays de l’Adour, France)                        

Traduction, adaptation et révision du langage poétique au cours du Romantisme britannique
Diego Saglia, (U. de Parme, Italie)                                                 

Traduire Azorín: Superrealismo (1929). Expériences et approches d’un traducteur
Christian Manso (Pau et Pays de l’Adour, France)                        

Substitutions et recréation littéraire dans la traduction française du roman El poeta sin párpados
Lourdes Ventura (Madrid, Espagne)                                          

La poétique umbralienne à l’épreuve de la traduction : de Mortal y rosa à A Mortal Spring
Bénédicte de Buron-Brun (Pau et Pays de l’Adour, France)
Franck Miroux (Paris III-Sorbonne Nouvelle, France)                              

II.                traduire la poÉsie : INTERPRÉTATION et recomposition

L’intraduisible légèreté du vers ou l’harmonie recomposée ? Poésie et traduction, une relation duelle
Franck Miroux (Paris III-Sorbonne Nouvelle, France)                  

Traduire la polyphonie d’une comédie musicale : Marie Laveau de Derek Walcott
Nicole Ollier (Michel de Montaigne-Bordeaux III, France)                      

Pourquoi traduire la poésie ? La traduction en allemand des Amours de Marie de Pierre Ronsard
Georg Holzer (Opéra de Dortmund, Allemagne)                          

Traduction, ajouts et substitutions, ou comment Richard Howard s’est approprié Baudelaire
Evi Zemanek (U. de Fribourg, Allemagne)                                     

Louise Labé : le pétrarquisme au féminin et ses adaptations masculines
Beatrice Nickel (U. de Stuttgart, Allemagne)                                 

Le Pouchkine de Marina Tsvetaeva : traduction et dialogue de deux poètes d’un siècle à l’autre
Thanh-Vân Ton-That (Paris Est-Créteil, France)                          


III.             TRADUIRE L’AUTRE ET LE MOI : reconstrution ou destruction du texte ?

Traduction et reconstruction du discours politique et poétique
Stephanie Schwerter (EHESS/MSH, France)                              

Traduire la syntaxe ? Rythme, ruptures et continuité
Thomas Barège, (Orléans, France)                                               

Reproduction du texte : Les particules élémentaires et Atomised de Michel Houellebecq
John McCann (U. d’Ulster, Royaume Uni)                                  

Écrire en bilangue ou traduire du pareil au même : Georges Perec, Trompe l’œil et Uljana Wolf, Falshe Freunde
Hans Hartje (Pau et Pays de l’Adour, France)                             

Ramon Saizarbitoria ou la douleur d’être traduit
Ur Apalategui (Pau et Pays de l’Adour, France)                         

Poétique, traduction et autodestruction chez José Pin i Soler : le problème du traducteur bilingue
Dolores Thion Soriano-Mollà (Pau et Pays de l’Adour, France)   

04 septembre 2012

La critique noire : séminaire 2012-13

La critique noire : présence africaine entre les langues


Séminaire de Master en Littérature comparée
jeudi 18h-21h, du 4 octobre au 13 décembre 2012, Musée du Quai Branly, salle 1 (Livret Enseignements 2012-1)
Claire Joubert

Une part déterminante de la force critique de l’activisme culturel noir antiraciste et anticolonialiste du XXe siècle tient à sa projection internationale, et donc à ses résonances et ses translations entre les langues de la diaspora. Diaspora, internationalisme, panafricanisme, ne sont que quelques unes des configurations de ces inventions politiques majeures qui ont déstabilisé et fissuré, jusqu’à la Décolonisation puis dans ses suites postcoloniales, les hégémonies enserrant le système des relations internationales. Le rôle de la traduction a été, plus qu’un instrument nécessaire, celui d’une problématisation politique active, régulièrement activée pour une politique culturelle de la différence.
La mise en lumière de cette histoire permet de réinterroger les théories postcoloniales anglophones, qui ont frayé des analyses importantes de la politique des langues dans la domination coloniale : car les langues du colonisateur ont également trouvé, dans ces créations de réseaux inter-langues et transcoloniales, une valence anticoloniale qui a été décisive pour l’effondrement des impérialismes européens modernes. Qui reste, également, une puissance critique dans le rapport politique international de la Mondialisation.
Le cours présente l’histoire et les enjeux de ces effets de traduction, en se concentrant sur les rapports entre anglais et français : sur les solidarités, les confrontations et les circulations transatlantiques de la pensée et des œuvres, des artistes, intellectuels et activistes, entre Antilles françaises et British West Indies, pays africains anglophones et francophones, Harlem, Paris, Bruxelles, et Londres. Sur ce matériau d’histoire culturelle, le questionnement théorique réexamine le rapport poétique – politique, en l’interrogeant à la lumière, comparatiste, de la différence des langues.

Langue d'enseignement : français
Langue des textes étudiés : français et anglais
Le séminaire, donné en partenariat avec l'Université Paris 8, est ouvert au public.  


Premières indications bibliographiques
- Du Bois, W.E.B., The Souls of Black Folk (1903), Oxford University Press, 2008
- Edwards, Brent Hayes, The Practice of Diaspora: Literature, Translation, and the Rise of Black Internationalism, Harvard University Press, 2003
- Friedman, Alan Warren (ed.), Beckett in Red and Black: the Translations for Nancy Cunard’s Negro (1934), University Press of Kentucky, 2000
- Frioux-Salgas, Sarah, et al. (dir.), Présence africaine. Les Conditions noires : une généalogie des discours, Gradhiva, 10, 2009
- Gilroy, Paul, The Black Atlantic. Modernity and Double Consciousness, London, Verso, 1993. Traductions françaises : L’Atlantique noir. Modernité et double conscience, trad. par Jean-Philippe Henquel, Lille, Kargo et Paris, Eclat, 2003, et sous le même titre par Nordmann, Paris, Amsterdam, 2010.
- Hall, Stuart. « Cultural Identity and Diaspora » (1989), reptd. dans Patrick Williams et Laura Chrisman, Colonial Discourse and Postcolonial Theory: A Reader, Hemel Hempstead, Harvester Wheatsheaf, 1993
- Mangeon, Anthony. La Pensée noire et l’Occident. De la bibliothèque coloniale à Barack Obama, Sulliver, 2010.
- Présence africaine. Revue culturelle du monde noir (créée en 1947, par Alioune Diop).
- Smouts, Marie-Claude (dir.), La Situation postcoloniale. Les postcolonial studies dans le débat français,  Paris : Presses de Science Po, 2007
- Young, Robert. Postcolonialism: an Historical Introduction, Oxford : Blackwell, 2001.
Autres textes de James Baldwin, Aimé Césaire, Ralph Ellison, Franz Fanon, Edouard Glissant, V.Y. Mudimbe, Ngugi wa Thiong’o, Malcolm X – à préciser.


18 juin 2012

Tande : littérature haïtienne et débats culturels

Je signale le blog Tande, créé par Nadève Ménard et Régine Michelle Jean-Charles en avril 2010 pour explorer les questions de la littérature et de l'enseignement, et participer aux débats culturels, à partir de leur champs de recherche sur la littérature haïtienne et leur situation institutionnelle en Haïti et à Boston.

Le blog, bilingue français-créole, permet de suivre les débats actifs sur la scène haïtienne et celle des études haïtiennes. Il donne également des indications précieuses sur les ressources pour la recherche sur Haïti et ses contextes dans la Caraïbe et aux Amériques.

08 juin 2012

Colloque "Translating e-literature"

TUESDAY JUNE 12 [PARIS 8, ROOM D001]

10.00 Conference opening. Welcome + coffee
10.30 Introductory remarks

10.50 AUDREY WH|TMAN & KENNETH KNoEsPEL (Georgia Tech]

Syntax and Semiotics in the Space of Digital Games

11.30 SusAN ToscA [IT University, Copenhagen]

Fairytale Trans-migrations: the case of Little Red Riding Hood

12.10 Lunch break.

13.45 ROBERT CoovER (Brown)

Making/trans-lating literature in immersive 3D

14.40 LEONARDO FLORES (U. of Puerto Rico]

Porting E-Poetry: the case of First Screening

15.20 CLAun|A KozAK (U. of Buenos Aires]

Translanguages. Towards a Politics of Electronic Poetry in Latin America

16.00 Coffee break

16.20 NATAL| FEDoRovA &  MoNTFoRT [MIT]

Carrying across Language and Code

17.00 J.R. CARPENTER (UC Falmouth]

Translation, Transmutation, transmédiation and transmission in TRANSMIISSION [A DIALOGUE]


WEDNESDAY JUNE 13 [PARIS 8, ROOM D001]

09.30 SYLv|E  (Université Lumière Lyon 2)

On Three Cognitive Displacements : a brief archeology of hypertext

10.10 JONATHAN BA|LLEHAcHE [Paris 8/Rutgers]

The Digitization and Translation of Russian Avant-garde Poetry

10.50 Coffee break

11.10 G|ovANNA Dl RosAR|o (U. of Barcelona]

From French ta Italian: what do we need to translate when we translate e-literature?

11.50 MAURO CARAssA| & RENATA MoRREs| (U. of Florida]

Verbal Disengagement :Annie Abrahamä Separation/Sépa ration Translation as Language Game

12.30 Lunch break

14.00 OTTAR ORMSTAD [independent artist]

Non­Translation as Poetic Experience

14.40 JoHN CAYLEY [Brown]

Ceux l'[image] encore / une image langue:
Beginning with How it is when translating certain processes of electronic literature

15.20 Coffee break

15.40 Workshop organized by PATR|c|A ToMAszEK (U. of Bergen)

Post-Processing Translations of E -Lit Works and Scholarship


THURSDAY JUNE 14 [PARIS DIDEROT, INSTITUT CHARLES V, ROOM A50]


09.30 M|cHAEL JoYcE [Vassar]

L'après-midi d'un phoneme, or la faune of après-afternoon

10.10 MAR|usz P|sARsK

From Storyspace to Browsers. Translating afternoon, a story into Polish and xml

10.50 Coffee break

11.10 YvEs ABR|oux, ANTo|NE CAZÉ, EMMANUEL CYR|AuuE, ARNAUD REGNAULD, ANNE-LAURE T|ssuT, STÉPHANE VANDERHAEGHE

Groupe OTN/ (Paris 7 & Paris 8]
Workshop on translating Afternoon. A Story into French
12.30 Lunch break

14.00 Loss PEQUEÑO GLAz|ER [SUNY Buffalo]

Broméliacées [Lecture]. Translating Bromeliads as Transliterature

15.00 JERUME FLETcHER [UC Falmouth]

17 mai 2012

"Translations of Africa" workshop


Le séminaire "Diversité des langues et poétique de l'histoire", collaboration entre les universités Paris 8 et Rennes, en association avec le
Center for International Research in the Humanities and Social Sciences
CNRS/NYU - http://www.cnrsnyu.com

tiendra une journée d'étude intitulée : "Translations of Africa"
le jeudi 24 mai, 13h30-18h, 19 University Place, New York


After two years of work on Francophone and Anglophone postcolonialisms, with a focus on comparing “comparative” disciplines in the light of their national and linguistic histories, this workshop will conclude the Paris 8-Rennes 2 seminar “Le ‘postcolonial’ comparé”[i]. In 2011, we examined the multilingual, polycolonial Caribbean as a critical site for postcolonialism: as offering exceptional insights into the way empowering concepts connect(ed) to languages and different colonial histories.

In “Translations of Africa” we seek to pursue this comparative and literary exploration of the Atlantic world as a site for theory, and study how the Anglophone – Francophone differentials came into play in the diasporic, transnational experiments of Black liberation and Pan-Africanist movements, as they meshed with the anticolonial movements of the decades leading to Decolonization. We bring together scholars currently working on different points of this continuum, and seek to examine the linguistic dimension of these connexions, circulations and alliances: to explore in particular the anticolonial valence found by these intellectuals, artists and activists in the colonial languages of the British and French empires, and to study the peculiar anticolonial force that was found during this period in the processes of translation.

*

1.30 pm – 3.30 pm:
Emilienne Baneth & Claire Joubert: Introduction
Claire Joubert: Présence africaine between languages
Brent H. Edwards: on translating Michel Leiris’ L’Afrique fantôme
Michael Dash: Recomposer par Trace, Translating Africa in the New World

Coffee break

4 pm to 5.30 pm:
James Davis: Eric Walrond’s transnational writings 
Alice Goheneix: Which language to manifest independence? 
   African linguistic ambiguity and French political misconception: 1959 -1962
Emilienne Baneth: on the emergence of Black Studies

6 pm: Wine and cheese


[i] « Le ‘postcolonial comparé: anglophonie, francophonie », 2009-2011 cycle of the « Séminaire Diversité des langues et poétique de l’histoire », organised by Emilienne Baneth-Nouailhetas (Université Rennes 2, CNRS/NYU) and Claire Joubert (Université Paris 8). A volume bringing together the studies presented during this two-year programme is forthcoming (Presses Universitaires de Vincennes, 2013).  

12 avril 2012

Séminaire Indian literatures in English, Strasbourg, 13/04/2012

Pour information:

SEARCH a le plaisir d'accueillir son premier Visiting Fellow du 1er avril au 15 mai, le Professeur Bodh Prakash de l'Université de Dehli, spécialiste des récits de la partition dans la littérature indienne anglophone
(http://search.unistra.fr/index.php/fr/fellowship/fellowship/)

Une série de conférences se tiendra à Strasbourg vendredi 13 avril dans le cadre des rencontres transfrontalières EUCOR English (Bâle, Freiburg-im-Breisgau, Mulhouse, Strasbourg):

EUCOR English Seminar on Indian literatures in English
MISHA, (5, allée du Général Rouvillois, www.misha.fr), Salle de conférence

15h – Welcome and coffee

15h30 – Prof. Bodh PRAKASH (University of Delhi, visiting fellow of SEARCH for Spring 2012): "Memory and the (Re) Making of the Self in the Narratives of Partition"

16h30 – Dr. Geetha GANAPATHY-DORÉ (Université Paris XIII): "Chutnification: The Recyling of Canonical Texts in the Indian English Novel"

17h30 – Dr. Ursula KLUWICK (University of Berne): "Salman Rushdie's magic realism"

18h30 – Buffet for speakers & participants

--
Anne BANDRY Scubbi
Professeur des universités
EA 2325 SEARCH (http://search.unistra.fr)
bandry@unistra.fr

Université de Strasbourg
Département d'études anglaises et nord-américaines
EA 2325 SEARCH
Faculté des Langues et des Cultures étrangères

Bureau 4220 Le Patio
22 Rue René Descartes
F - 67084 STRASBOURG CEDEX

06 avril 2012

Colloque : Le Secret

Colloque “Le Secret”, groupe de recherche Résonances, Paris 8
13 et 14 avril 2012


Vendredi 13 avril, matin

MUSEE D’ART ET D’HISTOIRE - SAINT-DENIS, 22bis, rue Gabriel Péri - 93200 Saint-Denis


9h30-10h – Accueil des participants
9h45 – Introduction, Claude Safir (Paris 8)
10h – Atelier 1: « La fabrique du secret »
Présidence : Claude Safir (Paris 8)
· François Dingremont (EHESS) : “La sémantique du secret dans l’Odyssée”.
· Catherine Botterel-Michel (Université Paris-Sorbonne) : “Lettres et secrets de femmes dans quelques récits de Maupassant”.
11h – Pause
· Rémi Digonnet (Institut Catholique de Lille) : “Secrets et métaphores dans Lolita de Vladimir Nabokov”.
· Madeleine Leclair (Musée du quai Branly) : “Chants d’initiées yoruba (Bénin et Togo) : quelques secrets de fabrication”.

Vendredi 13 avril, après-midi

Université Paris 8 - Bibliothèque universitaire et salle G-2
2 rue de la Liberté, 93 526 Saint-Denis CEDEX

Ateliers parallèles
14h – Atelier 2a : « Domaine anglophone », Bibliothèque universitaire
Présidence : Elsa Sacksick (Université Paris 8)
· Pascale Denance (Université d’Angers) : “Entre déni et jardin secret : l’intime et le non-dit dans une sélection de poèmes d’Emily Dickinson et dans The Portrait of a Lady de Henry James”.
· Elsa Sacksick (Université Paris 8): “L’esthétique du secret dans The God of Small Things d’Arundhati Roy”.
· Elisabeth Fourmont (Université Paris 8): “The Hidden Violence of the Grotesque in “Fits” and “Open Secrets” by Alice Munro”

14h – Atelier 2b: « Le secret du secret », salle G-2

Présidence : Claude Safir (Université Paris 8)
· Marciane Blevis (Psychiatre, Psychanalyste) : “D’après ‘Le Compagnon secret’ de J. Conrad : Le dédoublement dans la constitution du sujet”.
· Claire Gillie (Psychanalyste) : “Chut ! ‘Motus et bouche cousue’ …”.
· Cheryl Wall (Rutgers University): “June Jordan: Baring Family Secrets, Essaying Possibilities.”
15h30 – PAUSE
16h00 – Atelier 3a: « Études américaines », salle G-2
Présidence: Gérald Préher (Institut Catholique de Lille)
· Emmeline Gros (Université de Versailles-St-Quentin-en-Yvelines): “Sharing Secrets in Gone with the Wind: Eavesdropping, Transgression and Normative Gender Ideology.”
· Frédérique Spill (Université d’Amiens) : “‘The delicate fluency of silence’ : Échos et résonances du secret dans The History of Love (2005) de Nicole Krauss”.
· Tanya Tromble (Université de Provence) : “Reversing Time?: Genre, Gender and Secrecy in Joyce Carol Oates’s ‘A Princeton Idyll.’”

· Jean-Louis Claret (Université de Provence) : “Le mot, certes, est un secret: Pierre Brueghel et l'alchimie du regard”.
· Fernando Monroy (Institut Catholique de Lille) : “Les facettes secrètes de l’iconographie du timbre-poste espagnol”.
· Virginie Foloppe (Université Paris III) : “Un secret ingrat”.

samedi 14 avril
Université Paris 8 - Bibliothèque universitaire et salle D002

2 rue de la Liberté, 93 526 Saint-Denis CEDEX


9h30 – Ateliers parallèles

9h30 – Atelier 4a: « Études afro-américaines », salle D002

Présidence: Gérald Préher (Institut Catholique de Lille)

· Françoise Clary (Université de Rouen), “La dualité féminine et ses secrets : Audre Lorde”.

· Ruth Fialho (Université de Bordeaux 3) : “Les chaînes du secret dans Real Cool Killers de Chester Himes”.
10h30 PAUSE (15 minutes)

· Patrycja Kurjatto Renard (Université de Tours) : “Secret wounds: time travel in Octavia Butler’s Kindred.”

· Vanessa Sylvanise (Université Paris 8) : “Poétique de la dissimulation dans l’œuvre de Toni Morrison: complexité du secret, (ré)écriture de la culture”.


9h30 – Atelier 4b: « Mise en scène du secret », Bibliothèque universitaire

Présidence: Hélène Marquié (Université Paris 8)

· François-Ronan Dubois (Université Stendhal — Grenoble 3) : “Le secret et la constitution de l’individu dans La Princesse de Clèves”.

· Lilia Chatty (Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de Manouba en Tunisie) : “L’Écriture dramatique du secret chez Catherine Bernard”.

10h30 PAUSE (15 minutes)
· Magali Brunel (Université de Nice) : “Les lettres dans le théâtre de Molière : creuset du secret, lieu de la féminité”.

· Isabelle Scaviner (Université de Caen Basse-Normandie) : “Le lit nuptial de Charles Méré : un secret de jeune mariée sur les planches de théâtre en 1926”.



11h45 : Session plénière, Bibliothèque universitaire

Écrivaine invitée – Alice Clark, “The Secret of Writing Short Fiction” puis lecture de la nouvelle “A Darker Shade of Light”


12h30 : Déjeuner
14h00 – Atelier 5: « Poésie », salle D002

Présidence : Pascale Denance (Université d’Angers)
· Mélody Enjoubault (Université Paris-Sorbonne) : “‘Perhaps my secret I may say / Or you may guess’ : Secrets et non-dits dans la poésie de Christina Rossetti”.

· Erik Martiny (International School of Saint-Germain-en-Laye) : “The Secret of Success: Foreclosure and Disclosure in Confessional and Postconfessional Poetry.”

· Nicolas Goyer (Universidad Pablo de Olavide) : “Contrepoint de la péninsule ibérique, depuis J. A. Valente : du secret de l’érotisme poétique à l’énigme de l’autre chez H. Helder et N. Júdice”.

15h30 PAUSE

16h00 – Atelier 6: « Secrets d’alcove », Bibliothèque universitaire

Présidence : Nadia Setti (Université Paris 8)

· Anaïs Frantz (Paris 3), “À la poursuite d’un insecte textuel. Le secret des genres dans l’incipit de Sodome et Gomorrhe”.

· Justine Legrand (Paris-Sorbonne) : “L’esthétique du secret : de la curiosité au genre dans l’œuvre gidienne”.

· Silvia Ostuzzi (Université Paris 8) : “Une écriture secrète : Clarice Lispector”.

28 mars 2012

Colloque "Les traumatismes de l'Empire" - décembre 2012

Les traumatismes de l'Empire.
Expressions, effets et usages des violences (post)coloniales.
Montpellier, MSH-M, 6 - 7 décembre 2012.

Les recherches sur les dynamiques impériales permettent, depuis quelques années, de renouveler l’appréhension des questions coloniales et postcoloniales (Cooper 2005). Elles engagent en effet à s’affranchir d’une histoire strictement nationale pour mieux approcher la dynamique des sociétés et des groupes en déplacement, et incitent à approcher les politiques d’États en rendant mieux compte de l’espace de négociation qui les anime dans leurs relations avec les populations placées sous domination coloniale et postcoloniale. L’usage de la notion d’Empire permet ainsi de ne verser ni dans la vision unilatéralement « par le bas » des subaltern studies, ni dans la vision parfois trop textualisée ou trop centrée sur les seules représentations et imaginaires des « études postcoloniales ». Elle invite à penser le contact des populations de manière symétrique et à le situer dans leur espace social de pratiques. Elle invite également à repenser le lien métropole-colonie et à rompre avec l’idée souvent inconsciente d’un « âge zéro » de l’histoire correspondant à la conquête ou la gestion coloniales, en prenant également en considération les dynamiques sociales antérieures à la colonisation (Bertrand 2011).
Le colloque souhaite réunir des communications qui, à partir des attendus de la problématique impériale, feront travailler la notion de traumatisme, dont D. Fassin et R. Rechtman ont retracé la généalogie (2006). A rebours des discours convenus sur les non-dits et les tabous du fait colonial dans la France du 21e du siècle, il s’agira d’abord de constater la profusion des paroles et des écrits qui caractérise notre époque, au risque des raccourcis et des amalgames. Il s’agira ensuite d'interroger l’historicité propre aux situations coloniales et postcoloniales : les terrains peuvent porter sur les situations coloniales, voire pré-coloniales si les sources le permettent, comme sur les situations postérieures à la colonisation. Il s’agira enfin de poser à nouveaux frais la question du déploiement, des usages et des effets de la violence en situation coloniale et/ou postérieure à l’occupation coloniale, sans réduire pour autant cette situation à l’exercice de la violence. Une difficulté évidente réside dans les usages concurrentiels du terme même de « traumatisme », appliqué indifféremment à des individus et à des collectifs, à propos de situations de violences loin d’être commensurables en elles-mêmes (des violences physiques attestées à la violence symbolique la plus désincarnée) et dans leur historicité (de la mémoire pluriséculaire de la colonisation aux chocs les plus immédiats des violences de guerre, le moment de manifestation du traumatisme étant un enjeu central des débats). Trois entrées seront privilégiées pour sélectionner les propositions de travaux empiriquement fondés.

- La première consiste à interroger le terrain en faisant travailler la notion de traumatisme dans son acception récente, qui consiste à mettre fin au soupçon à l’égard des victimes de violence ou des individus souffrants en déplaçant l’attention sur les situations vécues plutôt que sur les caractéristiques individuelles. Il s’agit de contrôler l’anachronisme en examinant les modes de (dis)qualification des situations qu’on qualifierait aujourd’hui de traumatiques, les conditions d’impossibilité de la prise en compte des victimes de violence comme telles, les moments de basculement dans la condition de victimes ou d’extension du domaine des victimes.
- La deuxième entrée met l’accent sur les savoirs et leurs usages, sur les mises en traumatisme savantes, indigènes et/ou « profanes » et s'attache à saisir les usages politiques qui en sont faits. Elle accorde, au-delà des catégories de discours, la primauté de l’attention socio-historique à l’examen
des pratiques.
- La troisième entrée vise la mise en critique des instrumentalisations mémorielles dans nos sociétés, dont C. Charle (2001) a montré qu’elles n’ont sans doute jamais été aussi « impériales » qu’aujourd’hui. L’analyse porte alors sur la construction sociale et historique de groupes de victimes, la production de frontières entre les groupes (comme bourreaux/victimes/témoins), la modification des représentations légitimes (quand les bourreaux deviennent aussi des victimes), les formes de la politisation de ces luttes de qualification.

Envoi des propositions à : traumatismesempirecolloque@gmail.com
Date limite de proposition : 15 mai 2012
Sélection des propositions : 15 juin 2012
Responsables : Sylvain BERTSCHY (Montpellier 3), François BUTON (CNRS-CEPEL), Éric SORIANO (Montpellier 3)

Comité scientifique : Alban BENSA (EHESS-IRIS), Romain BERTRAND (CERI-Sc Po), Jean-Michel
GANTEAU (Montpellier 3), Sylvain LAURENS (Limoges), Isabelle MERLE (CNRS-IRIS), Paul PANDOLFI
(MSH-M), Laure PITTI (Paris 8), Richard RECHTMAN (EHESS-IRIS), Frédéric ROUSSEAU (Montpellier
3), Emmanuelle SAADA (Columbia), Éric SAVARESE (Nice-CEPEL).


Éric SORIANO,
Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (CRESPPA),
UMR 7217, Équipe CSU
Maître de conférences en science politique
à l'Université Paul Valéry (Montpellier 3)
Route de Mende
34 199 Montpellier cedex 5

Séminaire Nations, nationalismes, identités nationales

je transmets :

Bonjour,

Le CERI et l'Ecole doctorale de Sciences Po sont heureux de vous inviter à la prochaine séance du séminaire de recherche "Nations, nationalismes, identités nationales" le 3 avril de 14h à 16h30 dans la salle de conférence du CERI au 56 rue Jacob, à Paris.

L'invité sera le Professeur Herman Lebovics, Distinguished professor en Histoire à l'Université de New York (Stony Brooks).

Il présentera une intervention sur le thème "Les non-dits de la France postcoloniale".

Les discutantes seront Anne-Marie Thiesse, directrice de recherche au CNRS à l'Ecole Normale Supérieure (Ulm) et Angéline Escafré-Dublet, docteure en histoire, post-doctorante au CERI.

L'entrée est libre, sans réservation.

Présentation générale du séminaire :

Ce séminaire interdisciplinaire s'adresse aux chercheurs et aux doctorants intéressés par le phénomène nationalitaire entendu au sens large, et par les questions qui s'y rattachent. Son objet est de fédérer les chercheurs pour qui la nation, le nationalisme ou le sentiment national sont les ou l'un des thèmes de recherche, afin de constituer un groupe de réflexion scientifique autour de cette question. Il a pour vocation de formuler et de relayer des propositions innovantes sur ces thèmes, au regard des contributions historiques et récentes de la science politique internationale, en sollicitant tous les registres d'analyse disponibles dans la discipline (pensée politique, sociologie politique, politique comparée, politiques publiques, histoire politique). Il consiste en l'organisation d'un cycle de séminaires autour de l'intervention de spécialistes internationaux du nationalisme, afin qu'ils puissent exprimer leur vision du nationalisme ou de la nation d'un point de vue théorique ou empirique. Les séances sont ouvertes à tous.
Les coordonnateurs du séminaire sont Vincent Martigny, doctorant au CERI (vincent.martigny@sciences-po.org) et Audrey Célestine, maître de conférence à l'université Lille 3 (audrey.celestine@gmail.com)

12 mars 2012

Histoire de Paris 8 - politique du savoir, histoire des disciplines

Parution de Un Mythe à détruire. Origines et destin du Centre universitaire expérimental de Vincennes, volume collectif dirigé par Charles Soulié, sociologue à P8, avec des contributions de Marie-Pierre Pouly, auteur par ailleurs d'une excellente thèse sur l'histoire de l'anglistique et de la scolarisation de l'anglais en France.
Pour sommaire, extraits, et autres détails : voir sur le site des PUV : 
http://www.puv-univ-paris8.org/themes/histoire/un-mythe-a-detruire--9782842923334-7-525.html


20 février 2012

Exile’s Return, An EMiC Colloquium at the Sorbonne Nouvelle

Exile’s Return, An EMiC Colloquium at the Sorbonne Nouvelle

Paris, France, June 28–30, 2012

PRELIMINARY PROGRAMME

Thursday, June 28th

8:00-8:45am Registration
8:45-9:00am Welcome and Opening Remarks
9:00-10:30am Session 1
Plenary: Modernism Reaching Out: From Paris to Planetarity
Chair: Dean Irvine (Dalhousie University/Yale University)
Andrew Thacker (De Montfort University)
Taking Root or Moving On? Modernism, Transnationalism, and Little Magazines
Suzanne Bailey (Trent University)
Remaking Diaspora: David Silverberg at William Hayter’s Atelier 17
Miguel Mota (University of British Columbia) and Paul Tiessen (Wilfrid Laurier University)
Malcolm Lowry’s “Lost” Novel (1931-44): From Paris Stories to Canadian Ashes to
Archival Return
10:30-11:00am Break

11:00-12:30pm Session 2
2A: Transmedia Modernisms
Chair: [Matt Huculak (Dalhousie University)]
Wendy Roy (University of Saskatchewan)
New York to Paris: Transnational Modernisms in Adaptations of Mazo de la Roche's
Jalna
Gilles Lapointe (Université du Québec)
Identité sans frontières : Edmund Alleyn et l’espace artistique parisien entre 1955 et
1970
Stéphanie Danaux (Université de Montréal) and Nova Doyon (Université Laval)
«Combien d’autres sont partis qu’on n’a jamais vus revenir?» Le débutant d’Arsène
Bessette illustré par Théophile Busnel (1914)
Session 2B: Elsewhere Communities
Chair: [Marc Fortin (Queen’s University)]
Emily Robins Sharpe (Pennsylvania State University)
Honeymoon in Paris: Women Reporting the Spanish Civil War
Bart Vautour (Mount Allison University)
Reporting Spain: Modernist Journalism and the Politics of Proximity
Sophie Marcotte (Université Concordia)
Du Fémina à l’indifférence : Gabrielle Roy et la France
Hannah McGregor (University of Guelph)
Writing the “Foreign”: Narratives of Travel in the Writing Careers of Margaret Laurence
and P.K. Page
12:30-2:00pm Lunch

2:00-3:15pm Session 3
3A: Wilfred Watson's Paris and the Problem of Finding a Canadian Idiom
Chair: [Shirley Neuman (University of Toronto)]
Paul Hjartarson (University of Alberta)
The Other Watson: Wilfred in (Another?) Paris
Gregory Betts (Brock University)
“I held all the hot egos of the world in my hand”: Conscious of Multi-Consciousness in
Wilfred Watson’s Poetry
Vanessa Lent (University of Alberta)
Paris and Wilfred Watson’s Cockcrow and the Gulls
3B: Comme Il Faut: Exile and Return in Modernist Canadian Periodical Production
Chair: [Andrew Thacker (De Montfort University)]
J. Matthew Huculak (Dalhousie University),
The Cosmopole Writes Back: Exile and Return in Le Nigog
Faye Hammill (University of Strathclyde)
Modes de Paris: Literature, Fashion and Excess in Dispatches to Canadian Periodicals
Michelle Smith (University of Strathclyde)
The Pursuit of Elegance: Advice and Advertisements for Parisian Travel in Canadian
Magazines of the 1920s and 1930s
3:15-3:30pm Break

3:30-4:45pm Session 4
4A: Writing Athwart: Editing Roy K. Kiyooka
A TransCanada Institute Panel
Chair: Kit Dobson (Mount Royal University)
SmaroKamboureli (University of Guelph)
Letters from the Other Side: On Editing and Editing Roy K. Kiyooka
Roy Miki (Simon Fraser University)
Transforming inglish: Editing the Poetry of Roy K. Kiyooka
Glen Lowry (Emily Carr University)
Roy Kiyooka's 'Wheels': A Trip thru the Coach House Backcountry
4B: Editing in Exile: Viewpoints from the Student Vanguard
A Roundtable
Chair: E.M. Kondusky (University of New Brunswick)
Melissa Dalgleish (York University)
Christopher Doody (Carleton University)
Hannah McGregor (University of Guelph)
4:45-5:15pm Break

5:15-6:45pm Session 5
Session 5A: Invisible > Visible
Chair: [Glenn Willmott (Queen’s University)]
Stephen Ross (University of Victoria)
The Spectrography of Ethics in Wyndham Lewis’s Tarr
Leah Ellingwood (University of Victoria)
Digitizing the Enemy: Developing a Resources Website on Wyndham Lewis's Tarr
Adam Hammond (University of Toronto)
Figures on Familiar Ground: Paris, Toronto, and the Heavenly City in Sheila Watson
and Wyndham Lewis
Session 5B: Sexuality, Textuality and Transculturality
Chair: [Melissa Dalgliesh (York University)]
Katie Tanigawa (University of Victoria)
“The absolute change of atmosphere”: Locating Paris in Canada’s Nostromo
Jason Wiens (University of Calgary)
Tracing the Limits of the Obscene: John Glassco’s Revisionary Modernism
Margo Gouley (York University)
Metaphor and the Modern Critic: The Transcultural Contexts of W.E. Collin’s The White
Savannahs
Emily Ballantyne (Dalhousie University)
Reading Backward: The Sexual and Textual Productions of John Glassco's Memoirs of
Montparnasse
6:45-7:45pm Reception

Friday, June 29th

9:00-10:30am Session 6
Plenary: Glocal Poetics
Chair: [Vanessa Lent (University of Alberta)]
E.M. Kondusky (University of New Brunswick)
“This is called work by those who know”: The Genesis of Leonard Cohen’s Death of a
Lady’s Man
Nadine Fladd (University of Western Ontario)
Revis(it)ing Modernist Moments: Morley Callaghan and The New Yorker
Catherine Lanone (University of Paris)
Reinventing the Image: T.S. Eliot and Emily Carr
10:30-11:00am Break

11:00-12:30pm Session 7
7A: Transnational Periodicals and Textual Migrations
Chair: [Emily Ballantyne (Dalhousie University)]
Jade Ferguson (University of Guelph)
“I’m Alabama Bound”: The 1930s International Anti-Lynching Campaign in the Pages of
Masses and the Poetry of Dorothy Livesay
Louise Kane (De Montfort University)
“an exile’s magazine”(?): Palms (1923-30), transatlantic review (1924), transition
(1927-38), and Epilogue (1935-8)
Zailig Pollock (Trent University) and Christopher Doody (Carleton University)
“I Have Changed”: Textual Transformations in P.K. Page's Brazilian Journal
7B: Routes of the Modern
Chair: [Paul Tiessen (Wilfrid Laurier University)]
Marc Delrez (University of Liège)
Rilke in Frame
Johannes F. Evelein (Trinity College)
Locus of Exile: Paris in the Modernist German Novel
Mark Williams (Victoria University)
Dark Furniture: The Lugubrious Modernism of Late Manhire
12:30-2:00pm Lunch

2:00-3:15pm Session 8
8A: France-Québec Connections
Chair: [Sophie Marcotte (Université Concordia)]
Jacques Paquin (Université du Québec)
L’expérience littéraire de Gatien Lapointe en France (1956-1962) à travers sa poésie et
ses archives personnelles
Michel Lacroix (UQAM)
Les exotiques à Paris (1910-1914) : entre modernismes et (néo-)classicisms
Sarah Alharbi (Université de Montréal)
Vers une phénoménologie de l’exil : quand l’exil du corps au Royaume des Idées
symbolise le retour de l’âme à ses origins
8B: Mansfield, Exile and the Self
Chair: [Christine Lorre-Johnston (Sorbonne Nouvelle)]
Simone Oettli (University of Geneva)
Katherine Mansfield and the Notion of Self
Elizabeth Welsh (University of Auckland)
Within the Pages of Rhythm: Mansfield, Exile and nostalgie de la boue
Janet Wilson (University of Northampton)
Mansfield, France and Childhood
3:15-3:30pm Break

3:30-4:45pm Session 9
Plenary: Global Migrations and Mutations
Chair: Marta Dvorak (Sorbonne Nouvelle)
John Thieme (University of East Anglia)
How Did Modernism Transform Itself When Nissim Ezekiel Shipped It to Bombay?
Muneeza Shamsie
Cross Cultural Influences, Transculturalism and European Modernism in the Poetry
and Prose of the Pioneering South Asian English writer, Shahid Suhrawardy (1890-
1965)
Laetitia Zecchini (CNRS)
Modernism in Indian Poetry: A Paradigm for Emancipation, Recovery and Creative
Out-of-placeness
4:45-5:15pm Break
5:15-7:00pm Keynote Presentations and Readings
Chair: Marta Dvorak (Sorbonne Nouvelle)
Mavis Gallant and Alberto Manguel

Saturday, June 30th

9:00-10:30am Session 10
Plenary: Intermedial Métissage
Chair: Gregory Betts (Brock University)
Katherine McLeod (University of Guelph)
Radio Modernism in Canada
Linda Steer (Brock University)
“I AM THAT AM I?” Brion Gysin’s Art of Unsettled Identities
Marta Dvorak (Sorbonne Nouvelle)
Image and Page: Mavis Gallant's Modernist Transmutations
10:30-11:00am Break

11:00-12:30pm Session 11
11A: Edges of the Modern
Chair: [Hannah McGregor (University of Guelph)]
Manina Jones (University of Western Ontario)
Collaboration as Collage: Brion Gysin and the Cutting Edges of Modernism
Erin Wunker (Dalhousie University)
“Try Advil, try Stein”: Sina Queyras the Making of Contemporary Canadian Feminist
Poetics
Mathieu Duplay (Paris 7 University)
Chinese Poems on the Moon: Writing the Canadian Landscape in Malcolm Lowry’s
“The Forest Path to the Spring”
Melissa Dalgleish (York University)
The White Goddess in Toronto: Jay Macpherson, Robert Graves, and the Exile of
Canadian Modernist Mythopoeia
11B: Place and Displacement
Chair: [Bart Vautour (Mt. Allison University)]
Travis Mason (Dalhousie University)
Reading Partridges and Others at the Edge of Ernest Buckler's Modernist Style
Marc Fortin (Queen’s University)
Marius Barbeau in Europe: Modernism, Ethnography, Translation
Robert Zacharias (University of Toronto)
“Brilliant Exile, for the Heart / Is and Not Makes, a Work of Art”: Modernism and the
Aesthetics of Displacement in Canada
Tony Tremblay (St. Thomas University)
Locating Attitudes to Place in Canadian Modernism: A New Brunswick Study
12:30-2:00pm Lunch

2:00-3:30pm Session 12
12A: Sheila Watson in Paris and Paris in her Journals
Chair: [Paul Hjartarson (University of Alberta)]
Matt Bouchard (University of Toronto) and Harvey Quamen (University of Alberta)
Bringing the Archive to the Streets: the WatsonAR Smartphone
Application
Kristin Fast (University of Alberta)
Mapping Sheila's Paris: just what did this exile return home with, anyway?
Linda Morra (Bishop’s University)
“I want my story told”: Modernism and Autobiographical Representation in
Sheila Watson’s Notebooks
Shirley Neuman (University of Toronto)
Sheila Watson, Paris, 1955
12B: Mansfield and Gallant: International Modernism and Paris
Chair: [Janet Wilson (University of Northampton)]
Sydney Janet Kaplan (University of Washington)
Mansfield, Manoukhin and International Modernism: Paris 1922
Anne Mounic (Sorbonne Nouvelle)
A Flavour of Paris in Katherine Mansfield’s Stories
Christine Lorre-Johnston (Sorbonne Nouvelle)
Women Abroad: Expatriation in Short Stories by Katherine Mansfield and Mavis Gallant
Teresa Gibert (Spanish National University)
Transculturality and Transnationalism in Mavis Gallant’s Writings
4:00-4:30pm Break

4:30-5:30pm Session 13
From Exile to Return
A Roundtable
Chair: Dean Irvine (Dalhousie University/Yale University)
Kit Dobson (Mount Royal University)
J. Matthew Huculak (Dalhousie University)
Glenn Willmott (Queen’s University)
[Faye Hammill]
[Smaro Kamboureli]
[Shirley Neuman]
8:00pm Conference Dinner
La Coupole

APPEL A CONTRIBUTIONS : « En-deça/Au-delà: Identités multiples à l’épreuve d’un monde postcolonial »

Je transmets un appel à communication proposé par Sneharika Roy :

Date: 17 Novembre 2012
Lieu: Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, Paris
Professeur invité : Neil Ten Kortenaar, Directeur du Centre de la littérature comparée, Université de Toronto


Dans leur introduction au numéro spécial globalisation du South Atlantic Quarterly en 2001, Susie O’Brien et Imre Szeman affirment que « la littérature fut globale avant d’avoir été nationale ». Elles continuent en expliquant que les membres des « élites littéraires » furent parmi les premiers à être « reliés globalement – autant au niveau matériel qu’au niveau imaginaire », et les premiers « à goûter aux productions narratives exotiques issues d’autres contextes que leur propre scène nationale et locale ». Si O’Brien et Szeman nous pousse doucement à réfléchir à la distinction trop facile entre littérature nationale et littérature mondiale, elles présentent néanmoins l’argument d’une « littérature mondiale, globale » fondée sur une exposition aux narrations « produites en-dehors » [nous soulignons].

Cela nous amène à la question suivante : dans un monde globalisé, où est le “dehors”, qui présupposerait un “dedans”? Où est le « deçà » de cet « au-delà » ? A quel endroit dresser la frontière épistémologique entre l’intérieur et l’extérieur des entités géopolitiques ? Où situer la division ontologique entre être dedans, à l’intérieur de cette « communauté imaginaire » d’Anderson, et se trouver à l’extérieur d’autres groupes du même genre ? Et que dire de l’aspect distinctif de la globalisation, qui enjambe deux pays (ou plus) et de nombreuses cultures et identités, souvent (mais pas toujours) liées à la condition postcoloniale ? En effet, dans un monde globalisé, l’intérieur et l’extérieur, l’en-deçà et l’au-delà, semblent n’être ni confirmés ni infirmés mais renégociés, en retournant ces notions sur elles-mêmes.

La position du sujet postcolonial nous intéresse plus spécialement parce qu’il est culturellement dedans et dehors, glissant presque entre les deux zones le long de lignes de failles impériales et postcoloniales. La théorie bakhtinienne s’offre à nous comme outil critique utile, non seulement pour la condition en-deçà/au-delà de l’écrivain postcolonial, mais pour tout écrivain qui doit se positionner ainsi, dedans/dehors la « langue, qui est à la limite entre soi et l’autre ». Il s’en suit que toute fiction est « à double voix », et les mots sont « à moitié à quelqu’un d’autre », « existent dans la bouche des autres » et doivent être appropriés en « les forçant à se soumettre à nos propres intentions et accents ».

Ce retournement peut-être juxtaposé de façon productive avec l’idée de la position « compliquée » de l’écrivain, qui, telle que Deleuze nous le rappelle, est un terme qui vient du latin complicare, « plié ensemble, et replié ». Ainsi, pour Deleuze, « le pli idéal est-il Zweifalt, pli qui différencie et qui se différencie », mais, pour l’écrivain, peut-être un tel pliage a-t-il aussi des implications métaphysiques – et métafictionnelles. Perché sur le rebord, ni en-deçà ni au-delà, l’écrivain prend conscience de la dimension ontologique de la place qu’il occupe, et des implications qui vont au-delà du soi, pour se déverser dans l’ironie et la métafiction.

Nous accueillons les propositions de communication qui explorent la question de la posture et de l’imposture de l’auteur, des personnages, du retournement et du port de “masques” (selon Fanon); celle du pli et du pliage de la langue et du soi qui peuvent être basées sur l’approche deleuzienne qui plie, tisse et détisse la subjectivité. Plutôt que de reproduire les débats sur des oppositions géopolitiques (national/international) et idéologiques (« original » et « local » vs. « productions narratives exotiques ») binaires qui sont devenues courantes dans les études postcoloniales, cette journée d’étude se propose d’adopter une approche différente de l’écrivain (et du lecteur) de « littérature de la mondialisation » : sans cesse retourné, détourné, sous tension.

Cette journée d’étude est organisée par la branche postcoloniale de l’équipe d’accueil PRISMES. Nous sommes ravis d’annoncer que Neil Ten Kortenaar, directeur du Centre de Littérature Comparée de l’Université de Toronto, a accepté notre invitation, et ouvrira la journée.
Les propositions, en français ou en anglais, sont à adresser pour le 25 avril 2012 sous forme d’un abstract de 250 mots environ assorti d’une bibliographie de quelques lignes, aux organisateurs, aux adresses électroniques suivantes : sneharika.roy@gmail.com et à madeleine.laurencin@etud.sorbonne-nouvelle.fr. Les communicants disposeront d’un temps de parole de 20 minutes suivi d’une dizaine de minutes consacrées au débat.

15 février 2012

Littérature et histoire : numéro du Débat

La revue Le Débat, numéro 165, mai-août 2011, présente un dossier sur :

L'histoire saisie par la fiction

 Historiens et romanciers
Pierre Nora, Mona Ozouf, Antony Beevor, Patrick Boucheron, Alain Corbin, Antoine Compagnon.

 Les romanciers et la matière historique
Philippe Forest, Laurent Binet, Antony Beevor et Jonathan Littell.

Georges Duby : Ego-histoire. Première version inédite, mai 1983. Présenté par Patrick Boucheron.

 Actualités du roman historique
Gérard Gengembre, Jean-Yves Tadié, Blanche Cerquiglini.

Deux monuments
Alexis Berelowitch : Les totalitarismes de Vassili Grossman ; Georges Nivat : La roue de l'histoire : Alexandre Soljenitsyne.

 Cinéma et représentation de l'histoire
Antoine de Baecque, Tadeusz Sobolewski.

05 février 2012

Séminaire "Pratiques et poétiques de l'espace urbain en contextes postcoloniaux"

je transmets : 

La prochaine séance du séminaire « Pratiques et poétiques de l’espace urbain en contextes postcoloniaux » aura lieu le Jeudi 9 février 2012, de 17h30 à 19h30 au Musée du Quai Branly : 37 quai Branly 75007 Paris, salle de cours n°2 (sous-sol, à droite de l’amphi Claude Lévi-Strauss).

Nous y accueillerons Jean-Pierre DOZON (Directeur d'études à l'EHESS ) :
SAINT-LOUIS DU SÉNÉGAL, UN HYPER-LIEU DE MÉMOIRES


Quelle est cette ville de l'Afrique de l'Ouest, persistant à l'appeler d'un nom très français et très chrétien alors que la population qui la compose et le pays dont elle fut longtemps la capitale sont majoritairement musulmans? Qu'est-ce que Saint-louis du Sénégal sinon un formidable lieu de mémoires, aujourd'hui classé au patrimoine de l'humanité par l'UNESCO, installé primitivement sur un site non moins exceptionnel, une île entre fleuve et océan, désert et terres arables, propice à la fiction et au romanesque?

Jean-Pierre Dozon est anthropologue, directeur de recherches à l'Institut de recherche pour le Développement et directeur d'études à l'EHESS, membre du Centre d'Etudes Africaines et du projet ANR "Publislam". Egalement directeur scientifique de la FMSH, il est notamment l'auteur de La Société bété. Histoire d'une "ethnie" de Côte d'Ivoire (Karthala, 1985); La cause des prophètes. Politique et Religion en Afrique contemporaine (Seuil, 1995); Frères et sujets. La France et l'Afrique en perspective (Flammarion, 2003); L'Afrique à Dieu et à Diable. Etats, ethnies et religions (Ellipse, 2008); Les clés de la crise ivoirienne (Karthala, 2011)

La séance est ouverte à tous
Bien cordialement,
Aline Bergé, Xavier Garnier et Marc Kober